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Commentaire de J. SCIPILLITI

sur Lorsque Libé fait l'éloge de l'insécurité et de l'islam : subversion ou bien-pensance ?


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J. SCIPILLITI 21 août 2010 18:24

Il y a longtemps que le mot « gauche » n’a plus le sens qu’il a eu pendant deux siècles : lutte pour la liberté d’abord, pour la justice et le progrès social ensuite, allant jusqu’au socialisme selon qu’on se situait plus ou moins loin à gauche. Après l’effondrement de toutes les formes de socialisme dans les années 80, après qu’on ait tiré du capitalisme tout le « social » qu’il pouvait donner (du moins pour les grandes réformes), la gauche s’est trouvée déboussolée. Quand à la fin des années 80 un journaliste interrogeait un socialiste : « qu’est ce qu’être de gauche aujourd’hui ? », celui-ci hésitait, puis répondait une banalité du style : « la gauche c’est les droits de l’homme » (Jospin), ou « la gauche c’est la république » (Chevènement). Après quelques années d’une identité floue, elle trouva peutit à petit ses nouvelles marques. Désormais être de gauche n’est plus une politique, encore moins un projet de société, mais un réflexe. Un réflexe qui pousse à être systématiquement contre tout ce qui est considéré comme dominant (l’occident, le christianisme, la police, bref l’ordre établi) et pour tout ce qui est considéré comme marginal, dominé, minoritaire, pauvre ( immigrés, délinquants, roms ou gens du voyage, Afrique, Islam..).
 Aucun projet de société, aucune véritable alternative, seulement être contre l’ordre établi. C’est un changement total de culture, mais on ne le sait pas assez. Il faut donc le dire haut et fort.


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