Bonjour Will et Helios,
Vous avez raison ; le problème se situe bien dans le partage
des gains de productivité.
Dans un monde imaginaire où la production de tous les biens
serait entièrement automatisée et les humains, que les machines auraient
remplacés, jetés au chômage sans ressources pour acquérir ces biens, l’économie
serait complètement bloquée. Seule l’attribution d’indemnités de chômage
permanentes, alimentées par un prélèvement sur les profits réalisés par le
propriétaire des lignes de production, individu ou société, permettrait de
débloquer la situation et d’écouler les biens produits.
À partir de ce moment et en simplifiant à outrance, autant
instaurer un système où le propriétaire serait remplacé par les
« chômeurs », réunis en coopérative, se répartissant un salaire à vie.
Le problème du chômage et des retraites n’en serait plus un.
Sans aller jusqu’à ce monde utopique, il est clair que le
chômage et le déficit des caisses de retraite n’existent que parce que la
richesse supplémentaire engendrée par les progrès de productivité a été
systématiquement détournée de ceux qui devaient légitimement en bénéficier pour
payer, d’une façon éhontée et sans complexe, une oligarchie dirigeante et les
actionnaires.