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Commentaire de Zora la Rousse

sur Bobos, cocos : même combat ?


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Zora la Rousse Zora la Rousse 2 janvier 2007 23:18

Merci à tous et toutes de vous être mobilisés sur les Bobos. C’était mon 1er article issu du blog citoyen auquel le je collabore (http://www.lesaudoniens.com/) alors c’est plutôt encourageant de voir tous ces commentaires. 93400 mercis à Mimie et son blog qui m’ont inspirés, c sur http://www.mimie-invivo.com/article-4561142.html

La « Madame du neufcube » est fière comme un bar tabac de recevoir ces compliments rafraîchissants, ça fait presque artisto... Je constate en revanche que le WWF doit se pencher sérieusement sur le cas des Cocos qui sont loin d’avoir 30 millions d’amis vu que très peu ont réagi. Peut-être ne font déjà-ils plus parti des socio-styles ? De toute façon, selon le post de egrange le Bobo est mort, vive le le CC, pour Céatif culturel. Le CC, s’il est confirmé, vit dans « un système de valeurs et de comportements complètement nouveau, ouvert à l’écologie, à la solidarité, aux valeurs féminines et à l’éveil intérieur. Catégoriquement niés par les politiques et par l’ensemble des médias (aux USA comme en Europe), ces “créateurs de nouvelles cultures” constitueraient le départ d’une civilisation post-moderne aussi importante que le fut le modernisme il y a cinq cent ans. » La suite sur http://www.nouvellescles.com/dossier/Createurs/PVE.htm

Je souhaite aussi rassurer certains : je ne suis ni une victime de la société de conso, ni une héroïne de télé réalité, ni droguée au narcissisme, simplement je voulais vous livrer un autre regard sur l’outre-périph’. Oui, je suis fière de m’être « encanaillée » parce que vive la diversité et non au racisme social ! Bref, jusqu’à cette traversée du périph’ en août 2003, j’étais une ménagère comme les autres, pas vraiment interpellée par les clichés des médias et plutôt saoulée par la réalité de la télé. En fait, c’est simple, je vis une sorte de conte de fée social.

Il était une fois Gauloise qui avait quitté le royaume de Paris pour le lieu du ban. Son périple ? Réussir à franchir un drôle de pont levis appelé périphérique et traverser la grande forêt des clichés. Les vents contraires de l’immobilier et les sirènes de la propriété ont poussé la princesse a abandonné son royaume. Mais quels sorts vont lui réserver les indiens et leurs manitous qui vivent de l’autre côté ? La Gauloise va-t-elle résister aux étranges coutumes des indigènes ? Les indigènes vont-ils intégrer la princesse gauloise dans leur tribu ? Et les Gaulois, que vont-ils penser de cette presque trahison ? Quelles vérités, quelles douleurs et quelles solutions peuvent cacher les tam-tam des médias et leurs cousins kandiraton ?

Depuis 3 ans maintenant que je prends les métros bleus et que je suis la ligne 13 après La Fourche, j’ai découvert plus qu’un autre monde. Je confondais communautarisme et humanisme, islamisme et terrorisme, l’étranger était l’autre avant d’être un individu. Non, je ne me suis pas brusquement transformé en Laura Ingalls qui coure dans les prairies du neuftrois. J’ai simplement compris (mieux vaut tard que jamais) que la vie est au moins aussi belle de l’autre côté. Je ne veux plus partir et je ne veux surtout pas croire ceux qui prétendent que l’amour dure trois ans. Plutôt que de continuer à brûler de l’intérieur quand je croule sous le poids des clichés de la banlieue devant ma télé, je veux simplement vous livrer mon regard. Tantôt acide, parfois tendre voire puéril, mais toujours animé de la sincère énergie d’une maman en colère. Aujourd’hui, raconter ces 3 ans qui ont bouleversé sa vie, c’est un peu leur merci à toutes ces belles personnes que ma trajectoire sociale d’origine n’aurait jamais mis sur ma route. C’est grâce à eux que j’ai comblé mon Bac moins 4 en religions comparées, en urbanisme, en civisme et surtout en humanisme. J’espère vous livrer un autre regard, venu de quelque part dans le neuftrois. Celui d’une maman, d’une gauloise, d’une jeune femme comme les autres, que la traversée du périph’ a faite citoyenne. Parfois en colère, mais toujours attachée à sa ville et prête à défendre « Sa Banlieue » comme son enfant, animée par une envie toute simple : ensemble, cassons les cloisons qui sont dans nos têtes !


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