Non, pas toujours.
Très souvent oui, et particulièrement ici, mais ce n’est pas toujours
corrélé. Un de mes parisiens amis est antisioniste et pourtant, à cent
mille années lumière de l’antisémitisme, mais attention, son discours
de doux idéaliste très détaché de la chose politique et très attaché à
la chose humaine voire plus (je ne donnerai aucun détail sur sa vie
intime) est peu répandu.
Vous avez aussi sur le site quelque personnalité que l’on pourrait
qualifier d’antisioniste et que l’antisémitisme ne concerne en rien,
aussi rare que l’exemple évoqué.
Le problème provient souvent de la définition allouée à un terme et de
tous les raccourcis qui s’y rapportent, avec des réactions en chaîne
ulcérées.
Le discours antisioniste majoritaire est en effet à mon sens un
antisémitisme maquillé, empêtré à ce point dans la question de
l’identité juive qu’il s’arrête à mi-chemin et se vautre sans façon
dans la haine de tous ceux qui se définissent tels, et en général on
reconnaît aisément cette sorte, révisionniste voire négationniste
(chambres à gaz, mais aussi historicité de l’Etat d’Israël, histoire de
sa construction, des combats et des guerres, des négociations et des
apories), bouffée de préjugés racialistes (ils sont partout, ils tirent
les ficelles) et conspirationnistes (ils mènent le monde).