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Commentaire de meta-babar

sur Droits d'auteur à l'ère numérique : la « solution équitable »


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meta-babar (---.---.70.117) 7 mars 2006 16:45

C’est encore moi !

C’est incroyable comme nous semblons vivre dans deux mondes différents, nous nous choquons et nous pensons contrer chacun de nos arguments... Pourtant je pense qu’il est possible de s’entendre. En tout cas au moins ici on discute vraiment, ce n’est pas comme sur lestelechargements.com ;)

Je reprend quelques points sur lesquels je ne suis pas d’accord :
- Qu’est-ce qui vous fait croire que seul les gros s’en sortiront avec la LGO ? N’est-ce pas déjà le cas avec le système actuel ?
- On a parfaitement le droit d’idéaliser le logiciel libre. L’artiste aime partager ses oeuvres avec le publique, le scientifique (et donc l’informaticien) aime mettre à disposition son travail et utiliser celui des autres. Acceptez le aussi. La différence évidemment c’est que l’artiste se fait de l’argent avec l’oeuvre, l’informaticien avec le service autour de son code, qui n’est que partiellement de lui. C’est fort différent mais les deux conceptions méritent de s’entendre.

Je sais que la LGO mettrait à plat tout le système actuel, et que les artistes le craignent beaucoup (pas tous). Je le comprend parfaitement. D’un autre côté la loi DADVSI du ministre impose des DRM et un contrôle inapplicable. Le résultat ne servira ni les uns ni les autres et sera un fiasco total. C’est la qu’entre en jeu votre proposition.

Elle est très prometteuse je trouve, et je le répète. Elle suppose tout de même soit un flicage, soit une entrave au logiciel libre. Pourquoi ?

- le patch sur le p2p est techniquement réalisable, mais une multitude s’empechera de tout défaire aussitôt, ça c’est inévitable.

- Une autre solution très interessante, et c’est peut etre à ça que vous pensez, c’est de n’autoriser que certaines versions du client p2p, non libres et patchées, mais tout de meme basée sur le libre. Soit, mais celà suppose un flicage des gens qui voudront utiliser les clients non officiels pour télécharger des fichiers légaux (il y en a plein). De toutes manières on échappera pas au flicage, même avec la LGO pour ceux qui ne paieront pas le forfait. Donc dans cette optique, oui, je suis à 100% d’accord avec votre proposition si le client légal, suivi par un collectif issu du libre (et d’autres) permet d’accéder à tout (sauf si l’artiste ne veut pas) comme vous le proposez. Cette solution n’empeche aucunement le libre, il correspond à vos attentes en matière de financement, bref c’est parfait.

Le problème, c’est que qui veut pirater continuera de pouvoir le faire (comme avec la DADVSI actuelle) même sous la menace de poursuites (cf les USA). Il existe une quantité de programmes pour bloquer les IP des mouchards...

Un deuxième problème, c’est que je parie que l’industrie du disque serait contre, fermement contre une telle chose, et c’est surement pour cela qu’ils ont fein de ne pas y penser : ça ne règle pas leur problème de contrôle sur la diffusion. Comme vous l’avez dit, cela les obligerait à faire des plateformes legales très attractives en terme de diversité surtout, et pour eux je pense qu’il n’en est pas question.

Pour conclure, je pense que dans les deux cas, (LGO ou patch p2p) il faut compter sur la responsabilisation des internautes (nombreux sont ceux qui joueraient le jeu dans les deux cas).
- pour la LGO : l’internaute doit continuer à acheter des CDs, à aller au concert (ce qu’il fait abondamment)
- pour le patch p2p : l’internaute doit promettre d’utiliser le client legal, donc de payer (et bcp sont près à le faire si la diversité est là).

Toute autre solution porterait atteinte aux libertés, aux artistes, ou au monde du libre, et la loi actuel porte atteinte à tout à la fois. Une chose est sure, dans absolument tous les cas possibles, les industries culturelles (mais pas la culture) sont fragilisées.


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