Je ne suis pas sûr de voir où se trouve le cadeau, dont d’ailleurs le Medef ne veut pas, car cela le priverait de nombreuses exonérations...
Comme indiqué précédemment, les 35h n’ont pas été liées à de l’embauche, contrairement au mécanisme Robien. A mon avis, et c’est là que je vous rejoint, les exonérations éventuelles doivent être strictement corrélées à contrepartie (embauches etc...) : on a effectivement vu l’erreur de la baisse de la TVA pour les restaurateurs, celle de la recapitalisation des banques, ou ici celle de l’exonération de charges fiscales, sans contrepartie, ce qui est aberrant. Ceci étant, je ne soutiens pas Vals totalement, justement parce qu’il n’est pas clair sur ces contreparties. En revanche, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable : le problème essentiel des 35h, si problème il y a eu (d’un point de vue finances publiques), est surtout situé au niveau du secteur publique, ce que n’abordent pas la plupart des commentaires ici. Autant la diminution du temps de travail dans le secteur privé peut être compensée par des gains de productivité, de la souplesse, des échanges entre allégements de charges contre emplois (ce qui est financièrement positif), autant nous ne sommes pas dans un même contexte dans le service public, qui par définition est un « service » financé par le contribuable (je ne parle pas des activités à vocation économique du secteur public qui peut être traité de façon similaire au secteur privé). Là, il existe simplement une limite définie par ce que l’Etat peut financer. Si je suis d’accord avec les diverses remarques concernant les gains possibles d’efficacité dans divers domaines (comme sur le remboursement de certains produits pharmaceutiques), il n’empêche que globalement, notre système n’est pas équilibré à l’heure actuelle.