Houlà... nom de Dieu, quel texte mélangeant absolument tout pour aboutir à cette triste conclusion : les gnostiques veulent jouir à tout prix et en font un but en soi.
Premier constat : les gnostiques sont par essence des gens discrets. Les gnoses les plus bruyantes et voyantes sont par essence dégénérées. Notamment ces gnoses des premiers siècles chrétiens. Le christianisme a probablement été une gnose à l’origine, ce dont témoigne l’évangile de Thomas trouvé à Nag-Hammadi.
Mais même dans les textes officiels on peut trouver des propos gnostiques. L’Apocalypse est un texte gnostique.
Donc opposer le christianisme et la gnose est une idiotie que colporte d’ailleurs encore le christianisme officiel actuel. Se basant en cela sur ces gnoses dégénérées, style Valentin ou Simon.
Le but véritable du gnostique est l’Unité. Rien d’autre. Pour cela il y a diverses méthodes, des méthodes intellectuelles, rituelles, dévotionnelles et sexuelles..
Mais la sexualité n’est rien d’autre qu’un outil. Et il y a ascèse. Il ne s’agit pas de répandre son sperme partout, comme suggéré par ce texte digne d’un propagandiste de mai 68. C’est exactement le contraire. L’homme doit renoncer à une jouissance immédiate et doit cultiver des techniques de rétention de l’émission séminale afin d’adopter un mode de jouissance plus proche de celui de la femme. En faisant cela il se féminise. Mais rien à voir avec une éfféminisation. Car cette féminité intégrée ne s’oppose pas à la virilité. Au contraire même, elle la fait croître. Elle renforce la virilité. La jouissance n’est pas refusée, mais en aucun cas elle n’est un but en soi. M’enfin tout cela est suffisamment connu en Asie notamment, les différents tantrismes, hindou ou tibétain, dont les textes sont facilement accessibles maintenant en Occident. Ceci dit, il est vrai que le gnostique se situe par-delà bien et mal et qu’il se situe au-delà des règles. Mais ce genre d’approche n’est pas à mettre entre toutes les mains. D’où les approches plus « classiques » des églises officielles, faites pour la grande majorité des gens.
Entre parenthèses, citer Michel Onfray pour approcher le monde gnostique, on est sûr de n’y rien comprendre, car Onfray de par son athéisme, n’est surement pas apte à saisir ce monde là. Je conseillerai plutôt Guénon, Éliade, Évola ou Abellio..