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Commentaire de tire_d’aile

sur Les assemblées générales ou le simulacre démocratique


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tire_d’aile (---.---.255.118) 17 mars 2006 10:32

Vous réduisez le CPE à une question technique hors de portée de la compréhension des jeunes en affirmant que c’est une affaire de professionnels tout en réaffirmant votre idéal démocratique. Il me semble que c’est assez contradictoire. La politique n’est-elle pas justement l’affaire de tous, de tous les hommes et femmes d’un pays ? N’est-ce pas la vocation de la démocratie de mettre les lois qui sont édictées en son nom à la portée de tous ? De deux choses l’une. OU bien les lycéens et autres étudiants sont des imbéciles et alors on comprend mal,comment, subitement, une fois sur le « marché du travail » ils deviennent intelligents. OU bien ils ne sont pas idiots et ils sont à même de comprendre, d’analyser, de réfléchir à ce qu’est le CPE et surtout à tout ce dont il est le symbole, autrement dit un système économique qui organise la précarité. Sur le fond, qui n’est pas contestable en tant qu’il reflète un point de vue, le votre, vous semblez penser que la politique est une affaire purement technique, qui s’adresse à des professionnels. Je pense au contraire que la politique est une chose trop importante pour qu’elle soit confiée aux seuls politiciens et autres technocrates. Ce qui ne signifie pas, bien entendu, a contrario, qu’il faille que les hommes politiques soient des politiques dans le mauvais sens du terme, des hommes comme sous le régime politique maoiste dévoués à la seule cause de l’agitation politique. Il faut bien entendu des personnes qui connaissent leur sujet, bref des gens de qualité, et ça se trouve dans toutes les couches de la population il me semble. S’agissant du CPE, les jeunes(ce que je ne suis plus, j’ai 44 ans), pour ne’avoir travaillé (ce qui n’est d’ailleurs pas vrai pour beaucoup d’étudiants) n’en sont pas moins immergés dans la société. Donc, d’une manière ou d’une autre, la réalité du monde du travail, les travaille, justement. Il n’est pas besoin d’avoir fait polytechnique pour s’apercevoir qu’il y a du chômage et de la précarité et que ce n’est pas en y rajoutant encore une dose de précarité que l’on va résoudre le problème du chômage. C’est bien plutôt un problème de répartition de la richesse nationale et de choix de société (l’actuel système,pronfondément inégalitaire, y compris au niveau mondial, est basé sur le transfert de richesse des pauvres vers les riches ; qu’on ne me dise pas encore et toujours que ce sont les riches qui crèent les richesses, c’est une absurdité, sans les millions de salariés sous-pays ici et la-bas, comment les riches s’enrichieraient-ils au delà de toute mesure comme cela dure depuis que la vague néo-libérale déferle sur la planète). Quand on voit les bénéfices records du CAC 44 — qui vont aux actionnaires — peu réinvestis et partagés avec les salariés, par exemple, il y a de quoi s’interroger.


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