@ Catherine Ségurane
La réponse scandaleuse de Frédéric Lefebvre s’explique si l’on considère que les grandes entreprises de distribution et de l’alimentaire sont le plus souvent des soutiens financiers et alliés politiques du gouvernement actuel, dont l’action principale depuis l’élection de Sarkozy est de défendre les intérêts des plus riches et du patronat.
Or , pour ces grandes entreprises, le hallal est avant tout un marché totalement juteux. Il est bien évident que leurs dirigeants estiment totalement ridicule et grotesque l’idée d’un abattage rituel, mais par contre ont très vite vu le profit financier gigantesque qu’ils pouvaient tirer de ces superstitions alimentaires absurdes issus du cerveau dérangé d’un chamelier du moyen-âge inventeur d’une religion dont la nocivité s’accroît de jour en jour. ( Apparemment , le chiffre d’affaires du halal se compte en milliards d’euros par an, il est proche du chiffre d’affaire engendré par d’autres superstitions aussi ridicules, telles que la voyance ).
Le problème est que , pour diverses raisons, les consommateurs de viande hallal n’apprécient guère certaines partie de la viande ( on voit rarement, par exemple, des musulmans faire du boeuf bourguignon ni donc acheter la viande qui sert à en faire ) . Ces parties de viande sont donc revendues aux non musulmans, bien que la taxe halal ait déjà été versée au bénéfice des intérêts de l’islam au moment de l’abattage.
Les non-musulmans ( c’est à dire, selon la dernière statistique de 2011, 97 % de la population française ) se retrouvent donc à participer contre leur gré au développement d’ une technique d’abattage d’une cruauté particulièrement « raffinée » , et au paiement d’une « taxe privée » servant principalement à édifier des mosquées.
C’est là qu’intervient le problème de l’étiquetage : si le gouvernement acceptait d’imposer l’étiquetage des animaux abattus rituellement, (ce qui serait la moindre des choses en matière d’information du consommateur ) une grande partie des consommateurs non musulmans n’en achèteraient en aucun cas , et par conséquent, il y aurait des invendus en grande quantité. Les distributeurs seraient donc dans l’obligation de jeter des milliers de tonnes de viande chaque année, et seraient donc obligés d’augmenter fortement le prix de la viande halal, qui cesserait du coup d’être achetée par les musulmans ( elle deviendrait , dans cette hypothèse, totalement inabordable pour la plupart des consommateurs musulmans ). Dans cette hypothèse , les profits énormes engrangés par l’industrie agro-alimentaire et la distribution grâce au halal fondraient comme neige au soleil !
Nul doute que F Lefebvre , dans sa honteuse réponse au député Kossowski, ne fasse que répéter ce que les lobbys de l’alimentaire et de la grande distribution lui ont demandé de dire ! ....