Bonjour Isga, d’accord avec l’analyse qui décrit le cycle de la violence. Mais sur ce point :
Bref, le souffle de sang Révolutionnaire, telle la danse de Shiva, peut
détruire les fondamentaux de l’ancienne société et faire place nette
pour qu’une nouvelle organisation puisse émerger.
NON.
La saturation de destruction que vous décrivez produit certes un dégout profond de la violence pour une petite période de temps (30 ans max ?). Les personnes s’endorment dans un certain confort basé sur le consensus de paix et de construction. Mais rien de tout ça ne permet à la conscience individuelle de progresser, et au fond de ce sommeil, les monstres reprennent vie (nos propres monstres, et les monstres réels les sociopathes avides de pouvoir).
Ce n’est pas la violence qui fait évoluer les hommes, mais la prise de conscience de leur vanité et de leur orgueil. Le réveil. Et il n’y a pas de condition extérieure particulière ni de moment privilégié pour celà.
Le point de départ c’est de prendre acte de sa propre responsabilité quand à son état d’âme et de sa propre souffrance inteme, en le constatant au présent, puis de se mettre en chemin pour en éradiquer les racines en soi. C’est un combat (ou non-combat) de tous les instants, car le sommeil est un processus d’économie naturel, et le pouvoir hypnotique des conditionnements de base (sexe, prestige, argent), et celui des idées avec lesquelles nous compensons nos souffrances, nous aspirent en permanence hors du présent.
S’il y a une révolution, à mon sens, c’est de donner les moyens à chacun de comprendre que ce chemin existe et les informations qui permettent de se réveiller.... maintenant.
Ce serait d’alleurs un non événement. L’histoire n’est pas faite du bonheur des êtres humains.
.
A bientot.