Le problème de l’Europe, c’est qu’elle n’existe pas.
Depuis la disparition de l’URSS, il lui manque un ennemi, contre lequel rester compacte et elle n’a pas eu le courage de désigner l’Islam.
Depuis toujours, il lui manque des citoyens. Des citoyens qui adhèrent à un projet et qui se sentent fiers de leur appartenance.
Mais comment être fiers d’être Européens, alors qu’on ne cesse de répéter partout que l’Homme Blanc est responsable de tout ce qui va mal sur la planète ?
La seule chose qui pourrait sauver l’Europe ( à supposer que cela soit souhaitable ) , ce serait de donner à l’Europe une constitution et des institutions fortement inspirées par celles de la confédération Helvétique .
Après tout , la Suisse est la seule association d’Etats qui ait fonctionné à la grande satisfaction de ses citoyens depuis le moyen-âge...
Justement, depuis le moyen âge ! Le noyau de la Confédération est né en 1291 puis, progressivement, d’autres Etats se sont joints les uns aux autres, jusqu’en 1848.
En 1969, un nouveau canton a été créé en détachant quelques districts francophones du canton de Berne, majoritairement germanophone.
Il s’agit donc d’un processus lent, contrôlé, puisque les Suisses n’ont jamais voulu accepter d’intégrer à leur Confédération, la Franche-Comté, la Savoie et le Vorarlberg.
La construction de l’Europe, en revanche, est un processus aussi artificiel qu’arbitraire et brutal, qui n’aurait peut-être pas été possible sans la division du monde en deux blocs antagonistes...
Aujourd’hui, cette situation n’existe plus et l’Union - qu’ils disent - européenne ressemblerait plutôt à la Belgique.
Et elle risque de lui ressembler tout à fait le jour où les Allemands auront définitivemet digéré leur repentance - ça vient lentement, mais sûrement - et refuseront de continuer à être les principaux contributeurs du budget.
P.S. - Le 1er janvier, la Roumanie et la Bulgarie entreront dans l’UE. Ces deux pays abritent environ huit millions de roms. Est-ce que quelqu’un sait ce qui a été prévu pour prévenir un déferlement de « gens du voyage » fascinés par les clinquances l’Ouest (riche) du continent et, vraisemblablement, par les perspectives d’aide sociale à la française ?