J’ai trouvé sur ce site le témoignage suivant :
"J’étais présent. Les fafs ont délibérément agressés le cortège d’étudiants, pour la plupart pacifistes. Minitieusement organisée, leur action coup de poing méritait une réponse des étudiants, trop surpris pour réagir dans un premier temps. Tout s’est passé très vite. Retour sur les faits.
Trois amis et moi avons décidé de voir ce qui se tramait du côté de Saint-Michel, où paraît-il des militants des jeunesses fn et de groupuscules néo-nazis s’organisaient.
Sur notre chemin, nous avons eu le déplaisir de croiser des jeunes trop soignés, trop neutres, trop bien rangés. Désormais nous savions, ils étaient là à 100 métres du cotrège et préparaient un coup d’éclat. Deux groupes, de chaque côté de la route semblaient sur leurs gardes prêts à bondir, 50 personnes tout au plus.
Nous les vîmes se joindre promptement et déballer leur pancarte illisible (de toute façon, vu le niveau intellectuel de ces gars, rien d’étonnant). Très vite les slogans, les barres de fers et les coup de poings sortent. Ils paniquent littéralement les manifestant étudiants anti-cpe - du moins ceux qu’ils trouvent sur leur chemin...
Ils avancent et ils tapent. L’envie d’en découdre est clairement affirmée. Lâches, bien sûr ; ils tapent ceux qui passent, les plus faibles, les plus fragiles. Les CRS restent béats, regardent, attendent. Pourtant de nombreux étudiants reçoivent des coups sous leurs yeux.
J’en laisse un courir devant moi. Il court, il court... avec l’envie d’aller au front. Il est jeune, autour de la vingtaine et débordant de haine. Seulement ce facho passe trop près de moi, il ne m’a pas vu. Je cours vers lui et BOOM ! Croc-en-jambe, après un jouissif vol plané qui le verra lamentablement s’échouer sur le sol, il a à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivent. D’autres peaufineront ce que j’ai commencé, en lui assenant deux trois coups de pieds bien mérités.
Tout cela pour dire que : 1°). Il n’y a pas de raison qu’à Paris, des manifestants clairement malintentionnés puissent victimiser les jeunes étudiants devant l’oeil complice et bienveillant de la police. 2°). Une résistance organisée est nécessaire. Leur structuration en petits groupes, leur grande mobilité leur ont permis de s’échapper, mais la prochaine fois ? Nous devons nous organiser pour pouvoir maîtriser et correctement recevoir ce genre d’individus 3°). des contres-actions doivent viser ces trois mouvements identifiés : Uni Raid, Jeunesse-Europe et le FNJ.
Enfin, je note avec quand même une certaine lassitude que ces « lâches », appelons-les par leurs noms, frappent dans le quartier latin, c’est-à-dire dans le cinquième arrondissement, coin plutôt friqué et pas très mixte socialement ou éthniquement. J’aimerais les voir un jour dans mon quartier, qu’ils viennent un peu dans le Nord de Paris, l’accueil sera tout autre à mon avis ! “.