Je peux vous rejoindre sur l’éventuelle incompétences de certains (voire beaucoup) de psychanalystes français, mais pas sur la remise en cause des résultats réellement obtenus par B.B., indépendamment de son discours « culpabilisant » (et donc contre productif).
Pour ma part, je ne trouve pas culpabilisant de dire que qu’un évènement ayant pour origine la mère (ou un élément extérieur, ou plus rarement le père) peut avoir déclenché le repli sur soi : ce serait comme culpabiliser d’avoir un enfant asthmatique ou atteint d’une maladie génétique.
Je comprend aussi que pour les parents, et surtout la mère, l’auto-culpabilisation est déjà hypertrophiée et ne permet plus de regarder sereinement la réalité, ou de supporter la moindre allusion à sa possible implication dans le processus. Cette culpabilisation est destructrice pour tout le monde (à la décharge de B.B., il a eu affaire à quelques parents qui, au nom de principes religieux ou moraux, détruisaient consciencieusement en un week-end plusieurs semaines de travail de toute une équipe)
A ma connaissance, personne n’a plus les moyens, humains et surtout financiers, de reproduire le milieu adapté à la reconstruction de soi qu’était l’école orthogénique.
Je répète qu’il existe un point de vue cohérent qui prend en compte les résultats tangibles obtenus par B.B. et ne renie aucune des avancées génétiques ou biochimiques qui doivent être vues non comme exclusives, mais complémentaires : un faisceau de causes multiples déclenchant la réaction de « mise en retrait ».