L’incompréhension dont vous faites preuve dans vos réponses face aux commentaires montre à lui seul comment il doit être difficile, voire impossible de dialoguer avec vous. Je plains les salariés qui sont sous votre coupe.
Il vous manque une donnée essentielle pour bâtir un jugement sur la situation sociale de la France. Ce que vous appelez un « climat social rude ».
Visiblement, vous n’avez jamais vécu à la place d’un petit salarié payé au SMIC, faisant un boulot ingrat, sans possibilité d’évolution, dont les talents et compétences ne seront jamais reconnus par sa hiérarchie, par son DRH et qui s’accroche en fermant sa gueule parce qu’il sait que c’est ça ou le pôle emploi et la dégringolade sociale finale.
Vous n’avez jamais vécu cela, vous n’avez jamais côtoyé ce genre de personne et ne le ferait jamais. Je me trompe ?
Pour autant ce profil que je décris est très fortement représenté dans la France actuelle. D’où l’on peut déduire que vous ne connaissez pas la France actuelle, et son « climat social rude ». Tout cela est très virtuel pour vous.
Je parierais plutôt que la représentation que vous vous en faite est tirée de vos lectures dans le Figaro magazine et autre « grands journaux ».
Comment dès lors espérer de vous compreniez le sens du mot grève ?
Vous est-il arrivé d’ouvrir un jour un livre d’histoire afin de vous intéresser aux évolutions du monde du travail en France et ailleurs ?
Vous n’auriez pas manqué de voir que les grèves sont ce qui a permis un nombre important d’avancées sociales. Le patronat n’a jamais, historiquement parlant, été prêt à céder quoi que ce soit par un simple dialogue poli.
Il y a eu des grèves, il y a eu des morts avant que le patronat ne concède quelques faveurs à ses salariés. Il y a eu une vrai lutte.
Et l’amalgame que vous faite : grève = prise d’otage stérile est une insulte à la mémoire de ces gens qui ont combattu (et parfois donnée leur vie) pour les avancées sociales dont a bénéficié la France.
L’instauration de la journée de grève du 1er mai en 1889 pour aboutir à la journée de 8h.
Grève générale de 1936 pour les congés payés.
Vous prenez le temps pour écrire un article sur agoravox, c’est bien. Faites mieux : prenez le temps de vous instruire.