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Commentaire de daryn

sur François Hollande serait-il entré en dérive ?


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daryn daryn 9 février 2012 20:08

@jpm

je m’interroge sur la ’moitie d´un peuple qui n´a pas les moyens de faire des efforts... car il n´y a plus de travail pour elle"

il y a plusieurs manières d’interpréter cette phrase. Fait elle référence au fait que les emplois industriels sont de plus en plus qualifiés, laissant de côté toute une population qui par manque de goût ou de capacité se voir exclue de ce secteur d’activité ? SI c’est le cas ce n’est pas forcément dramatique car un emploi industriel génère typiquement entre 1,5 et 3 emplois de services très variés (de la logistique à la sécurité en passant par le nettoyage et la restauration). C’est une des raisons pour lesquelles F. Bayrou fait de la ré-industrialisation de la France une impérieuse nécessité notamment pour lutter contre le chômage.

Pour ceux qui restent désespérément exclus des emplois traditionnels, dans l’agriculture, l’industrie ou les services, l’économie sociale et solidaire est une alternative étudiée très sérieusement au Mouvement Démocrate, où on est absolument convaincus qu’une activité rémunérée est une composante essentielle de la dignité de chacun.

Personne ne doit être laissé sur le carreau et la redistribution est évidemment essentielle. Il n’y a cependant pas de redistribution sans richesses à redistribuer, et le problème premier dans un monde ouvert est alors la création de valeur marchande exportable. Or cette valeur marchande exportable est produite à plus de 80% par l’industrie. Créer un environnement favorable aux entreprises, en particulier industrielles, devient naturellement une priorité, en distinguant les problématiques et atouts propres aux TPE, PME, ETI et grands groupes. Cela signifie être respectueux des rôles respectifs du capital, des entrepreneurs et des salariés. On ne crée pas d’activité sans financement, et ce financement doit être rémunéré. Taper en permanence sur les investisseurs et les patrons, comme le fait une partie de la gauche au profit des bien-souffrants pour lesquels ils prétendent définir un nouvel ordre moral est absurde et contre-productif.

C’est l’activité qui crée plus d’activité et la possibilité de la redistribution.


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