Les réponses sont claires. Les syndicats enseignants n’ont accepté aucune reforme depuis 30 ans, qu’elle soit proposée par la gauche ou par la droite. Pas une seule fois il n’y a eu adhésion. A chaque fois, les auteurs s’entouraient de profs pour élaborer leur texte, voir étaient eux même issus du système. Il n’y a pas d’autres institution qui ait la prétention de ne pas changer en 30 ans.
En un mois les Marines enseignent un survival russian à leurs troupes. En 6 ans les élèves français ont du mal à demander leur chemin dans la rue en anglais.
Ce sont bien des méthodes pédagogiques anté diluvienne, l’absence totale d’esprit d’équipe ( chaque prof enfermé dans sa classe avec ses élèves), des horaires des programmes trop lourds, dans l’intérêt des profs et pas des élèves, trop de redoublements, aucun outil de management pour les directions, aucune évaluation digne de ce nom des performances des enseignants.
En revanche, il serait injuste de parler d’immobilisme total, il y a eu des évolutions, désastreuses, et voulues par les mêmes organisations.
De plus en plus d’idéologie dans les programmes, trop de math dans la sélection parce que les profs s’imaginent que c’est socialement plus juste,
Le remplacement de filière littéraires d’excellence par des section éco dépotoir idéologisées, l’interdiction sans cesse transgressée de donner des devoirs à la maison en primaire au nom de l’égalité sociale. Chaque fois qu’un truc les a amusé ou séduit idéologiquement, on y a eu droit, même quand cela transgressait les soi disant sacro saint principes : confère les enseignement dans les langues d’origine quand ils se piquaient de multiculturalisme, ou on a fait même parfois appel à des enseignants externes, dans certains cas islamistes, pour enseigner à de petits Kabyles l’arabe littéraire...
Il se sont agités pour avoir une loi sur le voile ( 10 cas par ans sur 10 ans) parce que cla choquait leur idéologie, pas pour l’accueil des enfants handicapés ( 45 000 gamins, de mémoire)
Tous cela, il l’ont voulu. Ils sont responsables de l’État de notre école.
Le malaise des profs vient de ce qu’enfants et parents les jugent sévèrement. Dans le passé, ils se comportaient de la même façon, mais ils avaient affaire aux parents du « peuple » qui respectaient à priori le savoir.
Aujourd’hui, avec 80% d’une classe d’âge au bas, les jeunes parents très nettement moins qualifiés que les enseignants pour juger du traitement auquel sont soumis leurs enfants deviennent rares. Si ils n’osent pas encore toujours dire le fond de leur pensée, ils pensent trop fort pour que les profs ne les entendent pas.