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Commentaire de morice

sur Blue Bayou (10) pas un Katrina, mais peut-être bien un autre WTC !


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morice morice 13 juin 2010 10:21

ps : j’ai bien dit « castelot n’eût pas mieux dit »

car c’est un excellent et grand vulgarisateur, ce que d’ailleurs j’ai écrit

presque pas orienté le Castelot...

Plusieurs sources confirment la participation d’André Castelot au journal « La Gerbe ».

Dans l’ Histoire générale de la Presse française « la Gerbe » est présentée « comme un journal à la fois politique et littéraire à l’image de Candide et de Gringoire. Elle devait son origine à un curieux personnage du monde des lettres, mi-gentilhomme campagnard, mi-prophète barbu, Alphonse de Chateaubriant, que son admiration pour Hitler avait dû rendre sympathique aux allemands …. ». 
« Les collaborateurs de la Gerbe venaient de milieux forts divers : celui qui en sera rédacteur en chef, Camille Fégy, était un communiste repenti passé au PPF ; son gérant Marc Augier, avait fait partie des auberges de jeunesse et Bernard Faÿ, administrateur général de la Bibliothèque nationale, était un homme d’extrême droite. Dans l’ensemble l’équipe du journal se révéla rapidement brillante : à côté de l’égérie du « maître » , Mme Castelot et de son fils, André, critique dramatique à Comedia, on relevait les signatures d’écrivains et de polémistes de droite, J.P. Maxence, José Germain, Serpeille de Gobineau et Ramon Fernandez ; elles voisinaient avec celles de Jean-Louis Vaudoyer, Marcel Lherbier, Jean Rostand et Jean Cocteau. L’esprit du journal était tout entier empreint du plus pur messianisme collaborateur ; « La France et l’Allemagne , aujourd’hui devant l’avenir, c’est la même chose ! » écrivait Alphonse de Chateaubriant le 11 février 1943. » 

Dans Les beaux jours des collabos , en note, Henri Amouroux signale : « Ecrivent dans La Gerbe Camille Fégy, Marc Augier, Bernard Faÿ, André Castelot, José Germain, J.P. Maxence, Ramon Fernandez, Jean-Louis Vaudoyer, Jean Rostand…. »

Brigitte Salino à l’occasion d’une critique d’ouvrage dans un article du Monde du 15 avril 1998, intitulé « La Comédie-Française confrontée à son histoire durant L’Occupation » note : 
« Ce fut surtout sur le plan artistique que Vaudoyer (administrateur de la Comédie française de 1941 à 1944 NDR) donna toute sa mesure. Maintenant la ligne d’Edouard Bourdet, il proposa un théâtre de grande qualité, dont le point d’orgue fut la création du Soulier de satin, de Claudel, mis en scène par Jean-Louis Barrault en 1943. Ses choix lui valurent, la plupart du temps, les foudres de la critique vichyste (André Lombreaux dans Je suis partout et André Castelot dans La Gerbe) »

Enfin un récent article du Monde du 20.07.04 : « André Castelot, une conception dramaturgique du passé » précise : 
« A peine esquissée une carrière de décorateur - deux ou trois appartements d’amies de sa mère, mais il reconnaît n’avoir jamais su dessiner -, il devient un des familiers de l’écrivain Alphonse de Châteaubriant (1877-1951), dont il est le secrétaire entre 1933 et 1937. Prix Goncourt 1911 et Grand Prix de l’Académie française 1923, Châteaubriant opère durant la Grande Guerre un lent retour au christianisme, et ses voyages en Allemagne à partir de 1935 en font un défenseur du Reich nazi comme de son Führer dont il exalte l« immense bonté ». C’est Châteaubriant encore qui propose au jeune Castelot, féru d’art dramatique, sa première tribune critique : dans l’hebdomadaire La Gerbe qu’il a créé dès juillet 1940 et engagé sans réserve dans la collaboration. »


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