@JL 1
Je ne comprends pas le sens de votre réfutation, qu’il y ait une différence essentielle entre la droite et la gauche sur les moyens d’accéder à la liberté je ne saurais le nier mais je ne vois pas en quoi cela invalide mon constat. Pourriez vous être plus précis ? [Notez qu’il ne s’agit aucunement d’une attaque contre la gauche, je me revendique anarchiste, tendance « kropotkinienne »]
Concernant votre pique, je ne propose pas de valeur « loisir » simplement je fais remarquer que les travailleurs s’identifient tellement à leur emploi que la seule idée de partager le temps de travail ne peut être évoquée sans provoquer de réaction épidermique.
Pour la seconde pique, sur le partage du travail, je vais développer le début de réponse glissé en fin de mon premier paragraphe. Kropotkine est un de mes auteurs fétiches. Son ouvrage le plus célèbre se nomme « l’Entraide », il s’y trouve des passages forts documentés sur les communes du moyen âge, certains font références à des achats groupés de matières premiéres, ceci afin que chacun des membres bénéficient du meilleur prix. Mon utopie serait de conjuguer ce fonctionnement avec le partage du travail à l’échelle locale : chez vous vous fabriquez des pantoufles en bossant 2 heures chacun, contre ces pantoufles nous vous faisons parvenir des pommes que nous faisons pousser en bossant chacun 2 heures par jour. Ces exemples sont pris au hasard, juste pour exposer le fonctionnement, on peut l’appliquer aux bagnoles, aux gâteaux, à n’importe quoi... en fonction des besoins de chaque commune et de ses possibilités, certaines ayant besoin de moyens d’irrigation, d’autres d’outils plus performants, d’autres encore, les agglomérations, de vivres... En somme, aucune ne pouvant vivre en totale autarcie, je propose de contracter entre communes et, au sein de ses communes, d’organiser la production pour libérer les individus. Et c’est dans ce processus que la technologie permet de franchir un cap décisif.