"En 1968, ce furent les enfants de la bourgeoisie et des classes
moyennes qui s’impliquèrent dans la « révolution de mai 68 ». Les
aspirations de la jeunesse, reprise par les jeunes travailleurs et les
classes bourgeoise, se sont conjuguées aux frustrations des
travailleurs.«
La révolution de 68 a d’ailleurs cela d’étonnant qu’elle se produit en situation de grande prospérité et en plein boom économique. Elle marque le premier grand événement de la société post-industrielle. Lorsque la surproduction est atteinte l’amélioration des conditions de vie ne suffit plus à tout justifier, la population réclame des libertés individuelles (liberté sexuelle, ...).
»Le mouvement de mai se dissocia entre
ceux qui ont trahi leurs idéaux en s’insérant et profitant des
libéralités sur fond d’hédonisme et ceux qui ont intégré l’univers des
classes moyennes au risque de décrocher dans les marges«
Le mouvement ne s’était il pas dissocié à la base ? Qu’y avait il de commun entre ces étudiants futurs hauts diplomés qui manifestaient pour des libertés sociales (liberté sexuelle, société moins patriarcale) et les syndicalistes venus après coup et qui ont ressortis la grand messe marxiste ? Comme dans tout mouvement de convergence des luttes, il y a juste un raz le bol de commun. Mais au final c’est toujours le plus fort qui impose ses vues. Les étudiants étaient la clairement en situation de force, ils ont par la suite construit la société de liberté dont ils révaient. Pour le meilleur et pour le pire.
Ce qu’ils réclamaient était de plus dans l’air du temps et en conformité avec le début de déclin de l’ére industrielle.
»Le mot de la fin sera livré sous forme d’une énigme. Les classes
moyennes françaises sont-elles encore révolutionnaires ? Dans la
négative, l’avenir se présente de manière terne et ennuyeuse",
Une société peut en permanence devenir révolutionnaire il suffit souvent d’une étincelle. La question est quelle nouvelle société serait dans l’ére du temps à l’heure actuelle ? Pas sur que la réponse soit la société que beacoup souhaitent ici.