« L’emploi, la valorisation des entreprises et le niveau des dépenses sociales (dette) dépend avant tout de la croissance mondiale en économie ouverte. »
Avec de l’honnêteté intellectuelle, on est obligé d’admettre que c’est un drole de système : un système dans lequel il faut continuellement augmenter la production de produits (y compris ceux qui ne servent à rien de bien) pour que le pays se porte bien socialement.
Votre syllogisme aurait pu être divertissant s’il s’agissait d’une étourderie, mais à l’évidence, cette erreur d’interprétation est volontairement idéologique.
Je vous attends au tournant, car un raisonnement économique sans syllogisme devient aussi rare que le thon rouge en méditerranée.
Il aurait été intéressant que vous mettiez en parallèle les résultats des Pays Bas et de la France sur la période, l’un choisissant le des options libérales et l’autre des options dirigistes. On aurait alors pu constater que les taux de chômage et d’endettement de nos voisins du Nord ont largement surperformé les nôtres.
Voilà ca commence, comment mesurer l’influence des 35 heures dans ces indicateurs ?
De plus, comment peux-t-on mesurer les effets réels d’une politique sur une période aussi courte ? Les politiques libérales semblent faire les même effets que l’alcool (euphorisant le soir, déprimant le lendemain, catastrophique pour des années)
Et si par hasard vous avez raison, quelle est la part de responsabilité des Pays-bas dans les mauvais résultats de la France alors ? Un pays qui sacrifie un acquis social pour booster sa compétitivité, qui rend alors obsolète les acquis sociaux de la France ? Pour moi elle est bien réelle (mais c’est le genre d’idée difficile à faire rentrer dans la tête d’un économiste).
La politique libérale dans un pays A en libre échange avec un pays B justifie une politique libérale dans le pays B (et oui ils ne sont pas bêtes ces gens), comment enrayer ce processus ?