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Commentaire de Sylvain Reboul

sur « L'universalisme » de Diderot : naïf et aliénant selon Rousseau ?


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Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2012 15:54

Votre critique de l’universalisme naïf est pertinente, mais elle ne condamne en rien l’universalisme intelligent et efficace qui consiste à transformer les relations humaines en relations contractuelles négociées institutionnalisées en égalité de droits et de puissance, à tous les échelons, sauf à faire de la violence et de la domination le seul mode possible des relations humaine. 


Cette régulation est à construire par la recherche de compromis stables pour instaurer un réciprocité positive donnant/donnant, sans laquelle au bout du compte tous sont perdants. En cela on peut réconcilier, si tant est qu’ils soient aussi opposés que vous le dites (Diderot était tout sauf naïf !), Diderot et Rousseau dans le cadre kantien de traités cosmopolitiques...

Mais cette réconciliation n’est possible que si l’on fait de l’exigence universaliste un idéal régulateur dont il reste à construire et à défendre en permanence les institutions en droit , nationales et internationales, qui le rende, sinon immédiatement réel, du moins possible.

 Cela vaut aussi pour la guerre et la paix : faire la guerre dans la perspective de la concorde exige que l’on veuille vraiment celle-ci comme un but permanent et que celle-là n’en soit qu’un moyen nécessaire, nécessairement temporaire.

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