Vous n’avez pas tout à fait tort mais vous n’avez pas raison pour autant.
A votre époque (l’enfance) les générateurs de frustration n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. La télévision (une chaine ou deux) faisait de l’information (même si elle était dirigée), les radios essayaient de faire progresser la culture et la prise de conscience de soi, internet n’existait pas tout comme le téléphone portable ( pour quoi faire ? Comment faisait on avant ?)
Les parents rentrent pour une part de plus en plus faible dans l’éducation des enfants. Le monde a changé Yohan. De nos jours, il y a des enfants qui voient leurs parents mis sur le carreau (au chômage) et cette situation à de quoi rendre instable. L’exemplarité du père ou de la mère qui se rend au travail est parfois tellement mise à mal, que l’autorité, la reconnaissance, l’admiration se sont parsemées de tâche de rouille. D’autant plus que le travail maintenant, c’est plus que jamais l’assommoir, l’abrutissoir, que l’on soit manuel ou dans le tertiaire. Il faut pressurer le citron au maximum et parfois jusqu’à la mort ( Ftelecom).
A t on honnêtement encore de l’énergie pour s’occuper le soir, de ses mômes en rentrant ? De faire les devoirs avec eux ? Bravo pour ceux et celles qui y parviennent mais à quel prix sinon celui de leurs santé ?
L’avènement d’un monde meilleur après la guerre s’est estompé. La guerre maintenant ce n’est plus contre un ennemi de la nation mais contre ses propres compatriotes. Faire attention à ne pas se faire écraser par les autres au boulot, ne pas se faire piquer sa place, gruger les autres (l’idéal de la génération Bernard Tapie), être en permanence sur ses gardes, etc, etc.
Yohan vous regardez les effets, pas les causes (les faits générateurs et structuraux) mises en place par le système.
C’est le basculement silencieux vers une société du type américain mais sans la classe moyenne maintenant détruite, là bas. Cette tendance a été initié par l’actuel président qui est drivé depuis plus de vingt ans par un think tank américain (reportez vous au réseau Voltaire).
Elle s’arrêtera peut être en 2012. La France ne doit pas devenir un mauvais remake d’un état policier où les libertés individuelles ne sont plus respectés bien qu’inscrites dans la constitution.