Il faut effectivement clarifier les choses, et deux mots valent mieux qu’un. Il faut nettement séparer éducation et formation.
L’éducation, c’est ce qui doit permettre à chacun d’exercer en connaissance de cause son rôle de citoyen : en cela, un socle robuste de connaissance est nécessaire :
- l’histoire, qui permet de mettre en relief la situation présente ;
- l’économie, au sens de l’explicitation des mécanismes monétaires, financiers, et théories diverses du marché ;
- les sciences, pour pouvoir exercer par soi-même un esprit critique ;
- etc.
Il est essentiel de pousser chacun dans ces domaines à la plus lointaine limite possible, à son corps défendant ajouterai-je (qui a envie d’appendre des tables de multiplication ?) et la notion de collège unique, voire lycée unique est à mon sens fondamentale pour garantir l’accès à tous à ce socle.
C’est effectivement un autre débat que l’état actuel du système éducatif.
Enfin, c’est en redonnant aux entreprises la responsabilité de la formation, ce qui donne un métier, que l’on pourra découpler réussite scolaire et accès à un métier. Car si un boulanger n’a pas besoin de connaitre la mécanique quantique pour pétrir, pourquoi pour autant considérer qu’un amateur de sciences dures ne puisse s’accomplir dans la réalisation d’une baguette (et ne pas considérer qu’il gâche son potentiel) ?
Les libéraux, si prompt en recherches d’économie, oublient toujours de préciser qu’actuellement, la formation est assurée en (très) grande partie par l’état, et que ce « coût » n’est pas répercuté aux entreprises…