Au sujet des modalités de l’agrégation de prostitution
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Mais pour en revenir à M. Michéa, qui est à BHL ce que le soleil est à une loupiote, voici la thèse qu’il défend.
A la question que certains se posent : « Comment se fait-il qu’une époque, la nôtre, qui connaît tant de progrès techniques, soit aussi amorale ? », il répond que tout vient des guerres de religion, du désordre qu’ont entraîné ces affrontements, de la crainte, pour le public, de l’impossibilité de vivre dans une sphère commune pacifique si elle ne s’éloignait pas de toute considération religieuse et morale. D’où la création d’une sphère libérale qui devenait un état neutre sur la question des valeurs. Telle est la naissance du libéralisme. Pas de morale. Pas de philosophie. Pas de religion. De l’argent. « Quand il s’agit d’argent, tout le monde a la même religion. »
M. Michéa prend un exemple. Le rejet, de nos jours, de toute morale est tel que la prostitution, par exemple, sort de l’orbe du péché, du mépris, pour devenir un métier comme les autres. Ainsi, en Allemagne, on a vu une ANPE menacer de radiation une fille qui refusait d’être hôtesse d’accueil dans un Eros center. Plus encore, depuis 2008, en Nouvelle Zélande, l’Etat étudie les modalités d’études de prostitution menées en fac avec licence, master, agrégation.
Pourquoi pas ? Pourquoi ces études même ne seraient-elles pas initiées dès les lycées puisque la morale ne fait plus partie de la planète libérale ? (Qui nous accueille gentiment à condition que nous nous tenions tranquilles. Sinon…Va te faire vacciner et ne reviens pas !)
Surprise, comme vous devez l’être, par ces révélations mais néanmoins formée à réagir vite face aux problèmes contemporains, je me suis demandée ce que pourrait être cette fameuse agrégation de prostitution. Semblable aux autres types d’agrégation ?
Agrégé est un titre qui sous-entend généralement un haut niveau de connaissance et d’intelligence, alors, qu’à mon humble avis, il n’a rien à voir avec la réalité du métier que l’on veut exercer. C’est une manière de perdre quelques années en attendant de pratiquer une activité que l’on ferait bien mieux d’apprendre d’une manière plus concrète. Mais comme un petit supplément de salaire est à la clef et qu’on ne peut le donner à tout le monde, il faut bien en faire souffrir un grand nombre pour en récompenser quelques-uns. (A ce sujet, je pose une question : « pourquoi ne pas donner un supplément de salaire à tout le monde ? » Si j’étais élue président de la république je commencerai par bloquer les prix et donner un revenu minimum de 2000 euros, somme de base quand on veut couvrir les menus frais du mois. Là, au moins, la consommation repartirait. Et qu’on ne me parle pas d’inflation, nos amis les banquiers s’inventent de l’argent à qui mieux mieux ! Pourquoi pas nous ? Maintenant qu’on sait qu’on peut le faire sans aller en prison ! )
Mais je parle d’inflation.
Comme dirait Rachida Dati, revenons au sujet.
Oui, la prostitution est un métier ! Arrêtons de nous bander les yeux. Il faut qu’il y ait des filles de haut niveau. Tout le monde en est conscient. On ne peut pas se contenter d’aimable amateurisme.
En quoi consisterait donc l’agrégation de prostitution ?
Première point essentiel. Qui rejoint l’éthique : aucun contact avec la clientèle.
Hé oui, cela peut vous paraître bizarre, mais si je m’en tiens à mon expérience personnelle (littéraire), j’ai passé toutes mes études sans jamais voir l’ombre de la queue d ‘un élève. On pense en effet que la qualité d’agrégé est liée à l’essence ésotérique de ses connaissances. Si vous voulez quelqu’un qui vous tripote d’une main ferme allez chercher une BTS (baiseuse très sexy) et pas une prostituée agrégée. Ce n’est pas le même monde.
Quelles seraient les connaissances requises ?
Il nous faudrait des historiennes. Montrer à ces filles que ce métier méprisé a mené le monde et que les plus grands sont toujours tout petits avant qu’une femme de talent ne s’occupe de leur donner une dimension internationale.
Histoire du métier. On demanderait à ces étudiantes de connaître les prostituées grecques et latines les hétaïres, les geishas, les lionnes ! Noms. Prénoms. Dates.
Histoire des monnaies : évolution des prix d’une passe, de l’Egypte antique à nos jours.
Histoire des langues. Obligation d’apprendre le latin. On leur demanderait de faire une traduction des « Amours » d’Ovide , du « Satiricon » de Pétrone. Pourquoi, allez-vous me dire, c’est totalement inutile ! Elles ne parleront jamais latin à quiconque ! Hé bien justement. De hautes études qui ne sont pas inutiles ne méritent pas ce titre.
Autre sujet qui ne manque pas d’intérêt. La phonétique historique. Ainsi l’évolution du mot « fellation » qui vient du latin « fellare », qui signifie téter, sucer, la forme étant le supin : « fellatum ». Le supin, en –um étant un accusatif qui marque le but et le mouvement, mouvement de tête qui marque le but, on comprend maintenant pourquoi, grâce au latin.
Biologie et biopsie des sexes. On amènerait des sexes congelés de serial killers, comme autrefois des grenouilles au cours de physique, qu’il faudrait disséquer habilement pour voir la constitution de l’organe. Il y a en effet une étude dont beaucoup de femmes sont privées et qui est l’observation attentive du sexe masculin. Sortir sa loupe est gênant quand la passion s’en mêle, voilà pourquoi un sexe détaché de son corps, branché sur des électrodes qui peuvent le rigidifier à souhait, permettrait à nos futures agrégées de voir enfin la nature de leur futur gagne-pain.
Cours de poésie ; cette année au programme : Lamartine.
« Aimons donc, aimons donc ! De l’heure fugitive, hâtons-nous ! Jouissons ! »
Plus les « onze mille verges » d’Apollinaire en version illustrée.
Mais parlons de l’examen final.
Qui serait membre du jury ?
Aucun homme évidemment. Les hommes sont notoirement incapables d’apprécier les qualités intellectuelles d’une prostituée. On les connaît ces rustres, pourvu qu’on les fasse jouir ! Les qualités d’une femme qui parle de sexe a volo les intéressent a nolo. Non ! Un jury de femmes est requis. Vierges de préférence, à même d’apprécier les nuances et l’histoire ancienne.
Comme pour toutes les agrégations. Un écrit et un oral. Pour l’oral un exposé. Au choix : « Rôle de la prostate dans la jouissance masculine. » « Taoïsme et virginité dans les grandes surfaces. ». « Réciprocité dans la sodomie orientale. » « Freud et fraude dans les familles bourgeoises » « Différence entre sex-toy et ex-toy ».
Hé bien voilà tout un programme qui ne manque pas d’être alléchant.
Mais, allez-vous me dire, après toutes ces études, nos agrégées seront-elles vraiment efficaces ? N’ayant jamais touché de client ?
Bien sûr que non.
Mais nos futurs ministres qui sortent de l’ENA sont-ils efficaces quand ils sont aux affaires ?
Non.
Arrêtons de jouer les enfants. Et les économistes s’y connaissent peut-être ? Non. Et les prêtres sont purs ? Non. Et les banquiers sont riches ? Non. Puisqu’ils prêtent de l’argent qu’ils n’ont pas. Que d’idées reçues, mon dieu, que d’idées reçues !
Donc, ces filles, agrégées de prostitution, comme tous ceux qui sortent des grandes écoles, pourraient bien y retourner cent ans avant de comprendre quoi que ce soit au monde et aux gens. Le vrai monde et les vrais gens. Bien sûr.
La ligue des droits de l’homme me pose une question, craignant une injustice :.
Y aura-t-il une agrégation de maquereau ?
Je pense que cela s’impose. Car c’est aussi un métier qui demande du discernement, du courage, des notions en médecine (comment frapper sans marquer), en informatique (comment monter un réseau de call-girls), en droit (comment raconter des bobards quand on a volé une fille). Tout s’apprend. Tout mérite respect. Tout est difficile.
L’agrégation de morue, c’est vu.
L’agrégation de requin reçoit ses cours, tous les jours, dans les amphithéâtres de la bourse et des banques mondiales.
Car, comme tous les éthologues le savent, depuis déjà pas mal de temps, hélas, la finance est la femelle du requin. D’instinct.
131 réactions à cet article
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Abderraouf 19 novembre 2010 10:23
Bon article mais incomplet quand même, puisqu’il ne nomme même pas les prestigieuses revues scientifiques, qui publieront les mémoires et les travaux de recherche des dites éminences roses.PS :
« la prostitution est un métier ! Arrêtons de nous bander les yeux. » D’où l’expression un regard en acier, à ne pas confondre avec les trous d’hommes (manholes oui), et qui hors couvercle, sont généralement en béton-
@ Abderraouf
Merci pour ces détails indispensables ! J’adore « éminences roses » ! -
Que du bohneur, immense éclat de rire, merci à vous.
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@ Jako
Et merci à vous de me le renvoyer ! -
Il y a des écoles de geisha au japon depuis le 18° siècle.
Où est la différence ?
Il ne s’agit donc pour moi que d’une occidentalisation tardive d’une pratique séculaire. Le ’haut de gamme’ sera donc plus versé dans les classiques grecs et latins que dans l’art du thé et la musique de chambre, mais on n’a rien inventé d’une part quand au lieu avec le libéralisme il ne devient clair que si on prouve que le Japon des shoguns est un modèle de libéralisme.
Si l’on veut remonter plus loin dans la civilisation occidentale, on peut revenir sur la formation des hétaïres.
Non, décidément, rien de nouveau sous le soleil.-
Abderraouf 19 novembre 2010 10:34Les geishas ne sont pas du tout formées pour être des prostituées.
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@ Abou,
Oui, c’est aussi un peuple qui s’ouvre le ventre pour un oui, pour un non.
Curieux Japonais,qui inventent les familles à louer, les bars à chat (on peut caresser un chat que l’o choisit sur catalogue) en buvant un café, qu’ils gardent leurs geishas et qu’elles restent exotiques.
Oui, je sais que les geishas ne sont pas des prostituées. Mais bon. Disons alors que ce sont des demi-mondaines. connaissant les arts .
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Bonjour Ariane,
j’ai comme vous écouté cette vidéo. J’ai survolé votre article, et faute de temps là, j’y reviendrai. J’aimerais sans attendre, poster ce magnifique propos qui lui est attribué et que j’ai trouvé sur le net :
« Une société qui consacre ainsi ses principaux efforts à se rendre à la fois individualiste et « multiculturelle » ne peut donc trouver un semblant de cohérence anthropologique que si elle invite parallèlement ses membres à communier dans le culte de la croissance et de la consommation. C’est pourquoi l’économie est logiquement devenue la religion des sociétés modernes. Elle représente, en somme, l’unique moyen de relier les individus atomisés d’une société qui se veut, et se croit « axiologiquement neutre ». Jean-Claude Michéa : la servitude libérale (cité par Michéa : »l’Etat libéral est le « scepticisme devenu institution »" de Pierre Manent)
A suuivre.-
Bonjour Ariane,
Très drôle !
Les requins sont souvent autodidactes, comme B.TapieDans ses propos, si j’ai bien entendu, Michéa se réfère à un fait :l’obligation faite à certains chômeurs allemands d’accepter toutes sortes d’emplois,sous peine de perdre leur modestes allocations, même parfois dans des Eros center, devenus une industrie comme une autre Outre-Rhin
En référence à cette marchandisation généralisée qui gagne tous les secteurs, même les plus intimes, qui ne se réfère plus à la morale (obstacle à la jouissance et à l’individualisme propres à la pensée libérale), Michéa posait ironiquement cette hypothèse : pourquoi pas aussi une formation dans le domaine de la prostitution, banalisé comme les autres« ?, donc pourquoi pas une formation spécialisée pouvant aller jusqu’à une agrégation ?
Michéa se réfère à l’effacement progressif du »common decency" ,cher à Orwell dont il s’inspire
On trouvera ici une mise en contexte-
Cher Zen
J’ai tout de même bien entendu que depuis 2008 la NZ mettait en place un cursus ? -
Excellent, Ariane !
Et comme vous n’êtes plus en primaire, je peux vous noter : 19/20 (faut toujours laisser une marge de doute))
En prime, je vous accorde l’agrégation de prostitution, parfaitement méritée selon votre propre définition.Une seule remarque : absence de mention étymologique pour cunni lingus et con, bite et feuille de rose (entre autres)
Mais comme vous avez acquis le droit de tenter la super agrégation, je ne m’inquiète pas pour la suite-
Cher Pigripi,
19/20 me convient parfaitement et je vous en remercie car 20/20 pourrait s’écrire « Vain/vain » et ressemblerait trop à tant des activités qui sont proposées aux malheureux humains pour gagner leur vie !
Et puis je dois avouer quelques faiblesses dans certains domaines de cette agrégation.comme vous le remarquez vous-même, cher maître !Pour la super agrégation, envoyez-moi le programme !
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Plus sérieusement, il y a un mouvement favorable à la normalisation de la prostitution, l’ouverture des maisons closes (lobbyisée par le dernier feuilleton à grand spectacle de Canal-) et soutenue par des femmes comme Arielle Dombasle et certaines rétro féministes comme Badinter.
Il y aurait même des auditions en cours au Sénat....Bien entendu, ces nobles personnes se basent sur la conviction que la prostitution est choisie et que les maquereaux, ça n’existe plus.Servitude volontaire et prostitution volontaire ne font qu’un au profit du second selon les souteneurs et souteneuses des maisons closes.-
Cher Pirigri (bis)
Ces dames patronesses qui sont favorables à la prostitution, ça me gonfle, pour parler schtroumpf ! -
Patronnesse ! désolée !
Ou je vais perdre des points à mon agreg ! -
Merci pour cet article plein d’humour et de décallage.
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@ nexus
Merci à vous. C’est gentil.
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épatant votre article !!
la technique et l’apprentissage puis l’érudition...-
@ Iris
hé oui ! On sent qu’on a à faire à une connaisseuse ! -
Bonjour ma chère Ariane, je vais vous prouver que je suis bien un homme.
Je vous accorde juste la moyenne, à un poil près sous la ceinture pour cet examen écrit. Si cette déception vous a mise à genoux, je vous invite à vous rattraper à chaud, à l’oral. Je ne saurai trop vous conseiller de pratiquer les hauts talons pour remédier à l’avenir à relever le niveau car je ne compte m’abaisser. Je suis prêt à vous donner des cours particuliers du soir, voire de nuit s’il le faut, gratuits bien évidemment. Il serait inélégant de vous demander de payer vos leçons d’exercices pratiques « physique », mais vous serez récompensée par un paiement en liquide voire même, si vous adoptez des positions y invitant, à la remise de médaille dans votre tirelire. En cas de succès, je vous accorderai mon avale, et ne remets mes mentions qu’en fonction de vos men-sura-tions. Mais d’entrée, je puis vous rassurer tellement vous me rappelez déjà une certaine homonyme, la célèbre Zezette épouse X.
Le seul inconvénient de cette agrégation est que ces femmes finissent souvent totalement désagrégées...l’amour est complètement salutaire bien sûr, mais en vivre pour se nourrir est complètement insensé. On ne vit pas pour manger n’est ce pas, et puis comme j’aime à le répéter, « le sexe de la femme est comme une autre bouche, vendre la première pour nourrir l’autre est difficilement concevable ». Apparemment pas pour quelques députés libérales féministes, qui ont probablement commencé putes... ? De savoir qu’elle misent sur mes bourses pour spéculer me tue l’amour, et j’ai horreur de faire la queue. Pour être franc, ces femmes me déboutent.
Si la morale avait valeur étalon, n’en serais je pas un digne représentant à vos yeux ?
Ps, vous devriez cesser de me regarder comme cela, coquine, vous m’excitez. L.S.
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Cher Liso, je vous ai répondu un long mail absolument divin et un bug a tout effacé !. je reprends donc mais si ma prose est plate, incapable de rivaliser avec la vôtre , veuillez m’en excuser.
Ainsi nous avons droit à votre coming out !
Pour la bonne cause ,je vois !
J’ai su faire sortir le loup du bois !
je suis à genoux, absolument, j’ai même posé mes lunettes !J’accepte le paiement en liquide mais sans lactose, s’il vous plaît, nature délicate, moi !
En tout cas, je vous rassure, je ne sors qu’en talons, n’appartenant pas à cette génération qui marche en basket et en canard !Quant à l’étalon de votre morale , il m’agrée tout à fait et j’en fais désormais la mesure de mes propos !!
Bravo pour votre clin d’oeil !
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Merci pour ce billet un brin caustique et merci de citer un monsieur comme Jean-Claude Michéa qui dit des choses beaucoup plus intéressantes que certains de nos « illustres philosophes en carton » invités permanents des média.
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@ hige
C’est un grand problème à toutes les époques, il y a bcp de fausses valeurs. On voit toujours les mêmes dix qui sont dans l’air du temps alors que d’excellentes pensées restent dans l’ombre.
C’est un des grands avantages d’internet de pouvoir les découvrir !
J’ignorais tout de ce monsiuer jusqu’à hier et je vais le découvrir grâce à Agoravox. -
Whahhhouu ! très marrant, très classe
(Faudra quand même vous expliquer sur « a volo » et « a nolo »)
C’est vraiment marrant mais bon, perso, je n’arrive pas à entrer dans cette réalité qu’est la prostitution. Le côté purement sexuel d’une relation, non seulement je ne suis pas, mais j’ai même un mal fou à piger.
L’acte sexuel, hormis Diogène de Sinope, est plutôt discret donc intime. Comme il requiert d’être deux, il faut donc un concept d’intimité partagée au plus petit cercle possible, le couple donc. Et pour accéder à ce concept d’intimité conjugale, il me semble qu’il faut installer comme un pacte de secret réciproque, de protection mutuelle de cette intimité. Le secret étant corollaire de l’exception, je vois mal comment et où s’installe ce pacte exceptionnel entre une prostituée et ses clients.
Dans leur cas, c’est finalement l’anonymat et lui seul qui compense l’absence de secret mutuellement protégé. On est alors tout près du cas de deux personnes faisant des choses en étant toutes deux masquées, sous burqa ou à travers une cloison percée d’un petit trou.
Pas satyre, je me découvre incapable de sauter davantage sur votre aimable satire-
Cher easy,
J’aime bien être « classe ». cela change. Le genre de femme qui me plaît est une héroïne de Hitchkock. Kim Novak dans « Vertigo ». Cette élégance féminine qui n’existe plus me fait rêver.
« A volo » vous connaissez, j’ai donc inventé « a nolo » de « nolere » ne pas vouloir, mais je suppose que ça existe !
Oui, le rapport des hommes avec la prostitution pose problème.. Payer quelqu’un quand c’est fini, savoir qu’il est là pour ça, rude, rude.
Le sexe est tout de même la porte de l’immortalité, voilà pourquoi peut-être le traiter par dessus la jambe ou par dessous ne lui donne pas un atome de son lyrisme. c’est donc un appauvrissement notable.
J’avais vu un reportage sur un prostitué masculin qui, en Australie, allait voir ses clientes avec sa petite valise (dedans champagne et sex toys.). Sa femme s’occupait du secrétariat.
Quand on voit des gens ,comme vous et moi, qui se livrent à ce genre d’atcivité, tranquillement , on peut être tenté de se dire « pourquoi pas », de la même manière quand un voit un couple, monsieur et madame tout le monde, qui va se faire mettre en public dans une boîte échangiste., mais d’autres valeurs nous paraissent supérieures.Qunat à deux personnes dans l’obscurité absolue...heu...Comment dire...Sans burqa évidemment...Quoique...Vend-on des burqas pour les jeux sensuels ????
Je crois que je viens enfin de leur trouver un usage sympathique !bonsoir monsieur le pas satyre !
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Eugnnnn ??
« »« »« »« A volo » vous connaissez, j’ai donc inventé « a nolo » de « nolere » ne pas vouloir, mais je suppose que ça existe ! « »« »« »
Bin non, je ne connais pas « a volo » en tant qu’expression latine incorporée au français au même titre que « a priori » .
« volo » (vouloir) « nolo » (ne pas vouloir) et « malo » (préférer) en latin oui ; « volo » en espéranto oui, mais « a volo » jamais vu.
Mais bon, une langue c’est fait pour bouger.
Sinon, là vous me répondez par un biais de morale. Soit.
Mais je suis tellement loin de piger le sexage sans attachement que je suis incapable de juger la prostitution. Bien ou mal, je n’en sais rien et cette énorme masse de gens qui jouent de la prostitution ne me gêne en rien, n’amoindrit en rien ma vision romanesque. Ce monde et moi, c’est l’indifférence absolue. -
@ easy
« a volo » s’emploie couramment dans l’expression « et tout a volo » (autant que tu le veux.)
ex : des bisous, des câlins et tout a volo !
Belle journée que celle ou l’on apprend qq.chose !
Bonne nuit !
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Eh beh, prochaine fois que je vais au Chinois, je lui dis qu’il peut afficher « Buffet a volo »
Il va être tellement content d’économiser 3 lettres et deux accents qu’il va p’tet m’offrir une tite soupe canard 5 parfums.
Merci qui ?
Merci Ariane !
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cher easy,
Votre resto chinois peut même augmenter ses prix car « a volo » ça fait plus chic ! Donc une étoile de plus. S’il vous file 5% de ce plus, j’en prendrai 2,5. C’est bien beau de critiquer le libéralisme mais il faut quand même avoir les pieds sur terre, mon petit canard !Des mercis avec des émoticons, non, non, non. pas assez !!
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En somme, cette agrégation, elle prépare au métier de maîtresse ?
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Oh oh, attention l’ami, il y a souvent un flux d’argent, donc un certain intéressement matériel au sein d’un couple, même marié, m’enfin une maîtresse n’est pas une prostituée. Dans le cas de cette dernière, seul l’argent l’intéresse et la gratifie ; elle prend même une certaine posture philosophique ou éthique pour rester sourde à tout échange autre que pécuniaire.
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@ Serpico
Comme c’est charmant ! -
Easy
D’accord mais une prostituée peut parfaitement tenir le rôle de maîtresse.
Dans tous les sens.
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Salsabil 19 novembre 2010 23:36Effectivement !
Dans tous les sens...
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Tall 19 novembre 2010 13:48Le jour où les femmes préféreront le porte-bagage d’un vélo au fauteuil de cuir d’une Jaguar, le monde sera socialiste.
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Cher Tall,
Tout dépend qui conduit le vélo !
Voulez-vous dire que les femmes sont responsables du capitalisme et que les banquiers ne fraudent que pour leur plaire ???
Seriez-vous de la famille du barbu qui a fait croire qu’Eve était à l’origine de tous les malheurs de l’humanité ?
mais je sais que ce n’est que plaisir de plaisanter ! -
Tall 19 novembre 2010 22:33Tout dépend qui conduit le vélo !
mais peut importe qui conduit la Jaguar ...( athée anti-clérical, épicurien, romantique et cynique ) -
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@Tall
Très drôle, vraiment très drôle !
Il ne fait pas vous laisser trop d’ouvertures ! Vous les saisissez tout de suite ! -
Tall 19 novembre 2010 23:17c’est l’instinct du mâle, chère Ariane ... vos ouvertures m’inspirent
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@ tall
il est bon d’aller se coucher en riant !
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Tall 20 novembre 2010 00:05je n’osais pas vous le proposer, chère Ariane
good night -
Ariane Walter nous dresse une caricature, non sans un certain talent littéraire, d’une société libérale qui serait « amorale » et nous ressert tous les poncifs catholicisants qui y sont associés. J’essaie, dans l’histoire récente, de trouver des exemples où les sociétés dirigistes qui ont voulu le bonheur des peuples contre leur volonté, ont montré plus de morale. Ces mondes autarciques où les passes droits face à une administration toute puissante se paient avec ce que apporter l’individu face à la machine aveugle, où le droit de cuissage est la règle pour arriver à gravir les échelles vers plus de bien être et de liberté, pour obtenir ce papier, ce visa, l’accès à cet appartement collectif...
Dans une société libérale, la femme a le choix d’utiliser son corps pour se donner le moyens de ses ambitions, dans une société dirigiste et centralisée où le pouvoir est au mains de quelques potentats et le machisme la règle, cette liberté de choix est inexistante, le désir du mâle dominant s’impose à la femme si elle est jeune en âge de reproduire.-
Par fifilafiloche (xxx.xxx.xxx.14) 19 novembre 13:49Dans une société libérale, la femme a le choix d’utiliser son corps pour se donner le moyens de ses ambitions, dans une société dirigiste et centraliséeC’est marrant, cette propension des libéraux à dichotomiser le monde !Pour eux, il n’existe que deux types de société ;- la société « libérale » ; c’est à dire la jungle, la société de l’individuation, de la perte de tout lien collectif, la société du chacun-pour-soi- la société -beurk- dirigiste et centralisée ; du style (ce n’est pas nommé, mais clairement évoqué) la société de type « communiste »Une distinction totalement caduque, accrochée aux vieilles antiennes libérales, pour effrayer le chaland...A aucun moment, ils ne parlent, jamais, de démocratie ; c’est à dire d’un système de société où les dirigeants sont élus, et oeuvrent en fonction de l’intérêt général ; c’est à dire les services sociaux, les services publics, la sécurité sociale, l’école gratuite, etc, etc... .Pour un bon libéral, l’intérêt général n’existe pas ; il n’y a que l’intérêt de l’individu ; c’est à dire, évidemment, l’intérêt, avant tout, de celui qui domine, passant sous un silence bien confortable la notion d’exploitation, de division, d’isolement....l’intérêt de l’argent-dieu !Un libéral ne perçoit, ne conçoit, n’envisage le monde que dans un système binaire ; noir ou blanc, 1 ou 0, bien ou mal, communisme ou libéralisme...Quand on sait, quand on voit, quand on constate ce que le système dit « libéral » a fait, fait et fera du monde ; à savoir un laminoir, une formidable foire d’empoigne où ne règne que la loi du plus fort, des mafias, des puissances financières, des banksters, des traders, des spéculateurs, on se rend compte de l’énorme supercherie qui consiste à qualifier d’un terme dérivé du substantif « liberté » un système où celle-ci n’a jamais été autant mise en péril, bafouée, piétinée...Dans une société « libérale, ni l’homme, ni la femme n’ont plus aucun choix (à part une toute petite minorité), si ce n’est celui de trouver les moyens de survivre, fut-ce au prix de leur liberté et de leur dignité (vendre son corps, par exemple, voire ses organes, pour certains..) .Plus que jamais, il reste à lutter contre cette supercherie, à oeuvrer pour un système qui ne soit ni dirigiste, ni centralisé, mais surtout ni oppresseur, exploiteur, affameur, meurtrier que le pseudo »libéralisme« ; un système qui remette l’homme, et l’homme social, au centre de son projet, de son fonctionnement, de son organisation, de sa direction, de sa maîtrise, et l’argent sous son contrôle..Ni communisme, ni pseudo »libéralisme« (qui ne sont que des dictatures), mais de réelles social-démocraties, avec restauration du rôle des états, où prime l’intérêt général, où les citoyens demeurent les maîtres du jeu, et peuvent se préserver des formidables dégâts, des catastrophiques conséquences d’une mondialisation »libérale" qui est en train de réduire l’homme (et la femme) au statut d’objet, de variable aléatoire, de matière à exploiter, et à jeter, une fois devenu non rentable...@ l’auteur ; pardon pour cette digression (mais pas tant que ça) à votre article plein d’humour et de justesse... -
Cher Sisyphe
Je vous remercie de votre réponse à Fifilafiloche qui me paraît tout à fait juste.
Si dans la société libérale, la liberté de celles qui ne sont pas dans les privilégiées, est de pouvoir se vendre légalement pour survivre, quelle liberté est-ce là ?merci de votre gentille appréciation.
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La démocratie sociale a bien existé, mon cher Sisiphe, sur l’exemple de la démocratie chrétienne allemande, de l’entreprise Japonaise ou de la très paternaliste entreprise familiale du Nord de la France.
Les solidarités y étant plus locales, elles y étaient plus solides. L’anonymat des superstructures nationales a tué la démocratie sociale, encouragé les abus de tous les côtés sur le principe du pas vu pas pris.Quant à l’asertion qu’il n’y aurait d’autre choix pour une femme que de vendre ses charmes pour « survivre », il me semble là aussi que l’on verse dans la l’épouvantail à oiseau le plus idéologique et donc le moins vraisemblable. Les Etats Unis sont paradoxalement le pays où la prostitution est la plus réprimée avec la pénalisation des clients. Au Vénézuela, par contre, le commerce de la chair y est culturel et le paiement en nature des faveurs de fonctionnaires loin d’être une exception, tout comme à Cuba.Je me rejouis de constater que votre vision d’un monde plus humain s’est recentrée sur la démocratie, Sisiphe, il vous reste maintenant à comprendre que la responsabilité individuelle est le seul garant de la pérennité de la démocratie, qu’elle ne peut être sans cesse prise en otage par les corporatismes. Vous avez fait déjà un grand pas, encore un petit effort. -
@ fifilafilocheet c’est vous qui venez me parler « d’épouvantail à oiseau idéologique », quand vous ne cessez d’agiter celui des -brrrrr- états dirigistes, et que, juste plus bas, vous venez citer le Venezuela et Cuba, avec les arguments habituels des néolibéraux, et en vantant les Etats Unis ?Vous connaissez l’histoire de la paille et de la poutre ?quant à ma « vision qui se serait recentrée sur la démocratie » ; recentrée par rapport à quoi, à qui ?Vous continuez d’essayer votre petite désinformation, pris de court dans votre propagande idéologique ?Trouvez UN SEUL de mes textes où je prône autre chose que la démocratie, qu’on rigole...et pour ce qui est de (je cite) « la responsabilité individuelle (qui) est le seul garant de la pérennité de la démocratie, », mon pauvre, vous trahissez de nouveau votre dogmatisme idéologique néolibéral, dont tout le monde peut constater aujourd’hui les dégâts, retombant dans la caricature même que je dénonçais plus haut , dans un total déni de réalité, et en écartant, comme tout bon néocon, l’aspect SOCIAL et collectif qui sont les fondements mêmes de la démocratie.Quand vous parlez de la démocratie, vous ne savez pas ce que c’est ; vous ressortez votre petit discours formaté qui ne tient pas une seconde devant la réalité des FAITS.L’intérêt collectif n’a rien à voir avec les « corporatismes ; mais je sais que c’est une chose inassimilable pour vous...Alors, si moi, j’ai »fait un grand pas", j’ai le regret de vous dire que vous aussi, mais.......... en arrière, comme tout bon néolibéral.Et, formaté comme vous l’êtes, j’ai bien peur que tous les efforts possibles n’y changent pas grand chose...D’un âne, on ne fait pas un cheval de course.... et d’un propagandiste dogmatique, on ne fait pas un citoyen lucide et honnête..Désolé... -
dans tous les gouvernements qui se sont succédés,on a déjà les branleurs agrégés,et des salopes certifiées ....
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@ Kitamissa
excellent et malheureusement vrai ! -
@tall
vous avez tout compris....c’est le grand malheur de la civilisation humaine finalement-
Salut Ariane,
Excellent ton article !
Alors on peut imaginer tout un cursus :
CAP :Certificat d’Aptitude à la Prostitution
BTS : Brevet de Technicien(ne) du Sexe
Bac Pro, option « inflation »
Et après, toute une filière en fac, aboutissant à l’agreg’ !
Voilà de quoi « relancer » l’Education Nationale :
Des programmes à mettre en place, recruter des enseignants, organiser les exams’, organiser les TD......
Qui dira après que l’EN n’est pas en phase avec le milieu professionnel ?
Bon, si jamais tu as des tuyaux pour les recrutements, je peux t’envoyer un CV si tu veux....
Non allez, je déconne !
Enfin, si notre société continue de se fourvoyer comme elle le fait actuellement, peut-être que les conneries que je viens d’écrire deviendront réalité ?
Ce n’est pas souhaitable, bien entendu !
Take care Ariane !
H /
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Cher Hunter,
J’attends ton cv avec impatinece. n’oublie pas de joindre quelques photos ! -
Donc, si j’ai bien compris et en espérant rester dans cette finesse humoristique si agréable à lire de temps en temps, il faut aussi réformer les lois applicables en la matière (dépenalisation du raccolage, de l’activité de souteneur, ...).
Il faut aussi penser à la fiscalité. Aura-t on droit, à la signature d’un contrat d’offrir « une fille » à la place d’un resto. Si oui, la TVA sera-t elle à 5,5% ou à 19,6%. Y aura-t il une différence si l’on consomme sur place ou à emporter ?
Et, point final, peut-on demander à des députés complétement désagrégés de s’occuper de cette affaire ? Je serais très intéressé de voir la teneur des (d)ébats.
Merci pour ce billet d’humour-
@ Dogon,
Excellentes remarques, effectivement fondamentales !
A mon avis, il ne faut pas laisser traiter ce sujet délicat, par des députés desagrégés comme vous dites !
C’est à nous citoyens, de prendre l’affaire en main !
Cordialement
H /
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J’ai bien aimé ce texte et ces jeux de mots et sous entendus merci.
Pour les agoravoxiens qui nageraient un peu dans la purée de cette prose je leur conseille de consulter nos foot-balleurs qui sont des pros dans la matière.Je me permets d’étoffer cet article avec divers positions possibles je ne vous froisse pas car je sais que vous avez le sens de l’humour.Cdt.-
@ Patou,
je consulterai vos diverses propositions ce soir dans mes draps après un bon bain ! -
J’adore ces photos.
Ah, dormir, la meilleure chose à ne rien faire ! -
Excellent texte, u e fois de plus, Ariane, et je regrette beuacoup de ne pas être chez moi pour en discuter plus longuement.
J’ai beaucoup aimé la comparaison du « soleil » Michéa et de la « loupiote » BHL. Criant de vérité !
A très bientôt.-
A très bientôt, Fergus !
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Chère Arianne, serez vous canditate lors de la prochaine érection présidentielle ?
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Cher Eugène
Mon voeu le plus cher est de se faire dresser les foules ! -
« »« »« »« »« Mon voeu le plus cher est de se faire dresser les foules ! »« »« »« »« »« »"
Oh la la, Ariane ! oh la la , c’est plus de la braise à ce niveau là du désir, c’est d’la bombe !
Et en plus, on dirait que ça presse !
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@ easy
C’est qu’il est excitant ce cher Eugène avec sa barbe qui doit chatouiller !
Vous , avec votre vignette abstraite, vous portez plus à simple supputation, évidemment ! -
Ah ah, cher Eugène, t’es repéré ma canaille. Ariane a tout comprite.
Les tites fleurs à zabeilles, le chapeau à siestes pas sérieuses, la poitrine au Zéphir, la barbe chatouilleuse, la narine dilatée, l’oeil par-dessus les grandes gloires, monsieur se contente des tites récréations, des jeux de papillons, de nectar et de pistil tendu.
Comment ils sont devenus malins les libertins, comment ils se sont mis au green whashing eux aussi.
Trop fort.
Bon, bin moi, je découvre que je suis à la remorque.
Faut que je retourne méditer.
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@ hunter,
Tout-à-fait d’accord ! Et je dirais même à pleine(s) main(s).Je n’ai parlé que des députés. Imaginez si cette loi était présentée au Sénat !!! Bachelot pourrait racheter les labos qui produisent le Viagra (et les médocs contre Halzeimer)Un autre (d)ébat humoristico/politique a régler, et pas des moindres.Quelque soit la personne choisie, il y a des chances qu’il y ait d’autres candidat(e)s. Donc, si on en choisit une(un), ne risque-t on pas de se retrouver devant un tribunal pour discrimination sexuelle ? Si elle est blanche, pour discrimination raciale ? etc... La HALDE va avoir du boulot.-
@ Alchimie
Ce que j’aime dans la pensée de Confucius est l’importance qu’il accorde au choix juste des mots.
je vous raconte l’anecdote suivante :
Le Confucianisme prônait le respect des parents. Un jour un fils vient voir Confucius et lui dit « je suis vos préceptes , maître, mon père m’a cassé un bâton sur le dos et je n’ai rien dit.
Confucius lui répond : Tu as eu tort. je t’ai demandé de respecter ton père et non pas un fou qui te bat. »Pour vous le mot « économie » signifie la machine infernale contre laquelle personne ne peut rien et qui saigne les uns au profit des autres., Ce n’est pas l’économie, c’est la dépense inutile des forces vives d’une nation.
Michéa n’est pas simpliste. Il va droit à l’esprit et au coeur.
mais c’est peut-être votre définition de simpliste.Quant à cette Allemagne qui est la seule à prôner ce genre d’activité, n’est-ce pas cette même Allemagne que l’on nous donne en exemple pour ses bons résultats ?
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cher alchimie,
le problème est que cette société qui avait tant progressé en abolissant l’esclavage et en donnant la parole aux plus faibles est actuellement en train de régresser. Là est le problème.Le problème ne vient pas de l’économie, science juste mais du banditisme international qui joue avec l’économie.
pas besoin de connaître les règles de l’économie pour parler de l’état de notre monde puisqu’elles sont bafouées par bon nombre d’acteurs de cette tragédie. -
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J’apprécie beaucoup votre article et la fine ironie dont vous faites preuve, mais je regrette que vous cédiez au bombardement idéologique en admettant que l’économie serait une science.
L’ÉCONOMIE N’EST PAS UNE SCIENCE !L’économie est l’habillage mathématico philosophique du discours de justification de l’ordre existant par ceux qui en profitent et à leur bénéfice exclusif.
Il n’y a pas de lois de l’économie comme il y a des lois physiques ou biologiques, il n’y a que la sacralisation, la fétichisation d’une certaine règle du jeu, une parmi mille autres imaginables, dont le seul mérite est d’être effectivement mise en œuvre, non, en vertu de je sais quelle « nature », mais bien plus prosaïquement, par l’usage de la force, fut-elle feutrée et parfois invisible.
Le discours économique est essentiellement un discours de la domination qui vise à un effet de sidération des dominés et comme disait Lacan après Leibnitz : "Une langue propre à fermer la bouche à la canaille !" Les deux bien évidemment infatués de leur « Science » qui leur conférait la place éminente d’augure en dernier ressort.Il peut certes exister une discipline, et certainement pas une science, nommée Économie Politique, laquelle examinerait les conséquences des multiples règles du jeu que l’on peut mettre en œuvre, mais en aucun cas une « science » économique, élaborées depuis je ne sais quel empyrée du savoir, et qui s’imposerait comme des oukases divins aux pauvres de nous que nous sommes, impuissants à contrevenir à des « lois » soi-disant naturelles et qui n’existent que dans les contes bleus des dominants.
Aucune « loi » de la nature n’impose que l’exploitation de l’homme par l’homme soit la seule manière possible de produire des richesses et de les partager. La seule « loi » en œuvre pour conduire à ce résultat si profitable pour les « happy few » est celle du rapport de force entre ceux qui doivent impérativement se vendre pour survivre et ceux qui ont les moyens d’attendre pour acheter cette force servile au meilleur prix. Aidés en cela d’ailleurs par une architecture très élaborée de lois et de règles mises en œuvre par la force.
Je voudrais bien savoir quelle « loi » économique impose que la famille royale d’Angleterre et le prince Albert de Monaco, fassent partie des premiers bénéficiaires de la Politique agricole commune... Au motif que ces braves gens sont... des éleveurs de chevaux !
Je voudrais bien savoir quelle « loi » de la nature permet au capital financier d’exiger des rendements de 15% l’an à des économies dont le taux de croissance officiel ne dépasse pas les 2%.
Je voudrais bien savoir au nom de quel décret divin les mille plus riches de la Terre possèdent à eux seuls autant que le Milliard le plus pauvre.
Etc...Etc...
C’est pourquoi la petite escroquerie consistant à baptiser Prix Nobel d’économie, le prix de la banque de Suède est si profitable au système, elle fait croire au vulgus pecum que l’Economie est aussi rigoureuse et légitime que la Physique ou la Chimie. Ce qui est une imposture odieuse.Savez-vous qu’elle fut la grande « découverte » du dernier « Nobel » en date ?
Le bon apôtre a « prouvé » que plus les allocations chômage étaient importantes et plus le retour à l’emploi était tardif ! C’est-y pas beau ?
Ergo : supprimons les, et vous verrez les gueux se jeter à genoux pour accepter n’importe quoi à n’importe quel prix !
"Ah la belle science que voilà !" aurait dit Sganarelle...
D’ailleurs, Mr Cameron en a instantanément fait son miel qui veut obliger maintenant les chômeurs britanniques à travailler à l’œil. Comme on voit les applications pratiques sont immédiates.D’ailleurs l’on ne comprends pas pourquoi le camarade Staline avec son principe : « qui ne travaille pas ne mange pas ! » ou plus justement « qui n’obéit pas ne mange pas ! » n’est pas nommé Nobel d’or par cette élégante académie... Au titre de grand précurseur...
Ou l’on voit que dans une autre « économie » aux principes à priori radicalement opposés, il se voit proposé la même réponse à la question qu’Aristote posait comme prolégomènes à toute réflexion économique : « Comment dominer les esclaves ! »
C’est pourquoi votre badinage sur la qualification des prostituées est tout à fait « économique » en dépit des protestations d’Alchimie.
Toujours enchanté de vous lire...
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cher Mike, si je développe une fine ironie, vous développez une puissante logique. Vous exprimez ce que je ressens d’une manière que je retiendrai car parfois je n’ai pas d’arguments à opposer à ceux qui veulent mettre leur langue dans ma bouche.
Vous me donnez des détails que j’ignorais sur ce fameux prix Nobel. Tous les jours nous découvrons l’emprise de ces forces vendues qui ne savent qu’acheter.Merci vraiment de votre réponse que j’ai lue avec grand plaisir.
Tellement juste. Et une pensée juste rend la journée qui commence plus joyeuse. -
alors si ce n’est pas une science , la philosophie, la sociologie , la phsychologie en fait toutes les sciences qu’on dit humaines n’en sont pas
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@lagabe
tout à fait, les seules « vraies » sciences émontrable sont les mathématique et la physique/chimie.... -
pute ou pas pute les femmes sont de plus en plus délurées ,
pas plus tard qu’ à midi je lève une super rousse , yeux verts et tout , roulée comme un cigare , je l’ emmène dans ma garçonnière et je lui fais :Un whisky ?Un doigt me susurre-t-elle .... ,Vous voulez pas d’ abord un whisky ?( bravo Ariane )-
@ Rocla
So funny captain !!! -
je rappellerais la définition d’une entreprise
Analysons maintenant la définition que François Perroux, un des plus grands économistes français, donne de l’entreprise, dans son ouvrage Le Capitalisme.
« L’entreprise n’est pas une unité de production quelconque. Dans toutes les formes d’organisation (socialisme, artisanat, économies fermées), les personnes et les choses sont groupées en petits ensembles, subordonnés a une même direction qui se propose de porter au maximum un résultat jugé avantageux. Une confusion bien inutile est répandue par certains interprètes qui placent toutes ces unités de production sur le même plan, sans discerner en chacune ses traits propres. L’entreprise présente divers caractères qui permettent de la concevoir et de la reconnaître sans ambiguïté.
Elle ne combine pas des facteurs de la production considérés en nature et elle ne se propose pas d’obtenir un produit considéré en nature. Elle combine les prix des facteurs de la production et elle tend a obtenir un produit évalué lui-même en termes de prix. La combinaison technique n’est qu’un moyen de la combinaison économique.
L’optimum économique seul est décisif non le maximum technique. Par là, l’entreprise se situe dans le cycle indirect de l’échange (facteurs, marché des facteurs, achat des facteurs, combinaisons des facteurs, vente du produit, marché du produit) et non dans le cycle appelé parfois direct ou élémentaire (besoin-nature) : ce dernier est presque négligeable`dans les" sociétés évoluées.
L’entreprise combine les facteurs de la production en vue d’obtenir un produit qu’elle écoule sur le marché. Elle ne tend pas immédiatement et principalement à satisfaire les besoins de ses membres. Elle s’oppose sous ce rapport a diverses unités de l’économie agricole ou des économies fermées de villa et de domaine avaient pour objet principal d’assurer la subsistance de leurs membres. Pourvu qu’elle puisse vendre son produit au coût ou au-dessus du coût l’entreprise est satisfaite. Elle répond à l’appel des besoins solvables sur le marche ; elle se conforme à la hiérarchie de leur solvabilité et non à celle de leur urgence appréciée en termes de laboratoire ou par référence à la morale d’un groupe.
L’entreprise combine techniquement et économiquement des facteurs de la production qui lui sont apportés par des agents distincts de l’entrepreneur. Ce sont les travailleurs salariés. Ce sont les capitalistes prêteurs. Tandis que l’exploitation artisanale sous ses formes originaires implique combinaison de facteurs qui, pour la plupart, sont fournis par l’artisan lui-même, l’entreprise n’apparaît que lorsque le marché des facteurs de la production lui fournit une partie substantielle ou la plus large part du travail et du capital qu’elle emploie.
Les calculs et les paris économiques par lesquels l’entreprise met en oeuvre une combinaison productive, sont rattachés à un même patrimoine. Le patrimoine est l’ensemble juridique et économique de valeurs par référence auquel ces calculs et ces paris revêtent un sens. Il donne son unité a l’entreprise à établissements multiples. L’avantage que, comme toute unité de production, l’entreprise s’efforce de porter au maximum n’est autre que son revenu monétaire net ou profit. »
le passage le plus important est la
"L’entreprise combine les facteurs de la production en vue d’obtenir un produit qu’elle écoule sur le marché. Elle ne tend pas immédiatement et principalement à satisfaire les besoins de ses membres. Elle s’oppose sous ce rapport a diverses unités de l’économie agricole ou des économies fermées de villa et de domaine avaient pour objet principal d’assurer la subsistance de leurs membres. Pourvu qu’elle puisse vendre son produit au coût ou au-dessus du coût l’entreprise est satisfaite. Elle répond à l’appel des besoins solvables sur le marche ; elle se conforme à la hiérarchie de leur solvabilité et non à celle de leur urgence appréciée en termes de laboratoire ou par référence à la morale d’un groupe."
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Article à première vue amusant.....a deuxième beaucoup moins....un peu incomplet dans le genre humour noir :......à l’agrégation pour la prostitution féminine .....on peut rajouter le BAC (B.....A...C...) ...pour la masculine ?.....Le Brevet de Tripotage des S.... pour celle mineurs ?....
L’humour, la belle écriture, l’exercice de style....ne suffisent parfois pas sur de tels sujets......bien que l’’humour et la dérision restent bien trop souvent la dernière arme....
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@ Alchimie
Ah ! Non, je ne pense pas que Michéa dise que c’était mieux avec la morale religieuse. Absolument pas. il constate simplement les dégâts qu’on fait les fanatiques puisqu’ils ont donné naissance à une autre forme de fanatisme qui est le libéralisme.la moralité d’antan est ce qui a permis dans bien des familles d’éviter l’inceste par exemple.
il ne faut pas caricaturer les religions, quand elles sont nobles et les morales qui sont indispensables. La raison doit maîtriser les instincts disait platon, non ?pour ma part je ne préfère ni la moralité d’antan ni l’amoralité actuelle mais tout simplement la morale. Mot vieillot qui n’est pas chic mais qui évite bien des chocs !
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Michéa raconte n’importe quoi. Moi je suis libéral et je sais pourquoi je le suis :
Je ne peux pas supporter l’idée qu’un individu ou groupe d’individus puissent décider en mon nom de ce qui est bien ou mal, de ce que doit être le monde ou ne le doit pas. Et c’est pourquoi je préfère m’en remettre à cette entité indéfinissable qu’est le marché pour décider de ce qui sera ou non car avec le marché et ses lois implacables, j’ai le sentiment que personne n’a réellement le pouvoir de décider de mon avenir, sinon moi-même et cette vague main invisible en laquelle tout libéral met presque religieusement sa confiance. Je crois que vous ne pouvez pas comprendre la foi dans le libéralisme sans appréhender la puissance de ce désir de préserver notre liberté qui nous étreint.
Quand j’entends des gens me dire que le marché est une machine aveugle et sans conscience, loin de me faire peur, cela me rassure. Je suis heureux de savoir que personne en particulier n’a la capacité de diriger le monde et de m’imposer ses choix de vie. Et, parce que je sais que les impératifs économiques s’imposeront toujours aux hommes sur toute autre considération, même religieuse, j’ai la certitude rassurante qu’il me suffit de défendre le libre cours de la vie économique pour garantir la préservation de ma liberté.
En effet, certains s’affolent par exemple de la progression de la population musulmane en France et des dangers que l’islam ferait selon eux courir à notre liberté. Mais moi ça ne m’affole pas car je sais que si l’on peut garantir à la majorité des musulmans, comme aux autres citoyens, une maison, une voiture, ainsi que des vacances ou des études à payer à leurs enfants alors forcément, au moment de voter, les impératifs économiques s’imposeront à eux au-delà de toute autre considération. Et pour préserver leur petit monde, ces gens n’auront jamais d’autre choix que de se prosterner avec moi devant le Seul et l’Unique dieu marché. Et jamais ils ne menaceront ma liberté, ils participeront au contraire par leur nombre à rendre la puissance d’entraînement de la machine encore plus implacable .
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@ Tiberius
J’aime bien votre nom d’empereur romain qui va bien avec votre style classique, glacial par les idées qu’il évoque.
variété de la nature humaine.
Vous expliquez bien les raisons de votre préférence.
L’argent achète tout. Voilà ce que vous dites.
Même nos bons amis musulmans.
Et cela vous rassure.
Car celui que l’on achète est notre client ou notre esclave.
Il va vous arriver des malheurs, cher Tibérius.
Vous allez être moins tranquille .
parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de gens .qui veulent se battre contre ce monde làp.
Faciles à acheter ?Qui vivra verra.
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@ Ariane Walter
L’argent achète tout, en effet et en l’occurrence, ce que je vous disais, c’est que je compte sur lui pour acheter la paix et la soumission de mes semblables à un monde où l’individu est le seul maître de son destin, car le marché, lui, n’a pas d’âme ni de volonté propre qui puisse s’opposer à la nôtre. Le marché est juste une force de la nature avec laquelle nous composons. Et je dois dire que cette conception du monde m’est plus agréable que celle où un petit groupe d’hommes, au nom de leur morale, entendent décider pour moi de ce que devrait être ou non le monde.
Du reste, nos opposants ne sont pas aussi nombreux que vous le dites et de moins en moins dirais-je même. A vrai dire, la seule chose par laquelle les anti-libéraux croissent ces temps-ci, c’est par leur agressivité. Plus ils réalisent l’indéfectibilité de l’essor libéral, plus ils se déchaînent, un peu comme ses étoiles qui au soir de leur existence libèrent d’un coup tout ce qui leur reste d’énergie. Mais si brillante soit la supernova, le fait est que ça n’est jamais rien d’autre qu’une étoile sans avenir et qui crève. N’est-ce pas ?!
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"... cette entité indéfinissable qu’est le marché pour décider de ce qui sera ou non car avec le marché et ses lois implacables, j’ai le sentiment que personne n’a réellement le pouvoir de décider de mon avenir, sinon moi-même et cette vague main invisible en laquelle tout libéral met presque religieusement sa confiance. Je crois que vous ne pouvez pas comprendre la foi dans le libéralisme sans appréhender la puissance de ce désir de préserver notre liberté qui nous étreint.
(...) se prosterner avec moi devant le Seul et l’Unique dieu marché. "On ne saurait mieux exprimer la caractère de délire idéologique que représente la doctrine néo-libérale.
Une petite parodie pour vous répondre :
Le libéralisme est l’âme d’un monde sans âme, l’esprit des temps privés d’esprit.
Le libéralisme est l’opium du bourgeois ! -
@ J’aime votre froideur, Tibérius, très diabolique, mais je sais que c’est un rôle comme celui de Iago dans Macbeth. En réalité vous faites toutes les manifs et vous allez voter mélanchon. C’est pour ça que je vous réponds. En fait nous sommes complices. Ah ! mardi, je vais devant la Mairie de ma petite ville pour faire du bruit avec des copains.Protestations contre ce monde libéral dont nous voulons nous libérer.Ca vous dit ????
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Cher mike,
J’aime vos définitions. Car dompter l’âme du monde et des hommes est impossible. Simplement transitoire jusqu’à ce qu’ils se retournent et dévorent la main qui les lie. -
Et vous, vous feignez le déni Ariane
Cela dit, il est bien certain que le discours de Mélenchon ne s’adresse ni à vous ni à moi, mais uniquement aux sots sans grande instruction qui votent habituellement pour l’extrême gauche. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut sous-estimer l’utilité de Mélenchon sur la scène politique. Car à l’instar de Sarkozy, Mélenchon n’hésite pas à s’adresser aux extrêmes, à leur tenir les discours populistes et bébêtes qu’ils ont envie d’entendre ceci afin de les arracher au vote stérile d’extrême gauche. Au final, les électeurs en question devraient venir grossir le nombre des sociaux-libéraux du PS et participer au maintien d’une ligne économique libérale. Bref l’homme à son utilité, mais il n’aurait besoin ni d’une socialiste ni d’un ultra-libéral de l’UMP dans ses rangs. Nous y sentirions le souffre...
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@Tiberius
« Je ne peux pas supporter l’idée qu’un individu ou groupe d’individus puissent décider en mon nom de ce qui est bien ou mal, de ce que doit être le monde ou ne le doit pas »OK, je vous prends aux mots : supprimons toute entreprise non individuelle, car ces dernières décident bien en mon nom ce qui est bien ou mal : si je bosse pour Monsanto, elle a bien décidé que les OGM c’est le bien, non ?le problème fondamental chez vous Tiberius, c’est que vous n’avez pas compris que tout acte que vous faite est politique, elle est la conséquence d’un choix de votre part, et non d’une réaction à un stimulus comme vous rêveriez qu’elle soit (je vois, j’achète)Les idélologies qui façonnent notre mode de pensée et qui existent depuis que l’homme est sur terre ne disparaîtront jamais, car elles ne sont que la résultante de la volonté exprimée par la majorité ; pendant quelque temps, le libéralisme était cette idéologie dominante, mais à cause des très nombreux dégâts qu’elle provoque, elle sera remplacée par autre chose, quoique vous fassiez...autre chose amusante, ce que vous appelez le marché n’est jamais que l’idéologie dominante d’un ensemble d’autre êtres humains comme vous, vous êtes donc totalemnt sous leur influence...et comme ces gens ne sont pas représentatifs de l’humanité, vous ne faite que de valider l’idéologie de la caste dominante, celle qui possède et vous assujeti -
Mais justement, c’est tout le contraire ! Monsanto n’a pas le pouvoir de nous imposer quoi que ce soit. Ce ne sont pas les entreprises qui décident si leurs marchandises vont ou non se vendre mais le marché. Or le marché nul ne peut le contrôler et Monsanto pas plus qu’une autre. Pour paraphraser la Bible, l’on pourrait dire que les entreprises proposent et le marché dispose. Si Monsanto avait le pouvoir d’obliger qui que ce soit à acheter quoi que ce soit, alors au lieu de dépenser des milliards à développer des OGM, Monsanto obligerait tout bonnement les agriculteurs à acheter des semences normales aux prix des semences génétiquement modifiées.
Quelqu’un m’a dit un jour à propos du libéralisme que c’était comme s’asseoir les bras croisés au volant d’une voiture qui dévale une pente en roue libre. Et je lui ai répondu que la réalité était encore bien pire car si dans la voiture nous avions un pare-brise qui nous permet de voir ce que l’avenir nous réserve, en économie nul ne connaît l’avenir ! Donc pour reprendre l’image de la voiture, c’est comme être au volant d’un véhicule lancé en roue libre sur une pente et dont le pare-brise serait de surcroît opaque. On a des vitres sur les côtés pour voir le présent, des rétroviseurs pour voir le passé, mais de ce que nous réserve l’avenir, on ne sait rien et il faut alors choisir de tourner le volant ou de faire confiance à la main invisible pour prendre les bonnes décisions.
Eh bien moi je me dis que si les lois du marché ne sont en définitive que la transposition aux sociétés humaines des lois de la jungle, qui suis-je pour les remettre en question ? La jungle et ses lois existaient bien avant que l’humanité n’apparaisse. Pourquoi ces lois cruelles sont-elles ce qu’elles sont, je n’en sais rien, mais si la vie les a choisies et a pu survivre aussi longtemps en s’y conformant, alors je peux bien moi-même leur faire un peu confiance pour guider mon véhicule dans ce futur ténébreux qui s’ouvre sous mes roues. De toute façon, je n’ai aucune idée de l’endroit où l’on va et je ne peux même pas choisir d’aller à un endroit que j’aurais voulu, vu que je n’ai aucune véritable certitude quant aux conséquences mes décisions, si je tourne le volant dans un sens ou dans l’autre.
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Salsabil 19 novembre 2010 19:53Bonsoir Ariane,
Hmmmm ! Ce texte est truculent, c’est un vrai bonheur pour les zygomatiques.
Comme Fergus, (que je salue chaleureusement au passage), j’ai beaucoup apprécié la comparaison loupiote/soleil, de même que « Taoïsme et virginité dans les grandes surfaces. ». « Réciprocité dans la sodomie orientale. »
D’ailleurs à ce propos de réciprocité le cursus « agrégatoire » est-il potentiellement ouvert aux hommes ? Ha ! Ha...
Amitiés et merci pour ce petit moment de plaisir inflationniste.
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@ Salsabil,
Alors, la vadrouilleuse !Oui, que font les hommes ? S’il y avait une agreg mâle de prostitution, je serai intraitable sur le massage des pieds ! On va concocter un programme !
A bientôt !
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Salsabil 20 novembre 2010 00:04Ma chère,
Tu t’éloignes de ton sujet !!!
Je serais intransigeante sur le cunnilingus avec déclinaisons respectées, le calcul du fuselage jambien, le potentiel musculaire de la quadrature de l’espace inter-épaulien du zouave en question. Non, mais !
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@ Salsabil
Je t’engage !
premières auditions dès lundi ! -
Pour les notations, La meilleure est celle ayant son point G.
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à Alchimie
C’est ma première conversion.Je suis émue !
-
De BAUDELAIRE :
« L’homme est un animal adorateur.
Adorer, c’est se sacrifier et se prostituer. Aussi tout amour est-il prostitution.
L’être le plus prostitué, c’est l’être par excellence, c’est Dieu, puisqu’il est l’ami suprême pour chaque individu, puisqu’il est le réservoir commun, inépuisable, de l’amour. »
(Mon Cœur mis à nu)« L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution.
Dans un spectacle, dans un bal, chacun jouit de tous.
Qu’est-ce que l’art ? Prostitution. » (Fusées)-
Pas mal ! Très habile, Senatus !
Difficile de vous critiquer !
Si Baudelaire s’en mêle !Disons que le jour où il a écrit ça, il devait supporter une crise aigüe de spleen !
-
C’est quand on aime en attendant une contre-partie que l’on commence à aborder le domaine de la prostitution.
« Adorer, c’est se sacrifier et se prostituer. Aussi tout amour est-il prostitution. »
L’amour n’est un sacrifice que si on en devient dépendant. Celui ou celle qui a le vrai amour au coeur ne connait pas la dépendance. Qu’est-ce que le vrai amour ? Quelque chose comme l’mour inconditionnel.
Dans nos sociétés, on confond tellement aimer et s’approprier.... -
@ Cher Philou
Hola ! Hola ! vaste problème !
Le véritable amour ne connaît pas la dépendance ?Le véritable amour dans nos veines est la drogue la plus violente.
Lorsque je te vois, lorsque je te touche tu m’incendies.
Nous dépendons de l’amour comme des fous.L’amour d’un autre, des autres est une telle joie qu’en être privé est un enfer de souffrance.
Mais cet amour-là ne serait pas le véritable amour ? -
Je préfère la réponse d’Ariane... Plus proche de la vérité, et de mon idée du mot et de la chose, idée empreinte, je l’avoue, de romantisme :
« Dépouille devant tous l’orgueil qui te dévore,
Coeur gonflé d’amertume et qui t’es cru fermé.
Aime et tu renaîtras ; fais-toi fleur pour éclore.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;
Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé ».... Le silence qui suit est encore de Musset !
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Sex is the most beautiful thing money can buy.
Le sexe est encore la chose la plus merveilleuse parmi toutes celles que l’on peut s’offrir avec de l’argent.
L’argent est en effet incapable de nous acheter des vraies valeurs. Ni intelligence, ni amour, ni passion créatrice, juste un peu de jouissance physique, et c’est déjà beaucoup. Tellement que la bonne morale religieuse s’en trouve rudement concurrencée et tire à boulets rouges sur toutes celles et ceux qui ont décidé de disposer de leur corps comme bon leur semble.
Il est étonnant que la peripathétologie ne fasse pas encore partie de la panoplie universitaire, le cursus est pourtant intégré dans toutes les bonnes écoles de commerce, sans être nommé explicitement, ça va de soi.
Personnellement, si je pouvais vendre ce genre de services à des femmes belles et gentilles, je n’hésiterais pas une seconde. Mais aucune n’en veut, c’est bête, je suis pourtant pas cher. Il faut dire que je n’ai pas fait l’école de commerce, ça doit être pour ça ...
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Premier éclat de rire du matin, deneb !
Je pensais justement à ce plaisir qu’il peut y avoir, au moment où l’on décroche son tel en mettant le doigt sur un super nana, présentée sur un catalogue et en disant, sortant sa carte bleue : « oui, celle là, pamela ». 18h au Ritz. Exact !"
C’est un plaisir d’autant plus grand que l’on a été dans une vie antérieure un loup non dominant et que l’on a passé sa triste vie à voir le patron se taper les belles et les autres. Houhouhouhou !!!
Et elle arrive au Ritz (un peu vieillot à mon goût mais le nom est joli) et elle est toute souriante. on veut lui mettre tout de suite la main aux fesses, no problem, on lui dit à genoux, on lui présente...une tasse de thé car on a un fantasme, qu’une fille prenne un thé à genoux pendant qu’on se lave les dents... et tout le reste...fais ci, fais ça....On se sent le maître du monde peut-être...
C’est quand il faut payer qu’on doit se sentir minable parce que tout ça une petite douce aux yeux clairs ne vous le donne pas en chuchotant des mots doux..
Ah ! Non ! On a payé en CB, pardon !
Puis elle part et on est seul...
Comme le vieux loup d’autrefois.
Merde il va falloir recommencer.
On n’est pas le maître du monde...Deneb, suivez des cours de relooking.P our commencer , changez votre photo qui n’est pas assez homme fatal. Vous m’en donnerez des nouvelles !
Houhouhouhouhou !!!!!! -
« ...un fantasme, qu’une fille prenne un thé à genoux pendant qu’on se lave les dents... »
Le problème après, c’est de nettoyer le dentifrice sur les murs de la salle de bain...
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Deneb,
Hihihihi !!!! Quelle puissance ! mais il faut que le tube de dentifrice soit neuf car, dans le cas du mien, que j’ai le malheur de ne pas refermer, il est plutôt du style « peine à jouir » ! Il faut vraiment s’acharner pour qu’il montre le bout de sa pâte !
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Regardez le bon côté des choses, car si le dentifrice est trop sec pour sortir, c’est que l’âge l’aura au moins rendu rigide votre tube...
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Arianne : en tant que femme, vous ignorez probablement cette particularité du fonctionnement masculin, mais l’énergie necessaire à l’allumage de la jouissance masculine n’a strictement rien à voir avec le débit du liquide séminal.
Heureux d’avoir peut-être contribué à votre déjà immense érudition.
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Pardon, Ariane, j’ai écorché votre prénom dans le post précedent. Pour ma peine, vous seriez en droit de me demander : mais pourquoi tant de N ?
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@ Deneb
Merci, merci ! J’ai toujours été nulle avec ces histoires de problèmes de robinets ! -
L’art de la plomberie a toujours contribué au bonheur et à la paix des ménages.
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Cher deneb,
Très en forme , ce matin ! Tous les matins ?Deneb n’est pas une étoile d’Orion ?
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@ Tibérius
mais vous savez plaisanter, ma parole ! -
Non, ma petite Ariane, Deneb est une étoile du Cygne, une des plus brillantes à nos latitudes. Très lointaine, mais énorme. Dans Orion, vous avez Rigel et Betelgeuse, candidate à la supernova dont on pourrait craindre quelques ennuis pour notre petite planète.
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Tiberius :
J’ai entendu 2 septuagénaires discuter :
A :- A 20 ans je n’arrivais pas la plier d’un pouce, à 40 je suis arrivé à la plier un peu, aujourd’hui je la plie carrément en 2.
B :- C’est fou ce que l’on gagne comme force dans les bras avec l’âge !
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Cher Deneb,
Voulez-vous dire que deneb a un puissant albédo ? Ah ! Non ! L’albédo est le reflet de la lumière sur un corps et non la lumière même.
Deneb du Cygne...Quel beau nom... -
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Ariane : Non, en tant que corps rayonnant, Deneb ne peux pas avoir d’albédo. Mais ça ne veut pas dire que je ne réfléchis pas, hein
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Cher Deneb,
je sais même que la planète qui a le plus fort albédo du système solaire est Encelade, une lune de saturne parce qu’elle est tout en glace, toute belle car se mirent sur sa surface les anneaux de Saturne !
Signé : mademoiselle qui ramène sa (petite) science !
Encelade de Saturne , c’est un très beau nom aussi.Je sais que vous réfléchissez ! Quel esprit !
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Ariane, c’est justement Encelade qui a de grandes chances d’abriter une vie extraterrestre. En effet, sous la croute, on suppose un océan de l’eau liquide, dont la température serait entretenue par la gravité de Saturne. Plus proche, Europa, une lune de Jupiter, présente des caractéristiques semblables.
L’astronomie, c’est passionnant. Et ça rend modeste, parce que l’on y apprend à se sentir petit.
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Deneb, l’astronomie me fait rêver. De la beauté à l’état pur.
J’avais inventé une histoire au sujet d’Encelade. Elle était le lieu où toutes les âmes se retrouvaient après leur mort. D’où sa lumière.Un de mes plus beaux souvenirs de ciel nocturne est dans le désert , en Tunisie. J’ai dormi à la belle étoile et au milieu de la nuit je me suis réveillée. je n’avais jamais vu un ciel grouillant d’étoiles ! Il n’y avait pas un espace qui ne soit possédé par une étoile ! J’ai même eu droit à des étoiles filantes !
J’aimerais aller passer une nuit dans un observatoire. Il faut que je l’organise ! -
Chère Ariane
Savoir que mes modestes réflexions pussent contribuer, si peu que ce soit à rendre votre quotidien plus enjoué, récompense mes efforts au delà de mes espérances.
Serviteur, Madame, serviteur...
PS : Permettez-moi un badinage : à mon sens, il n’est sans doute pas que les libéraux et autres idéologues à vouloir « mettre leur langue dans votre bouche »...
Mais ceci est une autre histoire...
Merci de votre réponse.
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Cher Mike,
Vous m’acculez au silence du rougissement ! -
Que de révélations dans cet article ! Pas sur la prostitution, ni bien sur, sur le libéralisme, dont l’auteur , à la suite de Michéa a l’air d’avoir une méconnaissance à peu prêt parfaite, mais bien sur les agrégés de lettre plus ou moins de gauche.......
- On savait qu’être parmi les meilleurs permettait d’échapper aux enfants du peuple. Le système de notation des enseignants fait qu’il est rare de trouver des agrégés dans les établissements dits à problème.
- On découvre que nos agrégés, formés à grands frais par le contribuable pour être les phares de notre système éducatif peuvent même parvenir au nirvana de la fonction enseignante, ne jamais voir d’élèves... Il se confirme que notre école est plus conçue pour ses personnels que pour les enfants.Mais cela n’est peut être pas très grave si on considère l’absence de culture littéraire et historique qui semble les caractériser si on en croit cet article.
Culture : le libéralisme est en gros la doctrine éthique en matière de politique et d’économie de la réforme. Elle est marquée par la morale, l’éthique, le souci du droit, et le fait de privilégier la liberté de l’individu.
L’idéologie née de la crainte du religieux et cherchant à refouler morale, subjective etc... c’est le matérialisme athée.
D’ailleurs, les pays les plus libéraux et au premier rang les États Unis, sont aussi ceux qui sont restés les plus religieux. A l’extrême inverse, l’URSS était parfaitement anti cléricale et anti libérale, la France occuppant un rang intermédiare en connaissant une tradition antireligieuse forte et une appétence très relative au libéralisme.Logique : il est quand même à peu prêt évident que l’ensemble des partis dit libéraux de par le monde, sont également considérés par les gauches comme « traditionalistes » sur les plans de la morale des meurs, et de ce que même les agrégés,de français, à gauche, dans leur sabir qui fait bon marché de la langue française, nomment les réformes « sociétales ».
Il est assez savoureux de voir les adeptes des libérations tous azimuts, partisans des « engagements réversibles », dénonciateurs des « berceaux, premiers bagnes » de la jeunesse« , et pêle-mêle, de la famille traditionelle, de la sexualité traditionelle et des valeurs traditionnelles au sein de tous les partis libéraux, venir nous expliquer que le libéralisme serait responsable du matérialisme ambiant croissant.
Cela est particulièrement vrai en matière de prostitution. La position de l’ensemble des partis libéraux, au nom d’un foi toute spirituelle et indémontrable dans l’ultime dignité de la personne humaine, est une hostilité sur le fond, mais constatant l’inéluctabilité de la chose ils tentent en général de la gérer au moins mal sans jamais en reconnaitre le caractère anodin.
Le camp »progressiste« en revanche est déchiré. Si il s’accorde à reconnaitre la liberté de faire ce que l’on veut de son corps, et fait rarement la différence entre vendre sa force de travail ou le dit corps, il est fortement divisé, entre spécialistes, entre ceux qui pensent que la prostitution aujourd’hui est inacceptable parce que des hommes s’approprient la plus value du travail de femmes, et ceux qui pensent qu’elle est inacceptable en l’état parce que sexiste. Il faudrait qu’il y ait autant de prostitué (e) s, hommes que femmes. ( voir notamment les travaux de Toulouse le Mirail, des féministes etc...).
Dés lors que tout travail salarié pour un »patron« »capitaliste« est une aliénation peu éloignée de la prostitution, la prostitution peut apparaitre logiquement comme un travail comme un autre ou peu s’en faut.Mais alors, qu’est ce que ce »libéralisme barbare" dénoncé par l’auteur et Michéa, et dont les positions seraient à l’inverse de celle des partis libéraux existant dans le réel ?
Ce qui ressort de cet article, c’est qu’épouvantés par les conséquences éthiques d’une trop grande réussite du matérialisme athée qui les caractérise, certains, à gauche, cherchent un responsable ailleurs. Ils se sont inventé un ennemi à leur image. Comme ils sont par tradition intellectuelle idéologues doctrinaires, ils se fantasment un ennemi qui serait un libéralisme idéologique doctrinaire, assez semblable au socialisme bolchevique.
Il n’existe pas dans la vraie vie hors de groupuscules sans influences réelle. Ceux-ci, comme les libertariens américains, sont d’ailleurs souvent d’anciens gauchistes repentis qui brulent ce qu’ils ont adoré et adorent ce qu’ils ont brûlé avec le même dogmatisme que celui de leur jeunesse trotskiste.
Mais qu’importe le réel à ces agrégés sans culture, à ces enseignants sans élèves, à ces fonctionnaires sans affectations, à ces socialistes sans le peuple et à ces moralisateurs sans ethiques. L’essentiel est que les méchants soient ailleurs, qu’ils existent ou pas, et qu’ils n’aient pas de questions à se poser sur eux même...-
Hello Eric,
Je suppose que vous n’ignorez pas qu’il y a enécriture et dans la vie, un mode d’expression qui s’appelle « le second degré » ?
Ne prenez pas tout au pied de la lettre où vous resterez au ras des pâquerettes.
Ceci dit, il se passe actuellement quelque chose en ce monde : Les masques tombent. les gens ne se satisfont plus des vieilles définitions. A juste titre car elles n’ont plus court.Or, vous proposez sur le ton sérieux qui vous caractérise et qui n’est pas de mise après un article que j’ai voulu badin, me moquant en particulier de moi-même, une ancienne définition du libéralisme.
Le charmant enfant a grandi, lui qui allait volontiers à la messe . Il est devenu un serial killer.
Oui, ses parents ont beaucoup apporté au monde. Avant qu’il ne déploie son appétit féroce qui veut tout pour lui, qui détruit toutes les constructions et s’élève sur les ruines déjà visibles.Il a toujours ses zélateurs. Vous en faites partie.
Très sincèrement. J’aimerais que vous ayez raison. Que je sois une niaise inculte. Et que le libéralisme soit , tel que vous le voyez, un ilot protecteur. Et non pas l’Atlantide de nos rêves à jamais disparue.
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Bonjour Ariane
A contempler l’image qui accompagne l’introduction ou le préambule, au choix : vos dîners mondains ont quelque chose de romains, ma chère.
Remarquable prose ! Sujet bien monté qui ne se désagrège pas. Hélas il ne tient pas tout à fait ses promesses, l’orgie manque. La curiosité halète... Ariane le dira-t-elle ? Non Ariane va le taire jusqu’au bout !
Ceci rappelle cette célèbre chanson : Au clair de l’allume mon ami Pierrot, devenue par j’ignore quelle évolution sémantique Au clair de la lune ! Manque d’amadou peut-être ? Alors on a beau battre le briquet, l’allume n’embrase rien. Enfin qui trop embrase mal éteint comme dit le proverbe !
Une question toutefois : comment parler de membre du jury s’il n’y a que des personnes du sexe ? Le beau bien sûr.
Enfin l’idée est de circonstance. Après Truman, voici Papa Ratzi Capote... Le sida va devoir se cramponner pour tenir le coup au Vatican.
Bravo, magnifique exercice !
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Mais où étiez-vous passé, cher Emile ?
Vous couriez les paradis fiscaux pour déposer vos droits d’auteur ?
Je vous ai laissé mon... et depuis aucune réponse !
J’étais inquiète !Oui, ce cher Michéa m’a ouvert une plaisante piste sur laquelle je me suis lancée avec modération quand même !
Désolée pour cet allumage sans démarrage !
Il est curieux que quantité de mots et de tournures en Français rejoignent les choses du sexe. Comme quoi sa divine domination est clairement affirmée !merci de vos appréciations !
Et alors, paresseux ? On n’écrit plus ?? -
Notre amie Ariane a badiné.
Mais badiner ou plus largement plaisanter, serait le meilleur moyen de rallier. Quoi de plus rassembleur qu’un rire collectif.
Rallier à quoi ? Je ne sais pas bien encore, à une idée vague mais semble-t-il révolutionnaire (à l’échelle de la période récente). Cette idée irait à dire que la prostitution soit serait partout, soit ne serait pas à stigmatiser.
J’ignore le cheminement de l’idée qu’aurait reprise (s’il l’a reprise) Jean-Claude Michéa. Posons provisoirement qu’il se soit déjà inspiré de réflexions dans le genre, nées de cette info selon laquelle il y aurait un projet de cursus pour la prostitution. Posons donc que Michéa ait déjà introduit de l’intertexte dans son texte.
Ariane, en le citant, reconnaît franchement s’être inspirée de cette seconde génération d’intertexte.
Ensuite, nous autres, qui allons encore écrire ou discourir dessus, nous allons introduire une troisième génération d’intertexte en faveur de ce cursus.
Tant que cette reproduction continuera par la voie du rire et d’intertexte en intertexte, l’idée prospérera et chacun de ses diffuseurs le sait.
Je crois donc, chère Ariane, que profondément vous y êtes favorable sans forcément bien voir à quoi un tel cursus devra ressembler. L’acceptation d’une idée aussi révolutionnaire ne pouvant être que confuse
A mon sens, vous y êtes favorable et tous ceux qui auront ri avec vous, avec moi, ici, y sont également favorables. Imprécisément ou confusément favorables, en tous cas pas férocement opposés
Nous y serions favorables mais tant que nous ne saurions le dire que de façon ironique, nous ne saurons pas encore le dire de façon sérieuse.
Si donc une majorité d’entre nous s’avère disposée à rire de cette idée, à la propager par la voie anodine du comique, elle va forcément faire florès et deviendra à terme un concept autoritaire.-
Cher easy,
Non. je ne suis pas d’accord avec vous. Le fait de rire ensemble ne nous rend pas plus perméables à l’acceptation d’une idée que nous jugeons quand elle nous fait rire, irrecevable. Ridicule. Le ridicule, l’absurde, le grotesque ne vont pas entrer dans nos mœurs parce que nous les déclarons tels.Je pense que la prostitution disparaîtra de nos mœurs comme l’esclavage.
Oui, dans l’histoire, il y a eu cet immense et incroyable progrès. L’esclavage a été aboli. (Et ne me dites pas qu’il existe sous d’autres formes. En d’autres lieux. Ou actuellement dans nos usines ou dans nos vies. Dans ces cas-là, « esclavage » est employé comme une métaphore. )
On pourrait se demander pourquoi l’idée de la prostitution nous répugne ? Après tout, plutôt que de manipuler un manche d’outil on manipule un bout de chair jusqu’à ce qu’il crache. Et alors ?
On peut toujours nous dire que notre dégoût vient de notre éducation. Qu’il pourrait y avoir de saintes moinesses dévouées aux solitudes masculines.Mais les rapports homme-femme relèvent tellement de l’art du miracle, de l’éternité et quand on les utilise à des fins commerçantes on les rabaisse tellement que l’on est soi-même rabaissé, appauvri. Amoindri. C’est inévitable.
Toutes les décadences, on le sait, sont très cools en matière de sexe. La nôtre n’y échappe pas.
Non, cher easy, en abordant ce sujet, en riant avec vous et d’autres, nous ne faisons pas le lit d’une pensée molle. Nous savons ce dont nous parlons.
C’est mon humble avis. -
Et bien j’’espère que vous avez raison Ariane.
Je l’ai dit, je ne pige pas la prostitution et elle m’indiffère (pour autant qu’elle n’interfère pas avec ma vie). J’espère donc qu’ici nous avons plaisanté de cette idée de cursus pour la rejeter vraiment, non pour la trouver plaisante. -
J’ai bien souri... Merci pour ce bon moment.
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Moi ausi je suis un lecteur toujours attentif de Michéa,ça nous change un peu des imbéciles importants.
Je ne partage tout à fait son opinion,il voit une continuité là où je pense qu’il y a une rupture de la pensée libérale,mais son exposé est vraiment brillant et par les temps qui courent nous devons remercier chaque type qui s’adresse à nôtre intelligence.
Très amusant ton délire sur l’Agrégation,mais ces barbares veulent de toutes façons la supprimer,elle est devenue un scandale dans le nouveau paysage européen.
Bien cordialement rakosky.
PS Pourquoi pas un Prix Nobel de l’Apnée pour honorer la candidate la plus brillante
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