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Commentaire de eratosthène

sur La Grande-Bretagne devrait penser à rejoindre l'euro


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eratosthène 14 novembre 2011 17:43

Vous vous contredisez car vous dîtes que vous êtes opposé à toute dévaluation compétitive mais en même temps, vous vous plaignez d’un euro trop fort que vous voulez dévaluer.


Vos exemples ne tiennent pas car l’euro était bien plus apprécié en 2007-2008 (1 euro pour près d’un dollar 60 centimes contre moins d’1,40 aujourd’hui) . Pourtant, on n’a pas constaté d’amélioration de la balance commerciale.

L’Argentine faisait une dollarisation, on avait un système de currency board fixe.
Le taux de change de l’euro est flottant, ce n’est pas du tout artificiel, contrairement à ce que vous prétendez. Vous oubliez complètement les phénomènes d’inflation importée qui vont avec la dévaluation et rendent inefficace les politiques de dévaluation compétitive comme au début des années 80.

« Quant à la Grande-Bretagne, l’importance de son secteur financier plaide peut-être bien (?) pour l’euro, mais comme le prix en est une intégration fiscale, budgétaire, sociale... accrue, les Anglais ont bien raison de s’y refuser. »

La Grande-Bretagne a intérêt à rejoindre l’euro :

a-Réduction des coûts de transaction.

Dans la mesure où l’entrée dans l’UEM ferait disparaître le change entre la livre sterling et l’euro, des ressources seraient dégagées du fait, par exemple, de la suppression des marges de rémunération des cambistes. Le bénéfice traditionnellement attendu estimé par une étude de la Commission Européenne est évalué à 0,4% du PIB en moyenne sur tous les Etats membres (Commission Européenne, 1990).

b-Disparition du risque de change par rapport à l’euro.

On attend de la disparition du risque de change de la livre par rapport à l’euro un accroissement des échanges intracommunautaires, l’augmentation du nombre d’investisseurs étrangers en Europe et plus particulièrement en Grande-Bretagne et enfin la diminution du coût du capital par l’intégration du marché des capitaux en livres au sein d’un marché des capitaux en euros, plus vaste et donc moins risqué.

c-Transparence des prix accrue.

Enfin, l’adoption de la monnaie unique devrait permettre aux consommateurs britanniques de pouvoir plus facilement comparer les prix des biens sur un marché où la concurrence serait de ce fait accrue.

1-Bénéfices éventuels de l’entrée dans l’euro.

Si l’on a mis en évidence les risques que représentent pour l’économie britannique l’adhésion à l’euro, il convient de remarquer les arguments qui pèsent en faveur de l’adhésion.

a- Les investissements étrangers sont susceptibles d’être favorisés par une plus grande stabilité des changes

Une stabilité des changes accrue est susceptible de rendre l’UEM plus attractive et par là même d’accroître les investissements étrangers en Grande-Bretagne.

 

b- L’entrée de la Grande-Bretagne dans l’UEM serait également bénéfique pour l’UEM.

Dans la mesure où l’économie britannique satisfait aux critères imposés par Maastricht, l’UEM gagnerait à voir en son sein l’une des économies les plus performantes. L’adhésion de l’économie britannique pourrait également renforcer la crédibilité internationale de l’euro, dans la mesure où elle signifierait une évaluation positive de cette monnaie par le gouvernement britannique. Elle rendrait également la politique économique européenne plus cohérente sur la scène internationale.

2- Demeurer à l’extérieur de la zone euro : « coûts d’opportunité » et risques pour l’économie britannique.

 

a- L’entrée dans l’euro semble inéluctable pour l’économie britannique et rester à l’écart des instances de décisions ne lui permettent pas d’influencer l’orientation des politiques économiques de la zone euro. Les reproches majeurs adressés à la zone euro sont qu’elle se fonde sur des hypothèses que ne partagent pas les Britanniques, cependant rester à l’écart des instances de décision signifie laisser plus de temps à ces conceptions de politique économique pour s’affirmer dans la zone euro.

b- De plus, si l’UEM parvient à constituer une Zone monétaire optimale (si une véritable convergence entre les économies de la zone s’opère) alors des gains tangibles devraient advenir en termes d’accroissement des échanges, de niveau de production, et de productivité, tout en réduisant la possibilité que surviennent des chocs asymétriques. Rester à l’écart ne manquerait pas alors d’être nuisible à l’économie britannique.

source : forum-scpo.com



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