Michel Godet puise ses chiffres dans le dernier rapport
« Immigration et présence étrangère en France en 2006 »
que devait diffuser La Documentation Française. Ce rapport vient
d’être imprimé, mais retiré de la vente et sera sans doute mis
au pilon dit Michel Godet. Ce rapport est très instructif :
on y apprend que les étrangers ne représentent que 8% des actifs
de l’Ile de France, mais 25% des chômeurs.
Comment traiter un problème que l’on refuse de voir et de
mesurer ?
Sur les 2,9 millions d’étrangers (en situation régulière)
en age de travailler, à peine un tiers de femmes est en emploi et
un peu plus d’un homme sur deux.
Au total, sur 5 étrangers présents sur le territoire, seuls
2 ont un emploi.
Les Maghrébins représentent 30% des travailleurs étrangers,
mais prés de la moitie des chômeurs de cette catégorie.
Les Asiatiques, dont les flux annuels d’immigration
régulière ont triplé depuis le début des années 1990 pour
dépasser 30000 (an), soit 3 fois moins que les 100 000 Africains du
Nord et du Sud ont un taux de chômage égal à celui des Français.
Par contraste, les Portugais représentent 24% de ma
population active étrangère et seulement 7% de des chômeurs.
Dommage que tous les Français ne soient pas d’origine portugaise
!
/...../
Hélas, prés de 20% des jeunes, souvent issus de
l’immigration, sont en échec scolaire et relégués dans les
quartiers où la violence et les frustrations dominent : Le
taux de chômage des jeunes issus de l’immigration restera de
l’ordre de 40% car beaucoup ne sont pas employables faute d’un
minimum de savoir être.
Comment intégrer dans les écoles où 50% à 100% des enfants
ne sont pas de langue maternelle Française ?
Sujet d’autant plus tabou que l’on refuse de savoir que
25% des naissances en France sont d’origine immigrée, cette
proportion dépassant les 40% pour l’Ile de France.