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Commentaire de Fred59

sur « Statut d'artiste belge en péril. C'en est fini des escargots... ?! »


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Fred59 15 décembre 2011 11:34

France ou Belgique, mêmes arguties, même volonté de détruire la capacité à créer.

Je vous invite à prendre connaissance du CV de notre ’super-ministre européen du travail’ Bruno Coquet (indisponible depuis peu sur wikipedia) ici et  ; On peut penser qu’une pensée ’européenne’ se met en place discrètement. A rapprocher d’un autre élément, la volonté de soutenir le sous-titrage au détriment du doublage. Certaines cultures ont accès au libre marché mondial, d’autres doivent être circonscrites ^^

M. B.Coquet nourrit depuis 2007 son opinion, que l’on peut résumer ainsi : ’l’art se porterait mieux avec des subs directes plutôt qu’avec un soutien anonyme de l’emploi’. Evidemment, avec de telles idées,plus d’art dérangeant...
La méthode est simple : on utilise des rapports aux données de base foireuses (graves fautes du rapport Latarjet par exemple, qui sert de base à toutes les analyses depuis 2004) et là-dessus on colle des analyses très brillantes de technicité.

De l’autre côté, les ’partenaires sociaux’ français ont trop souvent tendance à considérer que seuls deux types d’art sont légitimes : l’art lucratif (côté syndicats patronaux) et l’art subventionné (côté syndicaux). Le reste serait sacrifiable... La production indépendante et l’ensemble de la société française peuvent redouter une alliance objective des partenaires sociaux contre l’intérêt général.

Ainsi, On a progressivement inventé de nouvelles situations à qualifier d’abus. Ainsi, si vous êtes technicien vidéo et qu’une compagnie de théatre vous recrute, les heures ne seront pas comptabilisées : le spectacle vivant et la vidéo, ce sont deux codes NAF différents (codification statistique de l’insee sur l’emploi principal)
Elargissons le point de vue :
C’est comme si vous étiez cuisinier 1 an dans une cantine scolaire, retour au chômage, et là, pas d’allocs au motifs que vous étiez cuisinier dans une entreprise dont la vocation première est l’enseignement. Salarié indélicat que vous êtes !

Dernière toquade à la mode : tenter de faire rentrer dans le code du travail la notion d’intentionnalité : si vous avez été d’une manière quelconque à l’origine de votre emploi, alors peut-être êtes vous en fait un travailleur indépendant ? Du coup, vous n’aviez pas à cotiser à l’assurance chômage, n’est-ce pas ? Vous étiez, disons...auto-entrepreneur ?
En creux, cela reviendrait à terme à ne conserver le contrat de travail que dans les cas de travail contraint.

Il faut se rendre compte qu’au-delà des éléments de langages (il y a des abus, ils ne travailleraient pas assez...), ce que l’on veut empêcher, c’est surtout que les intermittents travaillent et cotisent trop. Pas par rapport au marché réel, non : juste trop pour les finances de l’Unedic.


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