Je n’aime pas l’emploi du mot « race » pour découper deux groupes d’humain. Il me semblait que c’était un discours d’un autre temps... C’est la base du racisme... Et inconsciemment, cela va à l’opposé de ce que vous dites quand il est question de part variable entre le côté loup et mouton. Le découpage en « races » fige les deux groupes (on sait qu’un animal d’une race ne change pas de race au cours de sa vie). L’emploi de ce mot est donc une insulte à l’intelligence du lecteur...
Les paragraphes 1, 3 et 4 sont intéressants. A partir du 5 désolé impossible de vous suivre...
Le problème, c’est que vous omettez de parler de plusieurs variables,
1) la variable temporelle. Une personne peut être loup pendant une minute et mouton la minute suivante. Elle peut avoir un caractère majoritairement loup pendant plusieurs années et mouton pendant d’autres années.
2) le côté relatif de la notion bien/mal. Un loup peut être à la fois un tueur mais partager ensuite le gain de ses forfaits avec sa famille ou ses proches et être donc d’une très grande bonté avec ces personnes. Tout est question de qui le juge comme étant bon/méchant... Un mouton pourra, dans certains cas être d’une très grande cruauté. En étant passive et soumise, une personne peut laisser faire pas mal de saloperies...
On ne peut pas simplifier les choses comme vous le faites. C’est dangereux.
Dire qu’il faut chasser les loups, c’est s’auto-détruire. Parce qu’on a absolument TOUS cette part en nous. L’important c’est de dompter le loup qui est en chacun de nous. Et de condamner les excès avec JUSTICE. Une vraie justice qui ne juge pas une personne sur ce qu’elle est, mais sur ce qu’elle a fait à un moment donné. Notre système judiciaire est basé sur ce modèle (malgré ses défaillances), et heureusement que la justice ne fonctionne pas à la façon « emporte pièce » de votre raisonnement.
- Travaillons sur notre ennemi intérieur. (ego, peurs, corruption, etc...)
- Mais travaillons aussi à empêcher l’ennemi extérieur de nuire à la communauté en condamnant dans les règles ses excès.
(Parce qu’il y a des psychopathes dans la nature qui ne développeront jamais aucune empathie, qui ne pourront jamais travailler sur eux et qu’il faudra un jour empêcher de nuire.)