RIEN RIEN sur le scandale de l’amiante : quel scandale, cet article !
Allègre l’a toujours déclaré inoffensif, jusqu’au jour où on s’est aperçu que son labo était sponsorisé par Eternit : comment peut-on ECRIRE sur Allègre en IGNORANT ça ?
Vous êtes une ignorante : ça tombe bien, Allègre l’est aussi.
Claude Allègre le scientifique chimiste et minéralogiste de formation (il est Prix Crafoord et médaille d’or du CNRS) a défendu en son temps l’industrie de l’amiante. Mais cela s’explique très facilement, l’Institut de la physique du globe dirigé par Allègre était alors en grande partie financé par Eternit, le nom commercial des produits amiantés dont le représentant le plus connu sont les plaques ondulés de « fibro-ciment. » Allègre, en défendant l’inocuité de l’amiante ne faisait pas œuvre de scientifique, mais protégeait avant tout son principal bailleur de fond, avec un certain cynisme, tant on sait aujourd’hui les ravages du matériau sur le genre humain.
Il a occupé galement le poste prestigieux de président du conseil d’administration du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Lorsque le problème de l’amiante commençait à exploser dans les médias, le futur ministre socialiste avait fait paraître dans « Le Point » du 19 octobre 1996 au nom du BRGM un article extrêmement critique à l’égard d’un rapport de l’Inserm démontrant les dangers de l’amiante : « Quant au rapport demandé à l’Inserm, qu’il me soit permis de dire qu’il ne brille ni par la rigueur scientifique, ni par le courage, ni par l’esprit d’initiative scientifique ». Pour ajouter en interview radio le lendemain : « C’est nul. Ce rapport n’est pas bon scientifiquement ». Voilà qui était plutôt net, comme opinion tranchée, mais sans argumentaire. Tout le contraire, donc, d’un esprit et d’une démarche scientifique. Une autre forme de négationnisme, tout simplement.