Lumpen-racaille à la Sorbonne
Une librairie est partie en flammes, jeudi à Paris, au coin du boulevard Saint-Michel et de la place de la Sorbonne. Tout un symbole ! Hier soir, le quartier latin ne rappelait pas la rébellion étudiante de Mai 68, comme on nous en rabat les oreilles depuis quelques jours, mais plutôt Berlin dans les années 1930, aux premières heures de la sauvagerie nazie.
A la fin de la manifestation des étudiants et des lycéens contre le contrat première embauche (CPE), qui s’était déroulée dans le calme, les casseurs ont fait leur apparition. D’abord rue de Vaugirard, puis à Sèvres-Babylone, enfin dans le quartier de la Sorbonne. Rue de Vaugirard, où ils ont brisé, vers 16 h, les vitres de dizaines de voitures en marge de la manifestation, les bandes de banlieues étaient emmenées par des groupes d’autonomes d’extrême-gauche. La bonne vieille alliance historique des "politiques" et du Lumpenproletariat...
Jusqu’à 22 h, quand les forces de l’ordre ont enfin réussi à rétablir l’ordre, gauchistes, hooligans et voyous des cités se sont livrés à une guérilla urbaine totalement déconnectée des mouvements étudiant et lycéen. Ils ont brisé des vitrines, retourné et incendié des voitures, attaqué les CRS à coups de bouteilles, de gros cailloux et de barres de fer. Mais ils n’ont détruit par les flammes qu’un seul magasin : une librairie... Le soir de l’ouverture du Salon du livre de Paris. Tout un symbole !
Face à ces commandos très mobiles et ultraviolents, le ministère de l’intérieur devrait adapter l’organisation et les tactiques de ses troupes pour les affronter et les appréhender beaucoup plus rapidement. Il n’est pas tolérable de laisser faire pendant des heures, par simple peur des "bavures". De nombreux casseurs ont néanmoins été interpellés, jeudi soir, par les forces de l’ordre. Que la justice soit sévère avec eux. Car ils n’ont rien à voir avec les manifestants anti-CPE.
105 réactions à cet article
-
Il est vrai que lorsqu’on voit les journalistes filmer des manifestants extrèmement violents s’en prenant à des CRS ayant reçu l’ordre de ne rien faire, on enrage. Quand à la peur ders bavures, il faut arréter : les jeunes qui cassent à 10 heures du soir savent ce qu’ils risquent, et tant pis pour eux. Il faut être inflexible et faire des exemples. Il faut aussi filmer systématiquement les violences pour identifier les casseurs et les punir.
-
Juste pour info et sans réagir sur le fond nauséabond de votre prose, la librairie dont vous parlez était désaffectée depuis plusieurs mois... Elle a été investi pour le matériel de choix qu’elle contenait pour servir de projectiles contre les crs. On peut défendre les opinions qu’on veut, mais faut quand même éviter d’être con ! La preuve en tout cas que vous ne fréquentez pas -pour mon bonheur- le quartier qui a bati la réputation humaniste de notre pays. A bon entendeur salut.
-
Et le kiosque de Sèvres Babylone ? C’était pour se battre à coups de journaux ?
-
Pitié, apprenez à parler et écrire clairement. C’est quoi cette bouillie ?
-
oui c’est difficile à comprendre
-
Moi aussi je dis incompréhensible votre commentaire... A la limite du perso...
-
Je trouve très déplacé de dire que les casseurs, les gens des banlieue difficiles, ne font pas partie de la manifestation anti-CPE ! A bien y réfléchir, qui seront les premiers à subir les méfaits du CPE, c’est bien eux ! Ils ont donc tous les droits de manifester contre le CPE mais sous prétexte qu’ils ne sont pas étudiants et que la manif est étudiantes, ils ne peuvent manifester. Evidemment, je sais que leur manière de manifester est beaucoup plus violente mais leur cri est d’autant plus urgent que celui des privilégiés étudiants universitaires !
-
Très bon article.
Les islamo-gauchistes commencent à sérieusement nous bassiner. J’imagine qu’il n’y avait pas de Coran dans cette librairie détruite ?
Sinon la racaille ira en enfer...
-
S’il y a un truc que je n’ai jamais fait de ma vie, c’est bien de brûler un bouquin. Même le Coran, figure-toi.
Au lieu de t’occuper de l’allumette facétieuse qui est dans mon œil, occupe toi de la poutre branchouillarde qui est dans le tien...
-
Arrête, tu me donnes de mauvaises pensées, des envies de passage à l’acte incinérateur.
Actuellement je lis Le Meunier hurlant de Arto Paasilinna, en Folio. Lecture recommandée.
-
les islamo-gauchistes.. Qu’est-ce que c’est ?
Ce néologisme rappelle curieusement le concept de judeo-bolcheviques si cher à l’extrème-droite antisémite des années 30. Ceci interroge :
Les extrèmes se rejoindraient-elles ?
L’islamophobie obsessionnelle remplirait-elle aujourd’hui le rôle dévolu autrefois à l’antisémitisme, à savoir créer un facteur de diversion dans un contexte de crise sociale ?
Attention à ne pas jouer sur ces terrains dangereux où tous les amalgames seraient maintenant permis et autorisent aujourd’hui certains à comparer quelques intellectuels en vogue à des journalistes de « Je suis partout »
RAMSAY
-
L’expression « islamo-gauchiste » est née à l’intérieur de l’extrême-gauche.
Pour information, clique ICI. Rien à voir avec l’antisémitisme d’extrême-droite de Je suis partout donc... sinon qu’il existe un antisémitisme d’extrême gauche qui se planque hypocritement sous le faux blaze d’« antisionisme ».
Et je précise que je suis agnostique, de gauche et pas d’origine juive.
-
« de gauche » , hum.....
Bien sûr que les interventions obsessionnelles en groupe de nos deux ou trois compères sur « l’islamo-gauchisme » renvoient exactement à la haine du « judéo-bolchevisme » des fascistes de l’entre-deux-guerres, et de la guerre, l’inspiration est la même, les dérapages fréquents, la répétition en boucle d’une même phrase une caricature.
Ces gens là s’expriment clairement et ne peuvent ignorer dans quel fond ils puisent.
-
Merci de la précision.
Quoi qu’il en soit, plusieurs choses :
- L’origine d’un terme est-elle plus importante que les glissements et variations de sens qu’il subit au cours des utilisations successives et fortunes diverses qu’il connaîtra au cours de sa vie dans le domaine public ? Ainsi, le terme « racaille » qui a acquis des connotations nouvelles depuis son utilisation par notre ministre de l’intérieur et des cultes.
- D’autre part, les errances stratégiques ne sont pas le monopole de l’extrème-gauche. Ainsi, pour rester sur le même sujet, le gouvernement américain n’a-t-il pas soutenu les fondamentalistes afghans à l’époque de l’invasion russe en Afghanistan ? Le HAMAS n’a t-il pas bénéficié de complaisances du MOSSAD à l’époque où l’ennemi prioritaire de l’état d’Israël était la mouvance appelée à l’époque « palestino progressiste » en général et plus particulièrement encore le FPLP ?
- Les erreurs d’appréciation non plus ne sont pas l’apanage des gauchistes : tel journaliste du Figaro Magazine ne s’enthousiasmait-il pas devant l’héroïsme des moudjahidines (Je cite : "armés de leur Coran et de vieilles armes, ils défient les hélicoptères soviétiques..) avant de devenir un professionnel de l’agitation du spectre islamiste ? On pourrait encore continuer ce bêtisier : Alain Finkielkraut n’a-t-il pas été maoïste avant d’enseigner dans une université américaine ? Roger Cukierman n’a-t-il pas appelé à voter Le Pen lors des présidentielles de 2002 avnt d’en appeler aujourd’hui à l’antiracisme ?
Je pense néanmoins qu’un rapprochement de l’extème gauche avec Tariq RAMADAN est tout aussi absurde et stérile que les exemples d’erreurs stratégiques citées plus haut. Mis à part les révoltés millénaristes du bas Moyen Age, le fondamentalisme religieux n’est pas soluble dans la lutte des classes.
RAMSAY
-
je trouve cette remarque un peu déplacée.
-
je trouve que ce marsupilami a des remarques un peu deplacee par rapport au musulmans. il faut reflechir a deux fois avant de parler...
-
ça vire doucement au maccarthysme tout ça...pourriez vous identifiez de quel « nous » vous parlez ? le confort de l’instule drapée dans le surnombre...
-
Mnosieur Hertoghe !
A croire que vous avez tribune ouverte sur AgoraVox. C’est étonnant, j’ai l’impression que tous vos articles,quels qu’ils soient, sont jugés bons pour être publiés. Je crois que vous avez un a-priori très favorable de la part des responsables du site, vous êtes partout !
Magnfique ce terme de « lumpen-racaille ». Racaille ne suffisait pas ? Ou est-ce un peu connoté ? Pas trop d’a-priori franchement libéraux dans cet article, c’est bien. Vous réussissez même à déconnecter ces casseurs des manifestants anti-CPE. bravo, j’applaudis sans ironie cette fois.
Bon, n’oubliez pas de faire le même article sur les casseurs de l’UNI, hein ! je suis très attaché à ce que les casseurs de tous bords soient traités de la même façon. J’espère que vous partagez mon opinion...
Fishlord
-
Il y aurait effectivement un article à écrire sur les nervis d’extrême droite si l’on en croit Karl Laske de Libération : « Des unités de CRS ont en effet fait usage de flash-ball et protégé la fuite d’un important commando d’extrême-droite, peu après les arrestations de la Sorbonne ».
A ma connaissance, aucune racaille d’extrême droite n’a été arrêtée...
-
J’ai trouvé sur ce site le témoignage suivant :
"J’étais présent. Les fafs ont délibérément agressés le cortège d’étudiants, pour la plupart pacifistes. Minitieusement organisée, leur action coup de poing méritait une réponse des étudiants, trop surpris pour réagir dans un premier temps. Tout s’est passé très vite. Retour sur les faits.
Trois amis et moi avons décidé de voir ce qui se tramait du côté de Saint-Michel, où paraît-il des militants des jeunesses fn et de groupuscules néo-nazis s’organisaient.
Sur notre chemin, nous avons eu le déplaisir de croiser des jeunes trop soignés, trop neutres, trop bien rangés. Désormais nous savions, ils étaient là à 100 métres du cotrège et préparaient un coup d’éclat. Deux groupes, de chaque côté de la route semblaient sur leurs gardes prêts à bondir, 50 personnes tout au plus.
Nous les vîmes se joindre promptement et déballer leur pancarte illisible (de toute façon, vu le niveau intellectuel de ces gars, rien d’étonnant). Très vite les slogans, les barres de fers et les coup de poings sortent. Ils paniquent littéralement les manifestant étudiants anti-cpe - du moins ceux qu’ils trouvent sur leur chemin...
Ils avancent et ils tapent. L’envie d’en découdre est clairement affirmée. Lâches, bien sûr ; ils tapent ceux qui passent, les plus faibles, les plus fragiles. Les CRS restent béats, regardent, attendent. Pourtant de nombreux étudiants reçoivent des coups sous leurs yeux.
J’en laisse un courir devant moi. Il court, il court... avec l’envie d’aller au front. Il est jeune, autour de la vingtaine et débordant de haine. Seulement ce facho passe trop près de moi, il ne m’a pas vu. Je cours vers lui et BOOM ! Croc-en-jambe, après un jouissif vol plané qui le verra lamentablement s’échouer sur le sol, il a à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivent. D’autres peaufineront ce que j’ai commencé, en lui assenant deux trois coups de pieds bien mérités.
Tout cela pour dire que : 1°). Il n’y a pas de raison qu’à Paris, des manifestants clairement malintentionnés puissent victimiser les jeunes étudiants devant l’oeil complice et bienveillant de la police. 2°). Une résistance organisée est nécessaire. Leur structuration en petits groupes, leur grande mobilité leur ont permis de s’échapper, mais la prochaine fois ? Nous devons nous organiser pour pouvoir maîtriser et correctement recevoir ce genre d’individus 3°). des contres-actions doivent viser ces trois mouvements identifiés : Uni Raid, Jeunesse-Europe et le FNJ.
Enfin, je note avec quand même une certaine lassitude que ces « lâches », appelons-les par leurs noms, frappent dans le quartier latin, c’est-à-dire dans le cinquième arrondissement, coin plutôt friqué et pas très mixte socialement ou éthniquement. J’aimerais les voir un jour dans mon quartier, qu’ils viennent un peu dans le Nord de Paris, l’accueil sera tout autre à mon avis ! “.
-
Petite suite à la racaille fasciste :
Vous pouvez lire sur le site de La Tribune un communiqué de presse de l’UNI où la caillera fasciste se la joue « modérée » et dénonce vertueusement les violences de la caillera islamo-gauchiste...
-
un truc m’etonne dans ce texte ; l’uni c’est l’ump . il n’y a pas si longtemps que j’ai quitté la fac , et l’uni c’est tout simplement le seul syndicat different des archéo-gauchistes soixante huitards . pas du tout des casseurs ou des fachos . A assas on avait le gud , les fachos , et l’uni, clairement chiraquien.
-
Avec le temps, les jeunes gauchistes deviennent des bourgeois socialistes et les jeunes fascistes des bourgeois UMP. Ainsi va l’ordre des choses : après les exaltations romantiques de l’adolescence, les bedonnements idéologiques de l’âge mûr...
-
L’UNI pour information n’a jamais été mêlée à quelques méfaits que ce soit et si il y a eu agression d’étudiants la semaine passée c’est par des bandes d’extrêmes de droite et non pas de membre de l’UNI (syndicat étudiants de droite) ...vous faites un amalgame dangereux...c’est comme comparer les casseurs d’hier soir (qui se revendiquent anarchistes) et l’UNEF. POur information et sans vouloir diminuer la gravité de c e qui s’est passé hier soir (pour y avoir assisté comme d’autres parisiens j’ai trouvé cela très choquant) : la librairie incendiée est une librairie qui a été fermée il y a quelques temps et donc il n’ y avait pas de livres...Ces jeunes sont trop crétins pour avoir voulu donner une quelconque valeur de symbole à leurs débordements.
-
Même si ce n’était pas l’angle de mon billet (les casseurs de la Sorbonne), j’en ai évidemment autant pour les voyous d’extrême-droite qui ont également sévi jeudi soir dans le Quartier latin. Alain Hertoghe
-
Quand on est débile, on le reste. Une fois encore du « gratuit » de bas niveau, je veus dire du niveau Unef.
-
Il y a qu’a regarder Finkelkraut ....
mdr
"Qui a 20 ans n’est pas revolutionnaire n’a pas de coeur Qui a 40 ans n’est pas conservateur n’a pas de tete".
Bismarck
Je le soutien et je confesse que j’ai retrouve ma tete tres tot....
-
Juste une question... : la librairie en question contenait des livres, ou bien est-ce celle qui venait d’être vendue et qui ne contenait presque plus rien ?...
-
Vous avez raison, mais je ne crois pas que les casseurs aient décidé (en AG et à bulletins secrets ?) de brûler un magasin à l’enseigne Librairie... parce qu’ils savaient qu’il ne s’agissait plus d’une librairie et que, donc, il n’y aurait pas de mal...
))
-
Arretez ce Damian West,pseudo jeune bobo cultivé,friqué sans doute au point de ne pas avoir à travailler tant il sévit tout le temps sur les sites,sur tous les sujets !Au boulot,cher grand penseur:cela vous changera ! Est-il acceptable que des voyous,des casseurs,des assistes,haineux,debiles lancent des projectiles sur les gendarmes avec le risque assumé de tuer...Ces gendarmes sont presque tous issus de familles tres modestes,ouvrieres,artisans,petits fonctionnaires,peres de famille(pensez à la terreur de leurs femmes,enfants à la vue des images tv),representants de l’etat quelque soit la couleur politique des dirigeants en place.Eux ont choisi de travailler à l’inverse de ces crapules qui vivent de rapines et de subsides ! c’est tres regrettable pour la quasi-majorité des jeunes etudiants,employes,sans emploi,issus des banlieux ou pas qui doutent à juste titre de ce que notre société leur propose et qui ont le droit de le faire savoir dans le respect des lois republicaines et de la democratie:c’est loin d’etre le cas ! Merci à toutes les organisations etudiantes,à tous les responsables politiques(Royal,Lang,Buffet ?)de condamner ces violences et pas seulement de les déplorer mollement,merci à ceux qui sont au pouvoir de ne pas accepter que soient agressés de la sorte les gendarmes(comment de Villepin peut-il dire parler de"bon deroulement de cette journée !)Merci enfin à ces gendarmes pour leur patience,leur calme,leur courage impressionnant en rappelant que leur mission n’est pas de risquer d’etre tués par un pavé lancé par une racaille,comment l’appeler autrement.
-
Que de nostalgies soixante-huitardes ce feu de paille anti-CPE ne réveille-t-il pas... On croirait entendre résonner le slogan :
« CRS,sous l’uniforme, tu restes un travailleur ! »
Tandis que d’autres, à contrario et au même moment, fustigeaient les « chiens de garde du Capital » et citaient une journaliste allemande aux idées déjà radicales (U. Meinhof) :
« On est soit du côté du problème, soit du côté de la solution, il n’y a pas d’autre alternative.. »
Nostalgie, nostalgie..
RAMSAY
-
Ouaf !
C’était pourtant bien vu dans le genre réac populaire, surtout au début.
« Je ne comprends pas votre dénigrement de ma personne que vous ne connaissez pas... Mais je vous demande de cesser de dire n’importe quoi à mon sujet », écris-tu...
Mais n’était-ce pas toi qui évoquais dans ton dernier message « (ma) frustration et (ma) rage qui mettent le feu en (moi)-même » ? Toujours l’alummette et la poutre...
-
Ouaf !
Vraiment bouché à lémeri : je suis de gauche... mais pas caviar, et sans illusions bobo-romantiques.
-
A propos de la librairie entre guillemets de la place de la Sorbonne parti en flamme. Retenez que cette librairie PUF que tout étudiant parisien connaît a été vendu depuis plusieurs mois et qu’elle est fermée depuis longtemps. d’ailleurs sur les images TV vous verrez bien que n’apparaît aucune cendres de livres ou autres. Les locaux sont vides. ils appartiennent désormais à un magasins de vêtements situé sur la même place. Parlé d’étudiants barbares qui brûlent des librairies est un pure et simple désinformations.
-
Herr Tog ferait-il comme les journalistes US à Baghdad ? Rendre compte depuis sa piaule avec comme compagnon un verre de Four Roses ?
-
Eh bien pour une fois je suis d’accord avec toi.
Qu’il y ait eu ou non des livres dans cet ex-librairie (que c’est triste, une ex-librairie), cela ne change rien au fait que les actes de ces casseurs sont insupportables, et que cet article reste malgré tout justifié... à ceci près qu’il manque la partie consacrée à la racaille d’extrême-droite et à la complicité des CRS à son égard, ce que j’ai essayé de faire ci-dessus.
-
Non, je ne crois pas que cela brise le coeur de voir brûler la librairie du PUF. Je ne suis pas pour les casseurs, mais ce qui me brise le coeur, c’est plus de la voir partir aux magasins GAP ; alors qu’elle brule ou pas, maintenant... « Mais ils n’ont détruit par les flammes qu’un seul magasin : une librairie... Le soir de l’ouverture du Salon du livre de Paris. Tout un symbole ! », nous dit l’auteur. Oui, tout un symbole effectivement, mais que l’on avait détruit bien avant ; donc il s’agit bien de désinformation. Il faut bien avouer que cela faisait mieux pour faire le constat des différences avec 68. Il faut faire attention : ne pas raconter des histoires (au sens littéral) au lecteur ; c’est bien beau mais plus de l’ordre de la littérature.
-
Aucun doute, de grosses difficultés d’expression, il faut reprendre des cours de français mon petit !
-
Et quelque part la chose la plus grave est finalement le recul des librairies en France (ah, au fait, ce recul ne date pas du tout de l’arrivée du Net) qui disparaissent pour être remplacées par des magasins de fringues ou autres, commerces qui ne manquent pas en nombre.
Mais ce type d’autodafés ou d’immolations, suivant le regard, est infiniment plus puissant que l’incendie dommageable d’une coquille vide.
On essaye de monter des mayonaises , alors que de puissants processus sont à l’oeuvre (la fermeture d’un énorme nombre de librairies en 30 ans), des enjeux colossaux de société (la régression du droit du travail, la loi ne protegeant plus le citoyen du despotisme d’état ou privé,...),....
-
Je suis étudiant en histoire à la Sorbonne et présent lors d’une partie des événement dont l’institution a été frappé. Il faudrait très chers vous calmer car les « islamo-gauchistes » dont vous critiquez les agissements ne sont qu’un mythe raciste et faciste. une partie des casseurs qui ont agis sont certes des anar’, des racailles, mais aussi et surtout des jeunes du FNJ qui profite des fins de manifestations pour tout détruire et frapper les étudiants sous le regard des gardes mobiles qui occupent les rues encerclant la Sorbonne.
Atention à l’image et aux discours des médias de l’ORTF
-
Eh papa ! l’ORTF, c’est comme les cols « Mao » et les portraits du CHE et d’HO CHI MINH, c’était il y a près de 40 ans tout ça !
C’est la nostalgie de l’« ex-soixantehuitard attardé » qui rejaillit chez toi ou quoi ?
-
Extralucide le Bacchus. Tu devrais rentrer dans la police, avec toi il n’y aura plus d’enquête longue. Un peu comme au bon temps de Staline et d’ Hitler.
-
« Il n’est pas tolérable de laisser faire pendant des heures, par simple peur des »bavures".
Tu autorise donc de fait la police à te tirer dessus et à te cogner même si tu n’as rien fait, pour accelerer l’incarceration d’une bande de petites frappes qui auraient été de toute façon arretées ????
La « simple peur des bavures » c’est la subtile différence entre un état totalitaire et une démocratie... Et je préfére voir 1 million de librairies incendiées qu’un seul innocent tué ou maltraité.
les autonomistes ont bon dos, pas un mot sur l’extrême droite... par peur des bavures ???
Alain Hertogh tu es un pitre !!!!!!!!!!!!!
-
Et puis les « islamo-gauchistes » c’est aussi débile que les « nazillon-sionistes » comme expression.
T’es vraiment un âne Marsupilami...
-
Pour ton information, ce n’est pas moi qui ai inventé cette dénomination. Pour t’informer, clique ICI.
Tout pour braire...
-
Toujours à propos d’islamo-gauchisme,
Un autre article intéressant à lire ICI.
-
Marsupilami : « c’est pas moi, c’est la faute au nouvel observateur et à l’union laique des familles de France si je dis des bétises »
Alain Hertoghe : « C’est pas ma faute si j’amalgame avec le berlin des années 30 le mouvement anti-cpe, c’est la faute aux gauchistes qui voient mai 68 partout »
Donc vous pensez « par défaut » en opposition à d’autres.
C’est la définition même du réactionnaire, il ne pense pas, il réagit.
-
Monsieur Hertoghe,
Je suis désolé, je retire mes maigres compliments. Je ne vous avais pas lu en profondeur. Je constate à nouveau votre irrépressible besoin d’amalgame. Ainsi, la journée de Jeudi rappelait plutôt les années 30 et la barbarie nazie, que Mai 68. Et bien sûr, quelques lignes plus tard, on trouve les coupables : les groupes autonomes d’extrême-gauche. Rapprocher l’extrême-gauche (les premiers à finir dans les camps) de la barbarie nazie. Mais quand allez vous donc cesser de nous faire rire ? Je vous demande juste un tout petit soupçon d’objectivité, rien que pour me faire plaisir : condannez les violences des deux côtés, pour une fois. La « racaille » (ce mot vous plaît, je vous le ressers pour votre plaisir), d’extrême-droite était là aussi.
Essayez d’ être un poil moins indulgent avec l’extrême-droite, surtout quand on dénonce la « barbarie nazie » ; ça serait logique dans votre discours, non ?
Fishlord
-
Votre ami Sarkozy est plus oecumenique que vous dans son interprétation des débordements.
Je cite : « Il y a eu la manifestation qui s’est bien passée et puis il y a eu quelques centaines de délinquants qui venaient pour en découdre. Il y avait là-dedans de l’extrême-gauche de l’extrême-droite, des hooligans, des voyous d’un certain nombre de quartiers »,
-
Il est un peu facile de mettre ces violences sur le dos « des bandes des cités » et « autres voyous totalement déconnectés des mouvements étudiants »...il s’agissait hier soir autour de la sorbonne bien de jeunes du mouvement étudiants( vous savez ceux qui ont incendiés une librairie, tenté de briser les vitrines de magasins, mis le feu à des voitures en stationnement sans se soucier de savoir si il faisait courir le moindre danger aux habitants et autres passants),les mêmes que ceux qui depuis maintenant une semaine saccagent quotidiennement la Sorbonne et ses abords...Difficile d’admettre en effet que parmi nos étudiants, des jeunes que, du fait de leur niveau d’étude, vous classez probablement dans la catégories « bien sous tous rapport »,certains soient capables de comportements aussi réprehensibles et condamnables....
-
Merci bj33 d’avoir remis de la clarté dans ce qui ne semblait plus, au bout de quelques commentaires, qu’un réglement de comptes vain. Par ailleurs, livres ou pas livres, Coran ou Bible, elle a quand même brûlé cette librairie et çà c’est un acte délictueux.
-
« Hier soir, le quartier latin ne rappelait pas la rébellion étudiante de Mai 68, comme on nous en rabat les oreilles depuis quelques jours, mais plutôt Berlin dans les années 1930, aux premières heures de la sauvagerie nazie »
Un minimum de décence s’impose lorsqu’on évoque les heures noires des années 30. Des amalgames aussi dangeureux et faux (pour le plaisir de faire un bon mot) ne vous honorent pas. Cdt,
C Assayag
-
Tandis que l’amalgame avec mai 68 ne vous dérange pas ? Et Berlin aux premières heures du nazisme, ce ne sont pas les heures les plus noires des années 30... Pas encore...
Alain Hertoghe
-
On peut avoir une appréciation positive ou négative de mai 68. je doute qu’on puisse avoir un jugement positif de la sauvagerie nazie. Il y’a une nuance qui ne vous aura pas échappé...mais vous avez décidé vaille que vaille de défendre votre formulation (au mieux) maladroite.
Cdt,
-
Pas les lecteurs du Coran, quand même ?
-
Toujours aussi bloqué du cerveau et incapable de s’exprimer clairement.
La médecine, vite, avant que votre cerveau ne dégouline dans vos chaussettes.
Pitié, écrire en français, est ce que cela vous est possible, oui ou m.... ?
-
Euh, si je peux me permettre de vous apporter une précision : la librairie centrale des PUF a été vendue car non rentable depuis un moment. Ce lieu ne va plus vendre de livres mais des fringues... Pourriez vous imaginer que les « casseurs » le savaient ? Moi oui...
-
Ah ! Des casseurs défenseurs de la littérature, et qui s’en prenne donc au local qui vendra bientôt des fringues en lieu et place de livres. Je n’y avais pas pensé. Mea culpa...
Cela étant dit, comme symboles des fringues, il y a mieux, non ?, boulevard Sainte-Michel et dans le quartier latin ?
Alain Hertoghe
-
Il y a quelques temps, dans ma jeunesse, on avait passé une loi pour supprimer les sursis pour le service militaire. J’étais étudiant à Paris et j’ai manifesté, bien que pas directement concerné (j’avais déjà mon sursis).
J’ai pu, déjà à cette époque voir de mes yeux les fameux éléments « incontrôlés » qui se baladent dans paris avec casque et barres de fer......
Le temps passe et les outils de désinformation, manipulation des foules etc restent les mêmes.
je suis d’accord avec l1dit , au final, il s’agit d’actes délictueux, mais au fond, à qui profite vraiment le crime ?
-
La comparaison avec le Berlin des années 30 n’est-elle pas un peu excessive ?
Les influences sont néanmoins visibles :
- un grosse dose de sarkozysme (la référence à la racaille )
- un trait de finkielkraut : la référence systématique au nazisme (on se souvient encore des "pogromes antirépublicains à lépoque des émeutes)
- quelques gouttes d’Hannah Harendt : le totalitarisme comme résultant d’une alliance entre l’élite et les basses classes en filigrane dans le discours.
- un très léger rappel de Marx (le lumpenproletariat), pour faire chic..
- un zeste d’anticommunisme (les commandos gauchistes)Et nous revoilà avec un cocktail de pensée unique.
Bon appétit !
RAMSAY
-
La comparaison avec Berlin durant la montée du nazisme se veut volontairement « un peu excessive », cher Ramsay... comme l’est la comparaison, répétée en boucle, avec mai 68, qui relève pour moi de la paresse intellectuelle.
Alain Hertoghe
-
C’est exact la comparaison avec 68 est effectivement peu valide.
Par contre, la comparaison avec l’Allemagne des années 30 est immonde...d’une invraissemblable outrance, d’une ignorance crasse et accessoirement une injure à ceux qui ont subit la montée du nazisme.
Les années 30 de l’Allemagne c’étaient de puissantes milices, en uniformes, armées, qui sillonaient les villes, qui marquaient les magasins des juifs pour revenir les bruler ensuite, qui pratiquaient la chasse aux juifs dans les rues, qui s’attaquaient méthodiquement à tout ce qui représentait la culture, qui s’attaquaient aux communistes, aux socialistes et aux démocrates pour en faire les premiers passagers des camps.
Des autodafés de livres choisis et volés par les nazis se faisaient. Des imprimeries étaient occupées ou détruites.
On ne trouve pas celà dans ces evenements. Ni de près ni de loin..
Comparer ça et ça est, je le répète, est tout à fait scandaleux et ignoble, quoiqu’on pense des acteurs des petits heurts dans le quartier latin .
-
Agoravox, ou le blog de M. Sarkozy...
-
Agoravox, ou le blog de M. Sarkozy...
-
Clément, tu penses trop, tu vas t’user les synapses...
Un bon conseil : aère-toi le cerveau, va manifester contre le CPE et cesse de te révolter contre Sarkozy.
-
Si je ne me suis pas étendu sur le sujet c’est que tout a été dit plus haut mais fort est de constater que le contenu de ce billet (Il reprend exactement les propos de M. Sarkozy d’hier soir, excepté la référence aux gropuscules d’extrème droite) et d’un grand nombre d’autres, sont dans la tendance « sarkozienne » : anti gauchiste et pro-libérale. Ce blog n’a rien d’un média citoyen, c’est un outil de propagande libérale. Allez j’en rajoute « Libérons nos facultés » :D
-
Peut-être, mais tu as sans doute oublié de cliquer sur le lien souligné en bleu de mon message...
-
Clément, c’est pas possible tu es aveugle ou tu ne sais pas lire.
-
Je suis tout de même étonné que ces admirables CRS,non moins admirablement équipés en gadgets répressifs,ne soient pas parvenus à choper les apprentis-abrutis pyromanes.C’est à croire que les robocopes de Sarkozy,avec tout leur mirifique équipement high-tech,se montrent moins efficaces que s’ils avaient eu leurs popotins tricolores engoncés en des armures d’époque Jeanne d’Arc.Donc,lamentables les flicards. Surtout si je considère qu’ils ont la fâcheuse habitude,lesdits robocopes,d’alourdir méchamment ma feuille d’impots.Et,surtout,si je considère que le 1er flic de France,un certain petit croque-mort vaguement originaire d’outre Carpates,nous a promis à nous autres,pauvres pommes franchouillardes,de rendre la maison poulaga efficace,rentable,souriante,et patati et patata.Donc,circulez braves gens:le fonctionnariat policier veille sur votre sommeil,ainsi que son chef tout puissant, le petit croque-mort d’outre Carpates.
-
Un CRS en service n’a pas à prendre d’initiative, manquerait plus que ça... Alors si les ordres sont d’intervenir ils interviennent, si les ordres sont de pas bouger ils bougent pas et même s’ils ramassent des bouteilles pavés coktails molotovs ou autres joyeusetés sur le coin du casque high-tech comme vous dites, c’est aussi simple que ça...
Cordialement
-
Merci pour la précision.Je ne diffamerait plus l’héroïque flicaille française sur ce point précis.Cordialement.
-
C’est un peu plus complexe que ça.
Tout dépend de qui est au pouvoir et donc contrôle et dirige les forces le l’ordre, sachant que ces forces obéissent nécessairement au pouvoir en place d’un point de vue constitutionnel.
En mai 1968, si le responsable des forces de l’ordre républicain et le préfet de Paris avaient été des « durs », cela aurait fini en bain de sang. Heureusement, c’étaient d’authentiques démocrates modérés qui étaient aux commandes à cette époque-là et ilsont gardé leur sang-froid républicain.
Mais vu que la corporation des représentants de l’ordre a naturellement tendance à se confondre avec celui-ci quel qu’il soit, il n’est pas étonnant qu’en France, pendant la 2e Guerre Mondiale, la majorité d’entre eux ait collaboré avec l’ordre pétainiste, donc nazi.
Ceci dit, la droite au pouvoir vit dans la hantise du syndrôme Malik Oussekine...
-
Je me doutais un peu qu’en écrivant ce post je risquais de passer pour un pro-répression-à-tout-va voir un pro-sarko (lol)...
Non, j’ai connu les manifs de 86, leur répression et la mort de Malik Oussekine, j’ai entendu des commerçants dans les années 90 à Lyon me raconter les pseudos casseurs lors de manifs lycéennes qui enfilaient un brassard « police » après avoir explosé leur vitrine, la flicaille comme vous dites n’est ni noire ni blanche, ni propre ni sale, pour avoir un de mes meilleurs amis qui est CRS, pour avoir fréquenté un jeune inspecteur d’un commissariat sensible de Paris je peux vous dire que tout n’est pas si simplement simple, et si je comprends l’angoisse de leurs femmes et de leurs enfants lorsqu’ils partent sur des « missions difficiles » (ce qui est fort rare heureusement, pour ne pas dire tout à fait exceptionnel), je comprends tout autant la rage qu’inspire les images de flics insultant et tabassant un jeune qui n’a sans doute eu que le tort de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment (cf pendant les émeutes un fameux « on va te mettre dans un transfo EDF » ou quelque chose dans ce gout là).
La nature même du métier de policier comme de CRS fait que ces corps de métiers attirent forcément bon nombre de tenants de l’idée d’une répression tous azimuth, mais lorsqu’un « casseur » balance un coktail molotov sur un uniforme il devrait savoir que ce n’est pas l’uniforme symbole de ce qu’il combat qui va être blessé en premier, mais un être humain qui voudrait comme tout le monde ou presque (du moins j’ose le croire) pouvoir rentrer chez lui le soir dans sa famille dans un monde apaisé... Et nombreux sont les policiers et CRS qui ont une vision idéaliste et forte de leur métier, de ce qu’il représente pour la paix de notre, de leur, société et de ce qu’il devrait être...
Il n’y a pas de flicaille, il y a « la police », « les CRS », et il y a des gens, comme vous et moi, qui sont policiers ou CRS, chacun avec son vécu, ses particularités, son parcours et son histoire... Un français n’est pas la France, un musulman n’est pas l’Islam, un policier n’est pas la Police...
Bien à vous.
-
OK avec vous. Mais ...
Le policier, le flic, le gendarme, le CRS n’en restent pas moins des représentants de l’état. Le respect de la force publique ne peut être ignoré. Balancer des « pavés » n’est pas admissible.
-
J’oubliais, ce sont ces mêmes « policiers » que vous demanderez avec insistance s’il vous arrive quelquechose à titre personnel.
Et vous serez sans doute les premiers à hurler s’ils ne viennent pas assez vite, ne sont pas assez fermes face à l’agression que vous aurez subi, comme d’ab.
-
Bonjour à tous ! Je cite « Hier soir, le quartier latin ne rappelait pas la rébellion étudiante de Mai 68, comme on nous en rabat les oreilles depuis quelques jours » J’avais le sentiment, au contraire, que les « gens de 68 » confisquaient a priori l’art et la manière de faire une révolution. Lisez bien les commentaires du Monde et de Libération : vous serez convaincu du manque d’idéaux « superbes et généreux » des jeunes. Non, décidément, ils ne savent pas y faire. Tout juste pensent-ils que le CPE les empêcherait d’acheter une voiture à crédit. « Pouah... » dit Serge July assis dans son fauteuil en cuir, un verre de cognac en main, un cigare à la bouche. Et pourquoi diable voudriez-vous que cette lame montante ressemblât à tel ou tel événement passé ? Comme vous y allez ! Les livres brûlés par les nazis... Si je croyais à la sincérité de votre propos, je tenterais bien de vous piéger en vous demandant : « êtes-vous allé devant cette librairie afin de défendre les valeurs avec lesquelles on ne badine pas ? » Ben oui. Pour ne pas que la honte de Münich ne nous couvre encore le visage. Mais là, votre voix se tait, car vous étiez au chaud, chez vous. Mais peut-être déliré-je.
-
Euh,
Je suis désolé, je n’ai pas la télé mais j’arrive quand même à m’informer.
C’est vrai que Hertogne a un peu exagéré (exaspéré, exactpété), c’est son problème d’égo avec sa carte de presse hautement revendiquée dont il semble déduire que son appartenance pourrait le distinguer du commun des mortels, ce qui est une croyance aristocratique finie. Mais quand même : il n’a pas complètement tort.
-
Bien sûr que Mr Hertogue a tort de faire sa comparaison avec le berlin des années 30,
ce qui prouve que , même avec une carte de presse, on peut faire du mauvais journalisme...
Insuffisance sur les faits, ignominies des comparaisons montrant une pietre connaissance de l’histoire...
Nos amis d’AgoraVox nous ont fait une surprise en facilitant un débat en permettant un article aussi caricatural, mal assis sur les faits et aussi grossier.
Sympa de nous permettre de faire flamber des polémiques...
-
c’est pas tout à fait les mêmes policiers à qui j’aurais à m’adresser si il m’arrive qqch. Là on parle crs ou de gendarmes mobiles, dont la mission est le maintien de l’ordre. Je vais pas commencer à plaindre des gens qui ont choisi un boulot où on se fait taper sur la gueule. c’est un peu comme pour les casseurs qui se font taper dessus, faut pas s’étonner si les crs se prennent des pavés.
-
J’en ai un peu marre de me faire « l’avocat du diable » mais bon...
Un CRS comme un policier ne choisit pas un boulot « pour se faire taper sur la gueule »...
Pour vous « maintient de l’ordre » = « se faire taper sur la gueule ».
Soit.
Je vais pousser le vice de mon raisonnement encore plus loin....
Oublions les policiers et autres CRS...
Prenons juste l’exemple des pompiers...
Des héros
Impartials (impartiaux ? ^^)
Les 2 personnes dont j’ai eu vent personnellement de leur expérience de vouloir intégrer le corps des pompiers de Paris ont renoncé....
Pourquoi.
Non pas à cause des pierres qu’ils risquaient de se ramasser en mission
Non
A cause de l’ambiance de fachos intégral qui règne dans ce corps....
Un pompier du corps des pompiers de Paris sauvera toujours la vie d’un homme ou d’une femme qui qu’il ou elle soit...
Sauf que sur le chemin de l’intervention comme de retour à la caserne les « vannes » fuseront d’autant plus belle si cette personne est un tant soit peu plutôt noire que « blanche »...
Sauf que s’il s’agit d’éteindre un début d’incendie dans un foyer « bien de chez nous » ou dans un foyer de « eux qui voudraient être bien de chez nous » on n’emploiera pas les même méthodes...
De même que nos policiers et CRS ne sont pas des héros imprescriptibles et pourtant des gens qui tout simplement pensent d’abord à ce qu’ils peuvent faire pour autrui, de même les héros de pompiers ne sont pas exempts de pensées pas forcément en accord avec leur mission...
Et pourtant ils rempliront leur mission quelle qu’elle soit car ce sont des gens qui ont décidé de vouer leur vie à celà et même si leurs intimes convictions leur ferait dire qu’ils sont des pigeons qui ramassent et nettoie la misère des autres ils feront leur mission sans sourcillier.
Pompier ou CRS je ne suis pas sur que la différence soit bien marquée... les uns surpasseront leurs convictions personnelles pour remplir leur mission humaine pour ne pas dire humanitaire et les autres surpasseront tant bien que mal leurs apréhensions personnelles pour remplir leur mission dans le bien de tous....
Dans un cas comme dans l’autre vous êtes confronté à des personnes, des êtres humains, qui ont une vision de la vie ensemble qui ne correspond peut-être pas à la votre (ni à la mienne) mais qui donneront leur vie et leur intégrité physique pour faire en sorte que VOUS comme MOI comme EUX comme LEUR FAMILLE vive en paix...
Et peu importe leurs motivations et convictions intimes, ils font simplement LEUR BOULOT, sans se soucier de qui ils sont et de qui nous sommes...
Une fois de plus j’ai peut-être pas été très clair mais une fois de plus l’intention y était :)
Bien à vous
-
Saine réaction.
Imaginons un monde sans flics compte tenu de ce que nous connaissons de la nature humaine : une anarchie meurtrière généralisée, la loi du plus fort et du plus violent s’exerçant dans un chaos intégral.
Ceci dit, autant je peux comprendre qu’en étant flic on puisse devenir assez pessimiste dans sa vision de la nature humaine (les flics passent leur temps à n’en voir que les facettes les plus affreuses), et par conséquent être plutôt réac - après tout ils défendent l’ordre quel qu’il soit - autant je trouve que la sarkosysation de la police a trop souvent abouti à un sentiment d’impunité quasi totale et, dans les banlieues, à un phénomène de tribalisation des BAC qui est très dangereux. Ça devient un peu tribus de casquettés contre tribus d’encagoulés.
Quant à l’attitude des CRS, il n’y a pour l’instant pas eu d’excessives violences de leur part. Ils font preuve d’un sang-froid remarquable... et aussi d’une grande mansuétude pour les commandos de racailles fascistes dont ils sont peut-être soulagés qu’ils fassent le sale boulot à leur place ?
Quant on pense que lors de leur création, la majorité des CRS étaient des gens de gauche...
-
merci à l’auteur de cet article, grâce à lui, nous avons appris beaucoup de choses. Continuez comme ça M Herthoge, nous avons besoins de vos lumières. Passionnant.
-
J’en ai un peu marre de me faire « l’avocat du diable » mais bon... Un CRS comme un policier ne choisit pas un boulot « pour se faire taper sur la gueule »...
Pour vous « maintient de l’ordre » = « se faire taper sur la gueule ».
Soit.
Je vais pousser le vice de mon raisonnement encore plus loin....
Oublions les policiers et autres CRS...
Prenons juste l’exemple des pompiers...
Des héros
Impartials (impartiaux ? ^^)
Les 2 personnes dont j’ai eu vent personnellement de leur expérience de vouloir intégrer le corps des pompiers de Paris ont renoncé....
Pourquoi.
Non pas à cause des pierres qu’ils risquaient de se ramasser en mission
Non
A cause de l’ambiance de fachos intégral qui règne dans ce corps....
Un pompier du corps des pompiers de Paris sauvera toujours la vie d’un homme ou d’une femme qui qu’il ou elle soit...
Sauf que sur le chemin de l’intervention comme de retour à la caserne les « vannes » fuseront d’autant plus belle si cette personne est un tant soit peu plutôt noire que « blanche »...
Sauf que s’il s’agit d’éteindre un début d’incendie dans un foyer « bien de chez nous » ou dans un foyer de « eux qui voudraient être bien de chez nous » on n’emploiera pas les même méthodes...
De même que nos policiers et CRS ne sont pas des héros imprescriptibles et pourtant des gens qui tout simplement pensent d’abord à ce qu’ils peuvent faire pour autrui, de même les héros de pompiers ne sont pas exempts de pensées pas forcément en accord avec leur mission...
Et pourtant ils rempliront leur mission quelle qu’elle soit car ce sont des gens qui ont décidé de vouer leur vie à celà et même si leurs intimes convictions leur ferait dire qu’ils sont des pigeons qui ramassent et nettoie la misère des autres ils feront leur mission sans sourcillier.
Pompier ou CRS je ne suis pas sur que la différence soit bien marquée... les uns surpasseront leurs convictions personnelles pour remplir leur mission humaine pour ne pas dire humanitaire et les autres surpasseront tant bien que mal leurs apréhensions personnelles pour remplir leur mission dans le bien de tous....
Dans un cas comme dans l’autre vous êtes confronté à des personnes, des êtres humains, qui ont une vision de la vie ensemble qui ne correspond peut-être pas à la votre (ni à la mienne) mais qui donneront leur vie et leur intégrité physique pour faire en sorte que VOUS comme MOI comme EUX comme LEUR FAMILLE vive en paix...
Et peu importe leurs motivations et convictions intimes, ils font simplement LEUR BOULOT, sans se soucier de qui ils sont et de qui nous sommes...
Une fois de plus j’ai peut-être pas été très clair mais une fois de plus l’intention y était :)
Bien à vous
-
Bon, d’accord,je suis un vilain provocateur et je me repent d’avoir envoyé un si vilain pavé dans la vitrine des flics.Mais,tout de même,n’est ce pas saine vertu,en régime démocratique,que de cultiver la méfiance la méfiance envers les « forces de l’ordre » ? Si je m’en réfère à mes ancêtres Athéniens - ceux d’il y a 25 siècles - eh bien,ce métier de flic ils le mettaient plus bas qu’une fosse d’aisance.Mais alors,comment faisaient-ils pour qu’Athènes ne soit pas un coupe-gorge pire que Lutèce ? Question légitime et à laquelle je donnerai une réponse qui,accrochez-vous,paraîtra hallucinante sinon complétement folle à nos modernes oreilles.La voici:les Athéniens de ce temps s’interdisaient le métier de flic et réservaient cette basse tâche à - devinez qui ? - des esclaves étrangers. Notons par parenthèse que les Gaulois n’y étaient pas rares(un peu comme les Corses aujourd’hui).Cette petite info historique,je la tiens d’un vieux prof en histoire institutionnelle.Puisse-t-elle inspirer de façon originale nos politiques et les pousser ainsi à une réforme de la trés controversée « Maison Poulaga ».
-
Désolé pour le double « méfiance »,j’ai pourtant relu plusieurs fois mon texte,mais il doit y avoir un problème dans le logiciel...Ou je fatigue sérieusement.
-
Salut à tous. J’étais ce soir là avec les lycéens. Petites rectifications : ce n’est pas une librairie qui a brûlé mais un bail commercial vide « à céder ». Qui a mis le feu ? je n’ai pas fait attention. Mais les émeutiers étaientt plus occupés à s’accaparer les tables des cafés concommittants pour les jeter sur les CRS. Personne à aucun moment n’a empêcher les pompiers d’effectuer leur travail au milieu des nuages de gaz. Le seul pillage auquel j’ai assisté est une demoiselle qui s’est offert une trousse de maquillage Franck Provost. Je n’ai pas ma carte de presse mais je tiens à ce que la réalité des faits ne soit pas déformée. Après, libre à chacun de les juger comme il le souhaite.
-
A propos des kiosques à journaux, qui peut aujourd’hui se féliciter du travail des journalistes ? A propos des islamogauchistes que je découvre, il me semble que les gauchistes n’aime pas beaucoup entendre parler de religion. Pour les islamsites, sachez qu’il a été financé et développé depuis les années 70 pour endiguer l’expansion du communisme dans le tiers-monde et dans nos banlieue. Qui a financé Ben Laden ? Qui a armé les Talibans ? Qui a laissé s’installer les mosquées sallafistes dans nos cités ? Qui a intérêt à ce que les travailleurs immigrés désertent les rangs de la CGT et du PCF pour aller s’agenouiller dans une cave ? Nous attendons les résultats de votre enquête.
-
A propos des CRS. Ce qu’on peut leur reprocher c’est d’obéir à n’importe quel ordre et ce, quel que soit le gouvernement en place. Je pense qu’il serait temps de moderniser la profession et de les remplacer par des robots qui seraient certainement plus productifs et moins coûteux pour le contribuable. A propos des pompiers, j’ai également un ami qui a quitté la profession, non pas parce qu’il n’aime pas la violence, mais parcqu’il aime encore moins l’ambiance KOPS façon Boulogne.
-
A propos de 68 et du CPE. En 68 nos parents manifestaient pour avoir le droit d’avoir les cheuveux longs comme Damien, de partouzer pas comme Damien et d’écouter du rock n’roll comme Raffarin. Aujourd’hui les jeunes et moins jeunes manifestent pour payer leur loyer, les factures EDF, remplir le frigot et le reservoir de la voiture indispensable pour aller travailler tous les matins dans des ZAC ou ZI souvent très mal déservies en transports publics. En celà, 2006 n’a rien à voir en effet avec 1968. En celà 2006 ressemble plus à 1789 quand les Français avaient faim et que l’élite vivaient dans un autre monde, à l’abri du besoin.
-
L’intelligence artificielle des robots dedie d’eliminer les policiers hors du loi & hors d’ordre et en general de les remplacer sans substitution des singes deguise en uniforme de l’Etat a un futur brillant et epargne a gaspiller la monaille precaire publique. C’est l’ideal robotBoutique a realiser et la Haute Couture a la son defi(l’uniforme pour des machines anthropomorphes).
-
Pour finir, à propos des journalistes, ils font vraiment leur travail n’importe comment. N’est ce pas monsieur Alain diplômé de l’ESJ. Vous illustrez à vous seul tous le crédit que l’on peut accorder aux diplômes de cet illustre établissement. Deux règles de base du Journalisme avec un grand J : la fidélité à la réalité des faits - ce qui implique d’être témoin des faits que l’on rapporte - et ensuite l’objectivité - c’est à dire l’absence de jugement personnel, moral ou politique. Pour ma part j’ai quitté la profession quand j’ai (heureusement vite) compris qu’un journaliste n’était que la Voix de son Maître. Ouaf Oauf. Heureusement qu’il y a le net. On y trouve beaucoup de conneries, certe, mais aussi des témoignages honnêtes, à la différence notable du contenu du Paysage Audiovisuel Français. Et PAF !
-
Cette librairie était désaffectée après avoir fait faillite il y a quelques années. C’était l’ancienne librairie de PUF, presse universitaire de France... Comme quoi le véritable casseur n’est pas celui qu’on croit !
-
Merci Carol pour la précision. En effet, l’ancienne librairie PUF n’avait de librairie que l’enseigne. Mais les journalistes se sont visiblement contentés de lire cette enseigne sans chercher à savoir ce qu’il en était vraiment. Ils ne cherchent pas non plus à savoir qui se cache vraiment derrière les foulards des casseurs. Et bien jeudi dernier à la Sorbonne, puisque j’y étais, il y avait parmi ces énnervés, en première ligne, les militants italiens alter-mondialistes, ensuite des anars français bien de chez nous, des étudiants moins timides que leurs collègues restés par solidarité quelques mètres derrière, une poignée de « racaille » de nos banlieues, vite découragés par les gazs, de jeunes qui travaillent pour payer leurs études et au moins un petit patron, c’est à dire moi. Sachez ensuite que l’assault initial avait donné par les les quelques centaines d’étudiants revenus de la manif et qui réclamaient, je cite, « la Sorbonne aux étudiants » (peut-être des opposants au blocage qui voulaient reprendre les cours
). Seulement aux premiers jets de gaz, nos estudiantins ont effet quitté la place pour se retrancher sur le bd St Mich afin d’encourager les casseurs cités ci-dessus dans un air plus respirable. Les CRS se sont laissés canarder placidement pendant deux heures, ne répondant que par les gaz. Au bout de deux heurs donc, ils ont gazé le boulevard pour disperser les étudiants restés en retrait, et seulement là ils se sont décidés à charger et à embarquer les ultimes assaillants. Voilà pour les faits, et les casseurs. Enfin, laissez moi déplorer le manque d’organisation totale de ces derniers (à l’exception peut-être des italiens) ce qui ne leur vaut sûrement pas le titre de « commandos ». Ceux d’extreme-droite, reconnaissons-le, sont plus doués pour ca. A Nation, il s’agissait manifestement plus de « sauvageons » à casquette, dans le genre de ceux qui ont fait parler d’eux en novembre dernier. Notez à ce propos la proximité chronologique de novembre 2005 et mars 2006. Connaissant les zouzous, puisque j’ai quand même grandi avec eux, cela ne m’étonnerait pas qu’ils remettent ca bientôt, rien que pour titiller le ministère de l’intérieur. D’ailleurs, mais là il s’agit plus de spéculations personnelles, je ne pense pas que les émeutes de novembre avaient pour objet réel la mort des deux jeunes dans le transfo EDF, pas plus que le mécontentement actuel des étudiants ne soit lié qu’au simple CPE. Non, je pense plutôt qu’il y à un raz-le-bol général de la politique ménée depuis 2002, par des dirigeants élus dans la mascarade médiatique que l’on connaît (encore les journalistes tiens... décidemment je vous en veux). Depuis 2002 le mécontentement s’est déjà exprimé plus calmement à travers les manifestations et grèves des services publiques (comme d’hab me direz-vous) mais aussi des retraités, des magistrats, avocats, les associations de défense des droits de l’homme (Amnesty, La Ligue etc...), chômeurs, intermittants, artistes en Avigon, motards, chercheurs, scientifiques et intellectuels en tout genre, et que sais-je encore... là c’est déjà moins habituel, et en si peu de temps. Et puis les deux scrutins des régionales et du réferendum qui était lui aussi plus un non au gouvernement qu’un non à l’Europe, si libérale soit-elle. N’importe quel analyste politique vous expliquera que dans ces cas là, on renouvelle le personnel politique, non pas par un jeu de chaises musicales mais par de véritables élections, législatives en l’occurence. Mais non, 5 ans avec un un président, un gouvernement et deux assemblées d’un parti unique c’est trop beau pour s’en priver. Et puis toutes idées de cohabitation semblent avoir été définitivement bannies de la Ve. A défaut de se faire entendre par les urnes, certains le tentent par la rue. Et puis après tout, c’est le propre de la jeunesse que d’être agité. C’est bien dommage, car personnellement j’aurais préféré que cela se fasse dans les règles du jeu démocratique. Mais quand certains refusent de lancer les dés alors d’autres quittent la partie en claquant la porte. Ah, démocartie, quand tu nous tiens. Bonne nuit à tous et joyeux printemps 2006 !
-
J’oubliais dans les mécontents les buralistes, les professionnels de l’hôtellerie-restauration et les agriculteurs dont, fait assez rare pour le souligner, les vignerons. Et oui la gauche n’a pas le monopole de la contestation. Ah, quels râleurs ces Français ! Au fait j’ai une question à poser aux politologues si il y en a parmi vous : Pourquoi un gouvernement qui a la majorité absolue à l’Assemblée a-t-il si souvent recours au 49-3 pour faire passer ses projets ?
-
Mr Hertoghe, je vous cite :
« La comparaison avec Berlin durant la montée du nazisme se veut volontairement »un peu excessive« , cher Ramsay... comme l’est la comparaison, répétée en boucle, avec mai 68, qui relève pour moi de la paresse intellectuelle. »
Bon, vous reconnaissez répondre écrire de manière excessive en réponse à des comparaisons excessives. C’est intéressant, ça peut continuer longtemps. Je serais curieux de lire, par contre, la raison de votre comparaison entre les nazis et l’extrême-gauche (qui finit en premier dans les camps à l’époque, je le rappelle). C’est vraiment du haut vol intellectuel, du grand journalisme. Au fait, savez-vous que la « peur » continue à regner ? Un syndicaliste piétiné, vous pensez pas que ça peut être intéressant ? C’est un symbole aussi, comme celui de la librairie qui brûle. Si vous faisiez un article là-dessus, ça pourrait peut-être contrebalancer l’impression que vous donnez d’un indécrottable libéral acharné à traîner les mouvements de contestation de la jeunesse dans la boue.... Si j’avais votre déontologie, je pourrais comparer cela aux années Pinochet au Chili. Mais non, je préfère expiquer de manière plus objective que l’exacerbation des tensions sociales entraîne forcément de la violence. « Qui sème le vent, récolte la tempête... »
A bientôt, missionnaire libéral
Fishlord
-
Pour la comparaison extreme-droite extreme-gauche, Monsieur Alain doit sûrement se référer aux travaux de François Furet (La passé d’une illusion), grand historien de renom, communiste repenti, aujourd’hui décédé. Travaux, qui ont connu dasn les 90’s un bref mais intense succès auprès de toutes les sphères intellectuelles. Ces mêmes sphères remettent aujourd’hui en cause ces comparaisons jugées « excessives ». A ce sujet, écouter l’interview de Georges Corm dans l’émission Religions du Monde sur RFI http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_50_20060319.asp Pour notre ami syndicaliste, souhaitons-lui un bon rétablissement, si il en réchappe. Mais quoiqu’il en soit, n’ayons pas la naiveté de croire que l’avenir du mouvement soit lié à son sort. Souhaitons encore à cet homme et à sa famille qu’il s’en sorte le mieux possible, car une chose est sûre, il n’a pas cherché l’affrontement. J’ai déjà vu des policiers adultes s’en prendre à des jeunes ados mineurs parce qu’ils avaient la trouille de contrôler les « grands frères » qui avaient sûrement plus de choses à se reprocher que leurs cadets. Cela ne m’étonnerait pas qu’ils aient plus de courage à piétiner un quarantenaire en train de cuver son pastis et sa manif plutôt que d’aller se fritter avec une bande lascars en furie. Attention : un poule mouillée et c’est la grippe qui pointe le bout de son nez !
-
Cher Laurent, je me réfère surtout à l’évidence que les extrêmes se retrouvent pour saper l’ordre démocratique. Ce qui n’empêche pas les extrêmes de s’affronter : gochos contre fachos, gochos entre eux, fachos entre eux...
Alain
-
Complétement d’accord mon cher Alain. Mais en fait les choses ne sont pas si simples. Si l’extreme gauche est d’une manière assez homogène anti-capitaliste, anti-bourgeoise et anti-multipartiste, cela devient déjà plus compliqé pour l’extrème droite. En effet il y a un branche socialisante dans l’extreme droite. Par exempe les SA allemands, vite trucidés par leurs compères SS. Mussolini était quant à lui un militant socialiste et sa république fasciste s’est directement inspirée du modèle de la IIIe republique française. Cette branche de l’extreme droite se distingue de l’extreme gauche principalement par son ultra nationalisme et parfois son racisme et antisemitisme (le national-socialisme allemand est ultra raciste, le fascisme italien est ultra nationaliste). Après il y une extreme droite d’ancien régime, catholique integriste et royaliste, pour qui l’ordre bourgeois signifie bien la fin du pouvoir de l’Eglise, des superstisions et de sa petite soeur la Couronne de France. Ca c’est la théorie des grands penseurs. Dans la réalité historique, Hitler s’est débarassé des SA jugés trop « rouges » afin de s’attirer le soutien des grands industriels allemands qui au fond, se sont bien accomodés du IIIe Reich. Mussolini à fait la même pour s’attirer les bonnes grâces de la Maison de Savoie et du patronat Lombard. Plus loin dans le passé, mais plus près des chez nous, Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III ont formidablement bien réussi la greffe entre l’ordre moral d’ancien régime et le nouvel ordre commercial et industriel de la bourgeoisie. La bourgeoisie s’est servie du parlementarisme pour prendre le pouvoir à la noblesse. Ceci-dit, elle n’a jamais voulu concédé le droit de vote au peuple. Et oui, le suffrage universel NON-CENSITAIRE a été arraché par les émeutiers-casseurs de 1848 et de 1871... Les femmes quant à elle ont du attendre les bonnes grâces du Général en 1944. Mais ca vous le savez. Enfin, malgré son anti-parlementarisme, l’extreme droite n’a réussi à prendre le pouvoir qu’avec le soutien de la bourgeoisie prétenduement démocratique et républicaine, en 1922, en 1933, en 1936, en 1940, en 1973... je ne connais aucune coalition extreme-droite/extreme-gauche - si il y en a dites le moi - par contre les coalitions droite/extreme-droite ont assez émaillé l’histoire du XXe siécle pour frémir lorsque l’on voit un Sarkozy aller serrer des pognes sur des marchés acquis au Front National.
-
Cher Fishlord,
Pour commencer, je ne traîne pas les mouvements de contestation de la jeunesse dans la boue. Vous êtes sciemment de mauvaise foi en écrivant cela. La preuve ? Deux citations de mon billet : 1) « A la fin de la manifestation des étudiants et des lycéens contre le contrat première embauche (CPE), qui s’était déroulée dans le calme, les casseurs ont fait leur apparition. » 2) « De nombreux casseurs ont néanmoins été interpellés, jeudi soir, par les forces de l’ordre. Que la justice soit sévère avec eux. Car ils n’ont rien à voir avec les manifestants anti-CPE. »
Par ailleurs, la lecture de mes billets récents consacrés au CPE vous montrera que mes critiques ne vont pas d’abord aux mouvements étudiant et lycéen : http://hertoghe.typepad.com
Ma comparaison entre les nazis, c’est-à-dire l’extrême-droite, et l’extrême-gauche ? Antidémocratiques jusqu’à l’extermination ou, au minimum, la mise totale à l’écart de leurs adversaires politiques (de l’Allemagne nazie à l’URSS stalinienne, en passant par Cuba, l’Argentine et le Chili des généraux fascistes ou le Vietnam, etc., etc.). Et ce n’est pas parce que l’extrême-gauche française (du PC à LO en passant par la LCR) n’ont jamais pu prendre le pouvoir qu’il faut oublier qu’ils ont soutenu et qu’ils soutiennent parfois encore (Cuba par exemple) des régimes totalitaires. Itou pour l’extrême-droite française.
Quant au syndicaliste dans le coma, attendons d’en savoir un peu plus sur les circonstances du drame qui le touche avant de tirer des conclusions. Ce sera mon cas car je n’étais pas place de la Nation, samedi soir dernier.
Ah ! La tentation d’évoquer Pinochet à chaque coup de matraque... Ravi que vous ayez résisté...
)
Alain Hertoghe
-
« Lumpen-racaille »
Ce terme évoque étrangement une terminologie faciste de mauvais aloi.
-
Ah ! Culture politique, quand tu nous manques...
Voici deux liens pour en savoir plus sur le terme « lumpenproletariat » de Marx et Engels, ces fascistes bien connus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous-prol%C3%A9tariat
http://en.wikipedia.org/wiki/Lumpenproletariat
Bonne lecture ! Alain Hertoghe
-
cet article montre bien la betise qu’est de parler d’evenements auxquels on a pas assiste...les chiffres sont tous faux et la situation tres mal analysee beau boulot !
-
Monsieur, vous êtes un clown sordide. Aussi analphabète que de mauvaise foi. Un idéologue du parti de l’ordre...
-
je vous prédit un chaos généralisé dans quelques années ... des meutes sanguinaires et ethniques, arabo-musulmans et autres afro-cannibales venant des cités ghettos en découdre avec tous les petits bolos de la capitale. il y aura des meurtres en pleine rue, des jeunes blancs se feront égorger par des arabes hystériques, sur cris de Allah Ackbar, nos soeurs et femmes se feront violer par des troupes négroides dans nos parking et sur^les bords de la Seine avant d’être égorgées à leur tour et jeter à l’eau, un génocide anti-juif et anti-blanc naitra de la rue, de la racaille ... notre seule réaction sera alors la résistance armée, nos légions militaires, nos tanks, soldats et hélicoptères de combat pour ruiner toute la lèpre cannibale de nos banlieues sacrifiées ... VOILA L AVENIR DE NOTRE PAYS
-
« Car ça ravive trop le regret qu’on a dû souffrir de cette fermeture. »
Oui, vous avez raison de regretter la fermeture de la librairie PUF. Vous auriez peut-être eût l’occasion d’apprendre à vous exprimer en français avant de regretter la disparition de la littérature sous le coup de la soudaine folie d’autodafé des étudiants ou des lumpen- racaille ( sic).
Bon, ceci est un moindre « mot » car si « Ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d’enrichir cet article. N’hésitez pas à signaler tout abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour nous indiquer tout contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste... et qui sera supprimé dans les plus brefs délais. » ; et bien je me demande combien de temps cela me prendrais de référencer tout les contenus racistes et diffamatoires sur ce forum , que je trouve , soit dit en passant, assez puant.
Pour votre gouverne , j’étais présente lors de ces évènements, et les étudiants de l’UNI ne se sont pas génés pour tabasser des jeunes filles avac une batte de base ball siglé « matraque à gaucho »
Les étudiants ont été contraints par les CRS au moyen de matraques et de charges, à se réfugier dans la librairie, et ils ont pris ce qu’ils avaient sous la mains pour se défendre ( je rapelle que l’essentiel des mobilisés dans les grêves étaient des étudiants de première et deuxième années soit des jeunes de 18 à 19 ans dont pas mal de demoiselles...) Vous vous rendrez compte quelles armes dérisoires que les quelques livres et les quelques connaissances qui ont éveillé leur conscience citoyenne représentent face aux adultes armés, entrainés et expérimentés. En outre les étudiants n’étaient pas les jeunes directement visés par les mesures du CPE , mais dans un soucis de défendre leurs petits frères et soeurs et leurs amis qui n’ont pas eut accès à l’éducation supérieure ils sont partis se faire casser la gueule par les fachos et les CRS.
Gageons que lorsqu’il faudra défendre votre système de retraite vous serez ravi que les petits gauchistes à peine majeur aille se battre à coup de livres contre des gros bras armés de matraques et armes paralisantes.
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON