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Commentaire de morice

sur Découverte US : les talibans n'ont rien à voir avec Al-Qaida !


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morice morice 12 février 2011 10:05

Musharraf, qui jouait à quoi ?



 à ça :
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-relations-troubles-de-pervez-38069


avec qui comme grand copain : Negroponte !

Ce qu’on sait moins, c’est que derrière Hayden il y a John Negroponte, qui était venu le 7 novembre 2007 déjà régler quelques « détails » sur place. Une fois Bhutto assassinée, ce même Negroponte arrive une nouvelle fois, alors qu’il n’est déjà plus à la tête de la Direction du renseignement national (DNI) depuis le 4 janvier 2007, date à laquelle il a été remplacé par Mike McConnell. Negroponte a été depuis trente ans dans tous les coups tordus de la CIA : Honduras, Nicaragua, les « contras » en Iran, le Mexique... Ses nombreux séjours au Pakistan et son poste actuel d’assistant direct de Condoleeza Rice en font le candidat rêvé au titre d’espion en chef dans le pays. Et d’organisateur des basses œuvres, y compris les pires. Surnommé « l’ambassadeur des escadrons de la mort », il pourrait être le coupable véritable tout trouvé pour l’assassinat commandé de Benazir Bhutto, pourtant soutenue par les Etats-Unis... mais qui auraient pu se raviser devant les exigences de Musharraf.

On a donc un révélation de taille, qui implique implicitement la CIA et l’aviation américaine, dans des opérations menées directement sur le territoire pakistanais avec l’accord du dirigeant principal du pays de l’époque : Pervez Musharraf. Avec comme prétexte principal la traque de Ben Laden. Bien. Maintenant reprenons le fil des derniers mois : qui a affirmé dans une interview télévisée que Ben Laden devait être mort depuis longtemps ? Ne cherchez pas : c’est Benazir Bhutto. Qui rendait aussitôt ridicule un accord secret pour l’installation d’une base de drones sur le territoire même du pays : un drone pour tuer un mort, cela devient surréaliste. Etait-ce la façon qu’avait choisie Benazir Bhutto pour dénoncer cet accord prévu de longue date et cette implication directe de la CIA dans la vie pakistanaise ? On ne le saura jamais. Toujours est-il qu’elle est morte après avoir dit que le principal objectif des Etats-Unis au Pakistan n’existait plus, et qu’il était donc vain de continuer à faire croire à sa traque. Remettant en cause toute une stratégie, toute une lourde infrastructure et une belle compromission du pouvoir en place

l’étau se resserre sérieusement là..

Epilogue à cette histoire. Trois chefs d’Etat ou plutôt deux et une future chef d’Etat, Benazir Bhutto, ont annoncé à la télévision américaine que Ben Laden était « probablement mort ». Outre Bhutto, il y a Amid Karzaï, dont on sait la propension à se rapprocher des talibans, et... Pervez Musharraf lui-même, le président pakistanais, sur CNN le 18 janvier 2002. Juste après son intervention, il se faisait recadrer par la CIA pour déclarer qu’il menait une lutte « sans merci » contre le « terrorisme international ». Mais sans plus jamais citer Ben Laden pour autant. Si besoin était de confirmer son implication dans cette « lutte », une vidéo de Ben Laden survenue pile-poil confirmait que le Pakistan était bien un « objectif » pour Al-Quaïda. On sait à quoi correspondent ces vidéos : quand la CIA a besoin d’aide, elle ressuscite Ben Laden, on le sait. En 2001, selon certains, un accord secret avait été passé entre Musharraf et les Etats-Unis : l’arrestation de Ben Laden aurait déstabilisé le Pakistan si elle s’était produite sur place. L’annonce de sa mort par Musharraf le lavait alors de tout soupçon d’hébergement. Et faisait surtout oublier le trou béant de quinze ans qui subsiste dans sa carrière. Période pendant laquelle il fréquentait... Ben Laden,« recruté par la CIA pour construire des bunkers et des tunnels pour les moudjahidins afghans combattant l’Armée rouge » affirmait B. Raman, un haut fonctionnaire indien. Le constructeur de Tora Bora, grand ami des Américains... et de Pervez Musharraf.



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