Moi aussi j’ai vécu en Roumanie, même si peut-être pas autant que vous. Et j’y garde moi-aussi les meilleurs de mes amis. Mais vous admettez que vous n’avez pas eu de contact(s) réel(s) avec des membres de la communauté roms. Je dois dire que moi non plus. Il est de fait un peu moins facile, certainement, pour un étranger d’entrer en relation avec les roms. Je ne pense pas que ce soit non plus très difficile, mais il y a évidemment des « fractures » sociales plus grandes à franchir. Par contre, contradictoirement, j’ai eu quelques conversations avec des tsiganes roumains résidant en Belgique (mon pays).
Pour revenir à ma critique de votre point de vue, c’est que vous adoptez exactement le point de vue de vos amis roumains. Ce que je me refuse à faire pour ma part, même si je comprends les difficultés de la cohabitation.
Enfin, en ce qui concerne les chiffres, qui ne sont sûrement pas un détail, votre source est très minoritaire. En fait le recensement ferait état d’une fourchette entre le chiffre que vous donnez a minima et le mien. Soit entre 2 et 10 % de la population, soit une imprécision énorme. Cependant tous les « experts » que j’ai lu -et dont certains me semblent plus objectif que l’Etat roumain- considèrent plutôt les 10% ... comme un minima ! D’autre part la différence de taux de fécondité entre la minorité rom et les roumains fait que ce taux ne fait que s’accroître rapidement, et il ne faudrait pas longtemps si la situation continue pour arriver aux 30 %, voir davantage. Enfin, si cela peut vous être utile, une émission sur France Culture faisait un peu le point de la situation des roms en France et en Roumanie. Réecoutable ici (la 2e moitié)
=>http://www.franceculture.com/emission-matins-d-ete-les-matins-d-ete-1ere-partie-les-matins-d-ete-2010-08-02.html
Cordialement.