Lisez ceci (le Temps de Genève 8/7/2010 )
Les éventuelles preuves du versant le plus explosif de l’affaire
Bettencourt se trouvent à Genève. Tout du moins à en croire les
confidences faites par l’ex-comptable de la milliardaire au site
Mediapart. Selon cette dernière, c’est d’un compte suisse
qu’auraient été retirés en 2007 les 100 000 euros versés en liquide à
Eric Woerth pour la campagne de Nicolas Sarkozy.
Et c’est
également au bout du lac que se trouverait, selon une simple
dénonciation anonyme publiée vendredi par la Tribune de Genève,
une société chargée de gérer une partie de la fortune de l’héritière de
L’Oréal. Un « family office à deux pas de l’Hôtel d’Angleterre » –
pourtant jusque-là non identifié – « où était vue très souvent » l’épouse
d’Eric Woerth.
Entraide judiciaire limitée
Dans le cas où les
juges français voudraient vérifier ces éléments, il leur faudrait
déposer une demande d’entraide judiciaire auprès des autorités
helvétiques. Une entraide qui est encore tout sauf acquise. Mercredi, un
porte-parole du Département de la justice a rappelé qu’une telle
demande ne peut être acceptée « que si les faits exposés constituent un
délit selon la loi suisse, ce qui n’est pas le cas du financement
illégal des partis politiques ».