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Commentaire de ROSSEL

sur Afghanistan : après le tchadri, la mutilation !


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ROSSEL 18 août 2010 22:22

@ Samuel

Je ne peux que me réjouir de la démarche adoptée par certains chercheurs qui avec courage dans tous les domaines n’hésitent pas à bouleverser les vérités officielles. Comme vous le savez et ,ainsi que vous même je pense,j’ai l’Histoire comme passion et si les travaux qui font tant frémir des tartuffes prétendant parler au nom de leurs communautés me ravissent ,ce n’est pas tant par goût du scandale que par amour de la vérité. La révélation au grand jour des véritables péripéties concernant l’esclavage mettant en lumière le rôle d’acteurs de cette tragédie que pour des motifs idéologiques ou autres on avait jusqu’à présent occulté me plaît beaucoup.Le passé éclaire le présent et sans la démolition de certains tabous ,il est vain de vouloir comprendre les tenants et aboutissants des faits qui constituent l’actualité.

Au risque de paraître un illuminé ,je persiste à affirmer que la condition de l’ouvrier européen du XIX° siècle était bien pire que celle de son contemporain esclave dans les plantations de Virginie ou d’ailleurs. Bien sur ,dans un cas comme dans dans l’autre ,il pouvait exister des maîtres et des patrons meilleurs que d’autres. Mis à part cette constatation banale ,il convient de remarquer que l’ouvrier n’avait aucune valeur marchande pour son employeur tandis que l’esclave ,indépendamment de toute considération affective (qui devait logiquement exister du fait du cotoiement des uns et des autres sur parfois plusieurs générations) se voyait l’objet de soins médicaux ,gratifié du repos nécessaire et de l’alimentation correcte qu’un propriétaire normal donne à son bétail. L’ouvrier ,lui, était littéralement jetable et son maigre salaire comptait pour bien peu sur les comptes de la fabrique qui l’exploitait. Quant à ses vélléités de rébellion ,comme pour l’esclave ,elles étaient rapidement noyées dans le sang et la concurrence des autres miséreux l’obligeait à se contenter de son sort.
Ce sont des prolétaires blancs du Nord qui partirent se battre pour ,officiellement mais là comme ailleurs il ne s’agissait que d’un prétexte ,libérer les esclaves du Sud durant la guerre de Sécession. L’esclavage qui sévit encore aujourd’hui a pour cadre l’Afrique perpétuant en cela une tradition qui y remonte à la nuit des temps sur laquelle bizarrement les belles âmes si promptes à se mobiliser habituellement sont peu loquaces.
L’Espagne comme d’autres puissances coloniales a épuisé ses énergies en se focalisant sur ses possessions au détriment de la métropole.
Effectivement ,la comparaison entre pieds-noirs et harkis d’un côté et noirs et arabes de l’autre est tout à fait malvenue. Les premiers ont enrichi et développé des contrées vierges voir malsaines au péril de leur vie tandis que les seconds dans le meilleur des cas sont arrivés dans des pays sécurisés qui avaient besoin de bras ,qui les rémunéraient ,dont ils bénéficiaient du système de soins sans préjudice de leur ancienneté d’arrivée et dans lequel leurs enfants pouvaient aller à l’école plus sûrement que dans leur pays d’origine. Au moins jusque dans les années 70 ,le travail ne manquant pas ils ne constituaient pas une charge sociale même si ,malgré eux il est vrai ,ils contribuaient déjà à exercer une pression sur les salaires des secteurs devenus dépréciés ,et pour cause ,de la restauration et du bâtiment. La situation à depuis largement évolué et ceux qui affluent toujours ,quoi qu’on en dise ,sont facteurs d’un appauvrissement social dont les français sont les premiers à supporter le coût.

Certains se sentent français et par leur assimilation le sont indubitablement mais ils ne sont qu’une minorité. Il y a trois ans j’ai eu la curiosité d’assister à une conférence d’Alain Soral. Trop content de pouvoir appuyer des thèses qui ressemblent aux votres ,il s’était fait accompagner par trois ou quatres jeunes maghrébins proclamant fièrement qu’ils étaient fiers d’être français. Intrigué et curieux de nature ,j’engageais la discussion avec eux et les interrogeai sur leurs motivations.Leurs réponses me parurent éloquentes . A la question que je leur posai : en cas de conflit entre la France et le pays de vos ancêtres ,quel camp choisisseriez-vous ? ils préférèrent rester évasifs. Après leur mort ,il n’était pas question de reposer ailleurs qu’en terre d’Islam et surtout pas aux côtés de chrétiens ou mécréants. Quant à l’assimilation ,elle était pour eux synonyme de reniement. Curieux concitoyens...

L’Histoire est faite de bouleversements. L’expulsion des français d’Algérie était du point de vue du FLN tout à fait justifiée et là encore n’a fait guère larmoyer les humanistes à géométrie variable. Le rapatriement d’une grande partie de populations inassimilables ,la preuve en est faite après trois générations alors que d’autres se sont fondues rapidement dans la nation française ,pour diverses raisons et porteuses par leur importance numérique d’un rique d’éclatement communautaire est une condition intrinsèque à la survie de notre pays. L’autre condition indispensable est le rejet de la société de consommation responsable en premier lieu de la déculturation générale nécessaire à un abrutissement programmé des populations. Là dessus je pense que nous sommes d’accord. Contrairement à vous ,je doute que les religions du Livre puissent-être d’un quelconque secours dans la prise de conscience mondiale écologique hypothétique susceptible de sauver notre planète. Bien au contraire ,christianisme ,judaïsme et Islam ont chacune préparé le terrain aux désastres actuels en vassalisant la Nature et les Eléments à l’Homme au lieu de considérer ce dernier comme appartenant à un Grand Tout. Ceux qui se réclament aujourd’hui du Paganisme ont il est vrai ,par leurs postures de vikings pagnolesques de quoi rebuter les personnes saines d’esprits.

Je considère la fréquentation des forums comme un passe temps agréable qui permet de confronter des opinions. Cela est d’autant plus enrichissant lorsqu’on a pour contradicteur quelqu’un qui n’est pas à cours d’arguments.

Salutations


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