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Commentaire de sisyphe

sur Au sujet des modalités de l'agrégation de prostitution


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sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 16:23
Par fifilafiloche (xxx.xxx.xxx.14) 19 novembre 13:49



Dans une société libérale, la femme a le choix d’utiliser son corps pour se donner le moyens de ses ambitions, dans une société dirigiste et centralisée 

C’est marrant, cette propension des libéraux à dichotomiser le monde ! smiley 

Pour eux, il n’existe que deux types de société ; 
- la société « libérale » ; c’est à dire la jungle, la société de l’individuation, de la perte de tout lien collectif, la société du chacun-pour-soi
- la société -beurk- dirigiste et centralisée ; du style (ce n’est pas nommé, mais clairement évoqué) la société de type « communiste »

Une distinction totalement caduque, accrochée aux vieilles antiennes libérales, pour effrayer le chaland...

A aucun moment, ils ne parlent, jamais, de démocratie ; c’est à dire d’un système de société où les dirigeants sont élus, et oeuvrent en fonction de l’intérêt général ; c’est à dire les services sociaux, les services publics, la sécurité sociale, l’école gratuite, etc, etc... . 

Pour un bon libéral, l’intérêt général n’existe pas ; il n’y a que l’intérêt de l’individu ; c’est à dire, évidemment, l’intérêt, avant tout, de celui qui domine, passant sous un silence bien confortable la notion d’exploitation, de division, d’isolement....l’intérêt de l’argent-dieu ! 

Un libéral ne perçoit, ne conçoit, n’envisage le monde que dans un système binaire ; noir ou blanc, 1 ou 0, bien ou mal, communisme ou libéralisme... 

Quand on sait, quand on voit, quand on constate ce que le système dit « libéral » a fait, fait et fera du monde ; à savoir un laminoir, une formidable foire d’empoigne où ne règne que la loi du plus fort, des mafias, des puissances financières, des banksters, des traders, des spéculateurs, on se rend compte de l’énorme supercherie qui consiste à qualifier d’un terme dérivé du substantif « liberté » un système où celle-ci n’a jamais été autant mise en péril, bafouée, piétinée... 

Dans une société « libérale, ni l’homme, ni la femme n’ont plus aucun choix (à part une toute petite minorité), si ce n’est celui de trouver les moyens de survivre, fut-ce au prix de leur liberté et de leur dignité (vendre son corps, par exemple, voire ses organes, pour certains..) . 

Plus que jamais, il reste à lutter contre cette supercherie, à oeuvrer pour un système qui ne soit ni dirigiste, ni centralisé, mais surtout ni oppresseur, exploiteur, affameur, meurtrier que le pseudo »libéralisme«  ; un système qui remette l’homme, et l’homme social, au centre de son projet, de son fonctionnement, de son organisation, de sa direction, de sa maîtrise, et l’argent sous son contrôle..

Ni communisme, ni pseudo »libéralisme« (qui ne sont que des dictatures), mais de réelles social-démocraties, avec restauration du rôle des états, où prime l’intérêt général, où les citoyens demeurent les maîtres du jeu, et peuvent se préserver des formidables dégâts, des catastrophiques conséquences d’une mondialisation »libérale" qui est en train de réduire l’homme (et la femme) au statut d’objet, de variable aléatoire, de matière à exploiter, et à jeter, une fois devenu non rentable...

@ l’auteur ; pardon pour cette digression (mais pas tant que ça) à votre article plein d’humour et de justesse... 




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