péripate, vous réclamez « la liberté d’accepter ou de refuser un substitut de monnaie » ?
Que je sache, nul n’est tenu d’accepter ou de refuser une monnaie qui ne lui convient pas ! personne n’est tenu d’accepter un marché qui ne le satisfait pas Mais comme je vous sais falsificateur de mots, je subodore que vous réclamez l’obligation pour les travailleurs et les fournisseurs, ainsi que pour toutes les transactions dans les marchés captifs, d’accepter un substitut de monnaie.
« Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement ». Votre problème à vous les libéraux, vient de ce qu’il est impossible d’exprimer clairement ce que les gens honnêtes ne peuvent concevoir ou admettre : vous ne pouvez pas réclamer de l’Etat les contraintes qui vous combleraient, c’est naturellement contraire au dogme que vous professez : « Pas d’interventionnisme d’Etat ». Vous êtes forcés d’exprimer positivement des exigences négatives, c’est ainsi que vous présentez ici une obligation par une phrase qui évoque la liberté.
Et c’est pourquoi aussi vous surfez toujours sur l’ambiguïté du « Nous » que les renards emploient quand ils se mélangent aux poules. D’où ma question initiale qui vous a tant dérangé.
Les faits sont têtus, et les lois naturelles vous donnent tort. Mais comme vous êtes butés vous prétendez que c’est l’Etat la cause de tous vos échecs. Votre conception de l’Etat est schizophrène : vous le haïssez et en même temps refusez d’admettre que vous en attendez tout.