• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Wàng

sur Usage professionnel de l'espéranto à Paris


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Wàng 18 novembre 2010 18:47

Quand je lis ceci j’ai l’impression de comprendre que les chercheurs non anglophones avec un bac +15 sont trop débiles pour connaitre les bases simples de l’anglais.

Vous exagérez ! Présenter et défendre ses travaux devant des parterres internationaux, ou publier dans des articles dans des revues (presque toujours établies en pays anglophones) à comité de lecture, en espérant un max de citations, ça va un peu plus loin que des « bases simples » en anglais ! Tous les chercheurs que je connais en ont fait la douloureuse expérience. Pour les « bases simples » jetez seulement un œil sur l’article de Maniez. C’est autre chose que de la littérature, c’est tout.

Du fait d’un certains nombre de problèmes internes à cette langue, donc le problème principal est celui de la référence.

Et tous les problèmes que rencontre l’espéranto que se soit au niveau structure grammaticale, structure sémantique et donc toutes ces réformites aigues qui existent depuis son apparition.

La référence théorique est le fundamento, c’est à la fois ce qui fait la force et la faiblesse de l’espéranto, parce qu’en réalité il est vrai qu’il existe des méthodes de grammaire et des dictionnaires bien plus fournis. Je persiste à penser que ce manque de référence n’est pas rédhibitoire, mais lié à la jeunesse de la langue. Sinon, il n’y aurait aucun moyen de communiquer en espéranto avec des non européens, ce qui heureusement n’est pas le cas. Je comprends ce que vous dites sur l’absence de référence et de la difficulté à retrouver une façon universelle de penser en espéranto les phrases toutes faites qui nous servent en français, mais n’oubliez pas que les juifs qui se sont établis en Palestine, tout comme les érudits du moyen âge, n’avaient eux non plus presque aucune référence en dehors de textes écrits. Or il suffit qu’une langue soit porteuse de progrès dans un domaine quelconque, pour qu’une norme s’impose qui permet la communication dans ce domaine précis (exemple en latin philosophique du moyen âge : le terme quidditas).

Le problème est davantage politique, du fait que beaucoup d’espérantistes ont du mal à comprendre qu’une des conditions nécessaire de la mondialisation qui elle même créée la nécessité d’une langue commune, ce n’est pas seulement la bonne volonté des peuples mais surtout la sécurité des voies de communication (notamment maritimes) à l’échelle mondiale : en l’état actuel des choses, non pas l’ONU mais l’US Navy.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès