Merci, Jean-Pierre, pour votre commentaire et JL pour votre réponse
aussi ironique que pertinente.
Votre question, JPL est très
intéressante.
Si je suis votre raisonnement, il serait possible,
pour des organisations humanitaires, de collecter de l’argent auprès
des donateurs, de placer cet argent afin, un jour, d’utiliser cet argent
majoré de son rendement conformément à ce pourquoi il a été collecté
initialement.
Nous ne pouvons pas partager ce point de vue.
Une
association humanitaire n’est pas là pour faire fructifier un
patrimoine issu de la générosité des donateurs.
Lorsqu’un
donateur donne, il entend que son argent soit employé pour la raison qui
l’a amené à donner : nourrir des affamés, secourir des réfugiés,
creuser un puit pour irriguer, soigner des malades, etc. Si cet emploi
ne peut pas être réalisé immédiatement, il doit l’être dans des délais
les plus raisonnables possibles.
Or, en ce qui concerne la
Fondation Raoul Follereau, la mise en réserves de fonds issus de la
générosité du public est récurrente. En 2005, déjà , les fonds propres
s’élevaient à 16,4 millions d’euros. En 2009, ils s’élèvent à 19,6
millions d’euros.
Cela signifie que d’année en année, la Fondation Raoul Follereau se
constitue un trésor de guerre au détriment d’actions sur le terrain. Et
cela n’empêche pas la Fondation Raoul Follereau de communiquer de la
façon suivante :
« La lèpre existe encore, la lèpre exclut toujours »
Les pauvres hères qui se découvrent lépreux en cette année 2010 seront
ravis de savoir que leur traitement aurait pu être financé, mais qu’une
action du Cac 40 leur a été préférés ...