Francesca alias italia sempre, cette admiratrice du duce qualifie l’article qui parle d’égalité et de respect de l’autre un « torchon haineux », quoi de plus normal. Les partisans du fascisme se sont toujours opposés à la démocratie et aux droits de l’homme, la république est un cauchemar pour eux. En revanche, ils plébiscitent le totalitarisme et vouent un culte à leur chef.
Les ancêtres de cette dame doivent se retourner dans leur tombe en la voyant stigmatiser, vilipender un groupe d’individus, cautionner la dérive xénophobe de la pme Le Pen qui adopte désormais le langage et les accents de pires racistes de la fin du XIXe siècle ou ceux de l’entre deux guerres.. Il est utile de rappeler à cette personne d’origine italienne le massacre de ses compatriotes à Aigues-Mortes (le Times affirme que ces émeutes ont fait 50 morts et plus de 150 blessés), l’hostilité à l’égard des Transalpins avait atteint à cette époque un tel degré de férocité que tout italien pouvait risquer sa vie. On encore l’affaire dite des « Vêpres marseillaises ».
Au siècle dernier, les siens étaient la cible des « français de souche ». On les traitait de parasites, de porteurs de maladies comme en témoigne cet article paru dans le journal « La Patrie » du 3 août 1896 : « Ils arrivent, tels des sauterelles, du Piémont, de la Lombardo-Vénétie, des Romagnes, de la Napolitaine, voire de la Sicile. Ils sont sales, tristes, loqueteux, tribus entières émigrant vers le Nord, où les champs ne sont pas encore dévastés, où on mange, où on boit, où on est heureux. Puis ils s’installent au pis, chez les leurs, entre eux, demeurant étrangers au peuple qui les accueille, travaillant à prix réduit, jouant tour à tour de l’accordéon et du couteau, funiculi, funicula.... La Nation hospitalière entre toutes est devenue enragée à l’égard d’une race limitrophe que ravage la misère. Est-ce jalaousie des autochtones pour des envahisseurs qui avilissent la main d’oeuvre ? Il y a de cela. Mais il y a surtout le sentiment qu’on se trouve devant des éléments dangereux, en même temps bourrés de vanités, d’ambitions et de vantardise ».
Même lorsqu’ils faisaient des efforts pour s’intégrer en militant par exemple dans des mouvements syndicaux, ils étaient rejetés ou dénigrés : « la population italienne qui grouille par ici fait tache sur le pavé du faubourg révolutionnaire. Elle représente la fainéantise ; elle représente aussi la piété vile et veule » (extrait du journal de Vallès « le cri du peuple », un journal qui diffusait ces discours négatifs sur les étrangers).
Les personnes d’origine extra-européenne ont remplacé l’italien comme figure incarnant l’inassimilable et italia sempre applaudit cela, navrant !