Le grand magazin ne peut pas grand chose car la créance a probablement été rachetée par l’organisme de recouvrement.
En général le contrat c’est : ok on vous reprend par exemple à 60 centimes pour un euro vos dettes. Le magazin est payé de suite et l’organisme de recouvrement se démerde pour recouvrir la dette si il récupére plus de 60% il fait un bénéfice sinon il perd du fric. Si le contrat est de ce type, le magazin ne peut plus / n’a plus à négocier.
C’est d’ailleurs pénible lorsque l’on est accusé à « tord » et que dès lors que le dossier est transmis à une boite de recouvrement il est impossible de négocier sur le fond.
Cela dit, vu ce que coute un recouvrement pour une « petite » créance, il est fort improbable de voir débarque chez soi des huissiers et lorsqu’une affaire survient ou vous n’avez légitimement pas à payer (mauvaise facturation, ...) il vaut mieux laisser la boite de recouvrement s’énerver elle même. Le dossier sera classé sans suite au bout d’un moment.
Après les boites de recouvrement forcément ont compris que la majorité des gens n’ont pas de formation juridique et qu’il suffit de menacer d’huissier pour qu’ils paient. L’employé que vous avez au téléphone et qui vous meance d’huissier pour une « affaire d’un montant important à 85 € » n’a généralement pas de formation juridique non plus, à reçu des instructions de son chef et ne sait pas séparer les différent cas :
- Service non rendu ou litige de facturation.
- Le client peut payer mais préfére ne pas payer (créance recouvrable).
- Le client est de mauvaise foi (organisation d’insolvabilité, etc).
- Le client est réelement dans la merde et ne peut pas payer.
Donc ils ont déterminés une procédure qui leur assure statistiquement un rendement maximal. Cette procédure peut être débile sur un cas particulier, mais elle est statistiquement optimale. Etudier les dossiers au fond couterait beaucoup trop cher vu le faible montant des créances et il a surement été décidé que c’était la meilleure solution.
C’est au final un des principes de la bureaucratie, on gére les choses de façon statistique et automatisé sans prendre en compte le cas particulier. Et malheureusement il est difficile de trouver un mode de fonctionnement plus efficace d’un strict point de vue économique.