"Ceci prouve qu’il est, au jour d’aujourd’hui et devant la gravité de
certaines situations (sociales, environnementale, diplomatiques, ... )
stérile d’ergoter sur le découpage artificiel et fumeux de la propriété
de l’argent et de l’assiette de l’impôt."
Ce n’est pas stérile, mais c’est idiot d’opposer les catégories de revenus. C’est d’ailleurs la stratégie du gouvernement : opposer les catégories de personnes, utiliser la vieille tactique du diviser pour régner.
Sur Avox le sujtet a été traité plusieurs fois.
De mon point de vue, il faut revenir à la déclaration d’IR du début des années 80, avec un seul mécanisme d’imposition des revenus, quel que soit l’origine de ces revenus (+ nettoyage des niches fiscales, en particulier celles liés au marché locatif qui sont contreproductive, et revoir le quotient familial surdimensionné).
Toujours de mon point de vue, mainte fois déclaré sur Avox, la CSG doit disparaitre ... au profit de l’IR. La CSG constitue, techniquement, l’imposition minimale des revenus, et brise la progressivité des impots en taxant à 8% minimum tous les salaires (l’imposition réelle des revenus étant constituée de l’IR + CSG, comme le Conseil Constitutionnel le reconnait lui même). Il est quand même curieux qu’un paradis fiscal comme la Suisse ait un IR représentant 85% de l’IR francais, avec un PIB de 22% du PIB francais ... sans que cela choque grand monde, d’ailleurs ...
Reste alors deux autres grands thèmes : la CPAM et la CNAV.
La CPAM peut, et même devrait, être financé sur l’impot, direct ou indirect, avec une préférence notable pour le direct. En échange, elle devrait alors couvrir TOUS les citoyens, ce qu’elle ne fait pas actuellement (et je suis très bien placé pour le savoir). Si on ajoute les économies possibles par amélioration des parcours de santé ...
La CNAV, par contre, doit reposer sur le travail, puisqu’elle constitue un salaire différé que seuls les salariés (du privé ou du public) peuvent obtenir. Cependant, du fait du déséquilibre, il n’est pas inenvisageable d’accroitre les disponibilités de la CNAV par des prélèvements annexes, donc de préférence par l’impôt.
Mais c’est bien tout le système fiscal qui devrait, alors, être repensé, ce qui implique une rénovation profonde de l’Etat et de son fonctionnement.