@ Antenor
Concernant l’Illiade, votre hypothèse sur la première ligne de bataille me paraît très crédible. A vos arguments, j’ajouterais un passage du livre de Tabari où il raconte un fait complètement absurde si on le prend à la lettre. Mahomet se croyait persécuté par un être qui lui apparaissait ; Khadidjâ le prit sur son sein...Elle découvrit sa tête et ses cheveux et comme Mahomet ne voyait plus l’être, elle lui dit : réjouis-toi, ô Mohammed, ce n’est pas un diw, c’est un ange. Car si c’était un diw, il n’aurait pas montré de respect pour ma chevelure et n’aurait pas disparu (page 66). Je me demande si la chevelure défaite de Khadidjâ n’évoquerait pas des patrouilles qu’on envoie en reconnaissance d’une zone de terrain.
Mais il y a dans Tabari d’autres exemples beaucoup plus frappants : les défis que se lancent les héros, les combats singuliers, les faits d’armes hors du commun, l’énorme porte qu’Ali soulève comme un Hercule ou lorsque, contrarié, il se retire sous sa tente comme Achille, en prétextant un mal d’yeux.
Concernant le rêve de Mahomet que Tabari présente allégoriquement comme un conseil de Dieu pour qu’il s’enferme dans Médine, la cuirasse est bien évidemment la muraille qui entoure et protège la ville. Le problème, c’est qu’on n’en trouve pas la trace archéologique mais c’est une autre histoire. L’explication du sabre ébréché, comme vous l’expliquez, est tout aussi simple.
Concernant la double cuirasse, je pense qu’il faut faire deux raisonnements séparés. La première question, c’est l’image que Tabari veut montrer. J’ai dit que les pierres/boulets de catapulte, le coup de sabre/bélier sur le côté, le Mahomet qui s’effondre, évoquaient un réduit fortifié qu’emporte un assaut ennemi ( j’ai ajouté qu’il était monté sur roues puisque les musulmans ont réussi ensuite à le déplacer). Or, dans l’armement de cette époque, si les flèches et les catapultes sont bien mentionnées, il est aussi fait mention d’un mystérieux char cuirassé dabbâbah ou dabûr (voyez http://fr.wikipedia.org/wiki/Batailles_de_Mahomet) . Sachant par ailleurs que le porte-étendard se trouvait à côté de Mahomet, il me semble que l’image qui s’impose est bien d’en faire un PC mobile avec une protection de plaques de fer de façon que les sept membres du conseil Mahomet soient au moins protégés jusqu’à hauteur de la poitrine.Et j’ajoute que dans l’image d’un assaut final, je vois mal comment les sept occupants auraient pu survivre. Abou Sofyân avait certainement raison. Ce jour-là, Mahomet est bien mort.
La deuxième question, et la réponse la plus simple qu’on peut faire est que si Tabari met en scène un Mahomet porteur d’une double cuirasse, c’est pour reprendre l’image du héros de l’illiade Ménélas. Et puis, il faudrait aussi se poser la question de savoir comment étaient fabriquées les cuirasses des chefs et si elle faisaient l’objet d’un renforcement particulier.
Reste toutefois l’hypothèse que ce char cuirassé ait été entouré de deux lignes ultimes de défense. Dans cette hypothèse, les dix hommes qui entouraient Mahomet correspondraient à ces deux lignes de bataille, comme vous le suggérez ; mais au lieu de dix ; il faudrait lire 100, ce qui correspondrait à l’effectif normal d’une unité de type essénien.
Double ligne de bataille ? Nous retrouvons là le dispositif de l’armée romaine et de ses lignes de bataille. Ce qui signifie qu’ en ce temps-là, en Orient, on n’avait pas oublié César contrairement à l’Occident.
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