Dommage que votre commentaire n’apporte pas non plus de réponse.
Il est certes plus facile de dénoncer que de proposer, mais cela n’empêche pas de démontrer que des solutions sont mauvaises. Ce n’est pas parce qu’on ne propose pas mieux qu’il faut pour autant accepter tout et n’importe quoi. Et en l’occurrence, les propositions dénoncées ici sont vraiment n’importe quoi !
La ligne d’action de ces grandes institutions internationales est pourtant assez simple à lire : le pouvoir appartient au capital, donc à ceux qui ont de l’argent. L’entreprise est le moyen par lequel ils gagnent leur argent en exploitant la force de travail de leur salarié.
Visiblement, malgré les énormes bénéfices réalisés par les entreprises, cela ne suffit pas. Il leur faut donc obtenir plus en donnant moins : en baissant drastiquement les salaires. Pour y arriver, il faut réunir au moins deux conditions :
— la première est qu’il faut un bon taux de chômage ;
— la seconde est qu’il faut que tous les travailleurs soient constamment dans la merde et précarisés et aient un besoin désespéré de gagner de l’argent.
La première condition est déjà remplie de puis longtemps. Il ne leur reste qu’à mettre en œuvre la seconde. Elle est déjà partiellement remplie dans de nombreuses branches, mais pas encore partout. Il existe encore des salariés qui sont payés plus qu’une misère pour leur travail, et cela doit changer.
À leurs yeux, il n’est pas acceptable que l’on puisse gagner correctement sa vie, car nous pouvons alors dire non, c’est à dire ne pas se plier à leur autorité.
Le véritable enjeu est là : l’argent et le pouvoir. Ils veulent gagner plus et dominer plus. Croire un seul instant que le bien être de la société ou la bonne santé de l’économie les intéresse est au mieux naïf.
C’est une lutte de pouvoirs. Rien d’autre. Et dans cette lutte, nous sommes du mauvais côté : ceux qui sont sur la défensive et en train de perdre de plus en plus de terrain.