Bonjour Morpheus,
Passionnant article !
Je disais ce matin en matière de
commentaire dans un autre article, que nous pensons avec les mots,
que ceux ci sont concomitants de l’acte de conceptualisation. Et je
citais également Herbert Marcuse Nous ne pourrons bientôt
plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous
n’aurons bientôt plus de mots pour le désigner
négativement. Ce qui est très
proche de Etienne Chouard que je ne connaissais pas mais que je vais
m’empresser de lire et dont je me demande s’il n’a pas influencé
Marcuse... Si j’ai bien compris vous attribuez une dimension
quasi performative au processus d’exclusion du contradicteur radical
et en même temps vous jugez que l’excès de phraséologie et le
ressassement ad nauseam de principes qui en reste au stade de
l’énoncé ne débouchent que sur une démocratie de pacotille,
je suis d’accord avec vous.
Pour ce qui est du gouvernement dont
les membres sont choisis par le hasard je vous conseille un petit
roman de SF qui décrit un système de ce genre et que j’ai lu quand
j’étais adolescent :
Le spectre du hasard Gilles d’Argyre, Fleuve noir anticipation 1968
Je pense cependant que quelques
principes tels que le non cumul des mandats, la limitation à un à
la rigueur deux mandats, l’abolition du mandat non impératif et la
mise en place d’un système (non pas de démocratie participative
cette tautologie digne de la novlangue), mais de l’instauration d’un
débat permanent mandataires / mandatés seraient déjà de grandes
avancées.
Si vous ne le connaissez pas ceci
pourra peut être également vous amuser :
http://video.google.com/videoplay?docid=6879156006756704023
Salut et Fraternité !