@ nenyazor
Votre commentaire est modéré et, ma foi, assez juste. Il est vrai que le ministre de la Culture n’est pas sensé être un expert en archéologie. Il n’empêche, sur le plan du fonctionnement de la démocratie, que lorsque sept députés lui posent une question écrite sur le résultat des fouilles archéologiques menées au mont Beuvray et la conclusion des experts, lorsqu’un ministre intervient également auprès de lui pour l’alerter sur le problème de la localisation de Bibracte et de Gergovie, il, ou elle, devrait au minimum réétudier tant soit peu le dossier, sans se contenter de répondre qu’un professeur au Collège de France a écrit un livre à ce sujet (quelques années plus tôt) où que les fouilles n’avaient pas pour objet de savoir si on était sur le bon site.
La démocratie exige que l’on accepte le débat, ce qui n’a pas été le cas, ni de la part de M. Goudineau, ni de la part de M. Vincent Guichard, ni d’un de leurs représentants. La règle a été le mépris sous le prétexte un peu facile qu’il ne fallait pas recommencer une autre bataille d’Alésia. Du côté des médias inféodées, de même. Il est inadmissible que FR3 Bourgogne m’ait refusé un droit de réponse, ainsi que le CSA, et j’en passe.
Certes, je reconnais bien volontiers avoir bénéficié d’articles très favorables, souvent pleine page, dans la presse régionale (le Progrès et le Bien public). Mais justement, cela aurait dû amener mon député, auquel je me suis adressé suivant le processus démocratique, à poser, non pas une question écrite mais une question orale devant la Représentation nationale compte tenu de l’importance de l’affaire. Et ce jour-là, le ministre aurait bien été obligé de revoir le dossier, de faire face à ses responsabilités, et de prendre position que cela soit pour ou contre.
Puisque cela n’a pas eu lieu, ce qui est, à mon sens, anormal, j’essaie, par l’intermédiaire d’Agoravox, de faire comprendre au ministre qu’il lui faut, ou rouvrir lui-même le dossier, ou exiger de ses autorités subordonnées responsables qu’elles s’expliquent ou acceptent le débat démocratique.
Le citoyen a tout de même le droit d’être informé en toute connaissance de cause, arguments et documents à l’appui.