Autres précisions :
Mais quoi ? Soudainement, à une heure et demie de la diffusion prévue du documentaire, Nabila Laïb, la fixeuse
déboule à Arte. Elle indique à Alexandre Szalat, le responsable de
l’unité actualité, société et géopolitique d’Arte, qu’elle craint pour
sa sécurité. Elle précise bien qu’elle n’a pas eu de menaces mais le doc
en l’état lui paraît propice à des représailles. Car La cité du Mâle serait une supercherie. Tout est absolument faux ! », s’est-elle écriée. Alexandre Szalat a alors suggéré la déprogrammation à son supérieur, qui l’a acceptée.
Cathy Sanchez « n’a choisi que les
passages qui correspondaient à ce qu’elle avait écrit avant le
reportage. Mais n’a rien gardé de ce que les jeunes disaient
d’eux-mêmes. Quand je vois les images, j’ai mal au ventre. Je suis très
énervée. C’est hors de question que mon nom soit associé à ce genre de
merde ».
On comprend l’angoisse. Mais y a-t-il eu, comme on l’a dit, des menaces
sur les journalistes ou sur les personnes interviewées ? Non, répond
fermement Alexandre Szalat. « Il y a eu une confusion. Contrairement à ce qu’ont raconté beaucoup de journalistes, il n’y a pas eu de menaces proférées. Nabila a exprimé des craintes, suffisantes pour qu’elles soient entendues. C’est naturel ».
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La Cité du Mâle serait donc un emboîtement de morceaux d’interviews sorties de leur contexte. Exemple, à un moment, Cathy Sanchez demande à un jeune, Akim : « Si ta femme te trompe, qu’est-ce que tu fais ? » Il répond : « Je la frappe ». Or, selon Nabila Laïb, « le reste du temps, Akim est adorable avec sa copine ».
Pourtant, confie-t-elle encore, ce n’est pas du tout ce qui avait été convenu, avec Cathy Sanchez. « Le
documentaire devait porter sur l’évolution des relations hommes-femmes
depuis 2002. Mais je n’ai ni eu le droit d’assister au montage, encore
moins de voir le “final cut”, sauf quelques heures avant sa diffusion
prévue ».
Le malaise en fait, est idéologique : « Ce documentaire est un copier-coller du discours de Ni Putes ni soumises. C’est totalement dépassé ! », explique Nabila Laïb. Étonnant de la part de Daniel Leconte qui contribue à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des Mondes ! Autour de laquelle [revue] gravitent des personnalités comme Fadela Amara.
http://www.bakchich.info/Une-femme-contre-La-cite-du-Male,11796.html