Comme à votre accoutumé, morice, tout un fatras de lieux-communs à propos de l’Ouest américain, qui montrent que vous êtes toujours figé comme ce pauvre Big Foot dans la glaciation militante des années ’70.
On sait très bien quelle est la séquence des événements de l’affaire de Wounded Knee - une véritable bataille, au demeurant, car plusieurs soldats y trouvèrent la mort. Sans rentrer dans le détail métaphysique de la Ghost Dance, elle était réputée rendre le danseur invulnérable et devant entraîner le retour des temps heureux, d’avant l’arrivée des blancs. Lisez au moins The Last Days of the SIoux Nation de Robert Utley, ou regardez le téléfilm de HBO, Bury My Heart at WOunded Knee, qui se place, qui plus est, du côté indien. La 7ème de Cavalerie était chargée de désarmer la bande de Big Foot - équipée, faut-il le rappeler, d’excellentes carabines WInchester à répétition - et de les escorter à la réserve. Au cours de la tentative de désarmement, quelqu’un a tiré un coup de feu, et une fusillade générale a éclaté. Le colonel Forsyth a été accusé de négligence, et le général Miles s’est associé aux Sioux pour demander réparation jusqu’aux premières années du XXe siècle. Or Miles était bien le commandant en chef des troupes US dans le secteur, ce qui permet d’écarter toute volonté d’extermination. Sur le terrain, faut-il vous rappeler que les guerriers Lakota n’étaient pas d’inoffensifs bisounours écolos, mais des machines à tuer, formées depuis l’enfance à la guerre, et que quinze ans plus tôt ils avaient anéanti la moitié du même régiment à Little Bighorn. Les soldats à WOunded Knee avaient donc toutes les raisons d’être sur les nerfs ; d’ailleurs un escadron des leurs faillit être mis en mal, peu après, à Drexel Mission, et fut sauvé in extrémis par les « Buffalo Soldiers » de la 9ème. Finalement, si l’on met en avant les photos terribles des corps gelés, on ne montre pas les médecins militaires soignant tout autant les Indiens que les soldats, ni les plusieurs dizaines de soldats morts ou blessés.