Le contenu de l’article démontre plutôt le contraire de sa conclusion. Je résume :
« L’enjeu de 2012 se fera sur trois tableaux : la sécurité évidemment puisque c’est la principale inquiétude du peuple, le pouvoir d’achat et indirectement l’Europe »
Sécurité :
Des chiffres qui sont peu contestés par l’ensemble de la classe
politique et pourtant... Les agressions sur les personnes (c’est-à-dire
la délinquance qui inquiète majoritairement le peuple) ont encore
augmenté 2% en 2010.
La gauche semble quant à elle toujours absente de ce débat...
Il est clair que sur la sécurité l’UMP et le PS ne sont pas crédibles. Quant aux chiffres, tout le monde sait bien qu’ils sont manipulés.
Europe :
La population peut la suivre sur son registre. Encore que la gauche devra montrer (enfin) ses crocs. Si
le candidat du Parti socialiste se nomme Martine Aubry, François
Hollande ou D. Strauss-Kahn, la thématique de la protection de l’Etat
sera alors ouverte pour la leader frontiste.
Les français sont de plus en plus remontés contre l’Europe et contre ceux qui se sont assis sur le non au référendum de 2005.
Votes :
Enfin, malgré une amélioration de ses résultats lors des régionales de 2010, le score du FN est depuis plusieurs élections bien en dessous de ses espérances : seulement 4.3% lors législatives en 2007, 6.3% lors des Européennes de 2009 et 11.4 % lors des régionales de 2010.
L’auteur met en évidence une progression, mais il n’en tire pas les conséquences.
Prospective :
Et puis, les Français ont conscience qu’un Front National
présent au second tour fera forcément le jeu d’un des deux grands
partis politiques grâce au rassemblement républicain (l’UMP soutiendra
le PS ou vice-versa).
Un soutien UMP vers PS ou vice versa n’empêchera pas les électeurs les plus à droite de voter FN (53% des sympathisants UMP se prononcent pour des accords UMP-FN).
Pouvoir d’achat :
Passé à la trappe car lié à la mise en place d’une forme de protectionnisme, or l’Union européenne est contre donc PS et UMP se coucheront.
Conclusion : tout est ouvert et l’avenir n’appartient qu’à lui-même.