Article bien écrit mais confus, qui attribue un symptôme, l’ennui, à l’enseignement tel qu’il est. Or, on peut s’ennuyer pour diverses raisons ; à qui n’est-il pas arrivé d’avoir un peu de vague à l’âme, de regarder par la fenêtre ? De plus, vous mélangez secondaire et supérieur, il me semble, puisque vous parlez aussi de l’ennui d’étudiants en TD ; la scolarité n’est pas linéaire, on peut être en forme et content de son école certaines années, d’autres moins. De même que le contact profs élèves n’est pas un fleuve tranquille : le courant passe ou passe moins bien.
Trop de généralisations : qui n’a pas le souvenir d’un prof passionnant, dont on a encore le nom en tête, et inversement d’un prof caractériel ou qui nous a dégoûtés d’une matière ?
Enfin, le cliché du niveau qui baisse exigerait à lui seul un article, tant il est contesté et contestable c’est probablement vrai pour l’orthographe, nos enfants lisent moins, même les bons élèves, c’est le siècle de l’image, mais ils savent des choses que nous ne connaissions pas. Mais même pour le français, on peut retrouver des affirmations de la fin du 19e siècle sur le niveau qui n’est plus celui de jadis !
A vous lire, on a l’impression que les classes bilingues, je suppose français-anglais, furent la révélation intellectuelle, l’illumination après la grisaille du tout-venant de l’école publique : élitisme et cliché. Les sections européennes sont la reproduction par les élites du système qui leur a réussi, la reconnaissance de l’anglais comme lingua franca de l’Union européenne.
A votre critique floue, j’aurais préféré quelques propositions constructives, car « la critique est aisée mais… "