L’émergence de la Turquie sur la scène internationale est un fait, et pas seulement à l’occasion du blocus de Gaza. Depuis la chute du Mur, existence en Asie Centrale d’états turcophones importants, (tant par leurs positions géostratégiques que par leurs ressources du sous-sol) dont la Turquie se verrait bien leader historique (après tout, ils viennent de là). Les gouvernements turcs précédents ont hésité entre cette option et l’adhésion à l’Europe. Celle-ci tardant...
« la Turquie ayant par deux fois apporté son soutien à des frégates tentant le forcer le blocus de Gaza... » Petit détail : pour autant que je me souvienne, il ne s’agissait pas de frégates (bateaux de guerre) ce qui aurait constitué une attaque militaire, mais de petits bateaux civils et d’un ferry, grosse nuance.
Pour ce qui est d’avoir une guerre avec un état membre de l’UE, ça semble relever plus de la gesticulation politique que de la réalité, sans oublier que la Turquie est aussi membre de l’Otan. Ceci dit, dès qu’il y a apparition de ressources énergétiques dans une zone donnée, il y a de quoi fâcher les meilleurs alliés, alors les Turcs et les Chypriotes...
Quant à la Commission Européenne, le problème, pour moi, s’inscrit dans un contexte plus général, partout : celui du fonctionnement d’institutions « techniques » au départ, qui s’affranchissent de tout contrôle démocratique jusqu’à ÊTRE le pouvoir, au lieu de le servir.